Russie-AES : deuxième round des consultations

Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la Russie se retrouvent mercredi à Niamey pour une deuxième session de consultations, dans le prolongement du dialogue politique engagé entre Moscou et les capitales sahéliennes autour des questions sécuritaires, économiques et diplomatiques.

7 Juillet 2026 - 11:18
7 Juillet 2026 - 11:26
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Russie-AES : deuxième round des consultations

Niamey accueille mercredi la deuxième session des consultations entre les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la Fédération de Russie, une rencontre qui confirme le rapprochement engagé ces dernières années entre Moscou et les trois pays sahéliens.

La réunion, prévue au Centre international de conférences Mahatma Gandhi, réunit les chefs de la diplomatie du Mali, du Burkina Faso et du Niger, avec leur homologue russe Sergueï Lavrov. Elle intervient dans le prolongement des échanges organisés à Moscou en avril 2025, qui avaient marqué une nouvelle étape dans les relations entre la Russie et l’AES.

Lors de cette précédente rencontre, Sergueï Lavrov avait mis en avant la régularité des consultations avec les autorités sahéliennes et présenté la création de l’AES comme une initiative visant à renforcer la coopération régionale en matière de sécurité. Le responsable russe avait également annoncé la disponibilité de Moscou à accompagner les efforts des trois pays dans la mise en place d’une force militaire conjointe, notamment à travers la fourniture d’équipements, la formation et un appui technique.

Depuis, les relations entre la Russie et les capitales de l’AES se sont intensifiées, notamment dans le domaine sécuritaire. La coopération militaire avec le Mali s’est renforcée à travers des formations et des échanges entre personnels des deux pays, tandis que Bamako, Ouagadougou et Niamey ont multiplié les contacts avec Moscou sur les questions de défense et de diplomatie.

Ce rapprochement s’inscrit dans un contexte de profond changement des relations entre les pays de l’AES et leurs partenaires occidentaux, particulièrement la France. Depuis l’arrivée au pouvoir des militaires au Mali en août 2020, au Burkina Faso en septembre 2022 et au Niger en juillet 2023, les tensions avec Paris se sont accrues, entraînant le retrait des forces françaises de ces trois pays et une réorientation progressive de leurs partenariats extérieurs.

La Russie a ainsi pris une place croissante dans la stratégie diplomatique des autorités sahéliennes, qui mettent en avant la diversification de leurs alliances et la défense de leur souveraineté. Moscou s’est notamment positionné comme un partenaire dans les secteurs de la sécurité, de la formation militaire et de la coopération économique.

Lors des consultations de Moscou en avril 2025, les ministres de l’AES avaient également insisté sur la volonté de renforcer leur coordination diplomatique avec la Russie, notamment au sein des instances internationales comme les Nations unies. Les responsables sahéliens avaient par ailleurs évoqué plusieurs projets communs, dont la création d’une force armée conjointe destinée à répondre aux défis sécuritaires dans la région.

La rencontre de Niamey devrait ainsi permettre aux deux parties d’évaluer l’évolution de cette coopération et d’explorer de nouveaux axes de partenariat. Elle intervient alors que l’AES cherche à consolider sa place sur la scène régionale et internationale, tandis que Moscou poursuit le développement de ses relations avec les pays du Sahel.

HO/te/Sf/APA

Source: https://fr.apanews.net/