AES–Union africaine : coopération et lutte antiterroriste au cœur des discussions

Les ministres des Affaires étrangères de l'AES ont rencontré le président de la Commission de l'Union africaine, en marge de la 80ᵉ session de l'Assemblée générale de l'ONU, pour renouer le dialogue et discuter de la coopération entre les deux organisations africaines, notamment sur la lutte contre le terrorisme.

25 Sept 2025 - 11:33
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AES–Union africaine : coopération et lutte antiterroriste au cœur des discussions
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AES–Union africaine : coopération et lutte antiterroriste au cœur des discussions

Les ministres des Affaires étrangères de l'Alliance des États du Sahel (AES), Abdoulaye Diop (Mali), Bakary Yaou Sangaré (Niger) et Karamoko Jean-Marie Traoré (Burkina Faso) ont rencontré le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, au siège des Nations Unies, en marge de la 80ᵉ Assemblée générale, à New York, le 23 septembre. La rencontre a été l'occasion pour les deux parties d'échanger sur les perspectives de coopération après une période trouble, marquée par des incompréhensions et un déficit de dialogue et de communication, explique la presse nigérienne.

Outre la question de la coopération entre l'UA et l'AES, les deux organisations ont spécifiquement discuté de la question sécuritaire et de la lutte contre le terrorisme dans la sous-région africaine.

Les chefs de la diplomatie de l'AES ont exposé les attentes de leurs pays vis-à-vis de l'Union africaine dans le contexte de la crise qui persiste dans la région, rappelant que les décisions de l'UA doivent tenir compte des circonstances réelles et non de principes abstraits. Ils ont salué le dynamisme instauré par Mahmoud Ali Youssouf, qui a dépêché des missions de l'institution panafricaine pour s'immerger dans la réalité des pays de l'AES et étudier la situation sur le terrain.

«  Corriger les erreurs d'appréciation  »

Karamoko Jean-Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, a déclaré : « Il faut préalablement corriger les erreurs d'appréciation à travers une immersion dans notre environnement, une proximité entre les décideurs et le terrain, et sortir du narratif porté par des personnes qui ne sont pas en contact avec nous. Avec le terrorisme, c'est toute l'Afrique qui est concernée, pas seulement le Sahel. Nous devons le combattre à travers une approche réaliste. On ne saurait parler de terrorisme sans les pays de l'AES ; même suspendus, on ne doit pas parler de nous sans nous. »

Les ministres de l'AES ont déploré l'absence d'un soutien réel et d'une solidarité agissante de la communauté internationale vis-à-vis du Mali, du Niger et du Burkina Faso. À leur sens, si le terrorisme persiste toujours dans la région, c'est en grande partie à cause de l'ingérence et du soutien de certaines puissances étrangères, avec des relais dans des pays voisins de l'AES.

La Commission de l'UA promet de soutenir l'AES

Pour sa part, le président de la Commission de l'UA a déclaré avoir pris note des préoccupations des ministres des pays de l'AES, promettant des efforts d'adaptation des textes et des décisions de l'Union africaine, sous sa direction, aux réalités nationales et d'éviter l'isolement des États membres de l'AES. « La Commission que je préside continuera à soutenir et à conseiller l'AES, mais aussi à prendre en compte ses critiques. Nous allons avancer ensemble », a promis Mahmoud Ali Youssouf.

L'engagement du président de la Commission de l'UA rejoint la position du nouveau chef de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et président de la Sierra Leone Julius Maada Bio, qui a soutenu la lutte contre le terrorisme dans les pays du Sahel plus tôt en ce mois de septembre, lors des négociations engagées avec le chef d'État burkinabè, Ibrahim Traoré.

Source: https://rtenafrique.tv/

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Commentaires (8)

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MADOU
MADOU 1 an
Dans les bars populaires de Ouagadougou, le silence et la méfiance ont remplacé les discussions politiques dont les Burkinabè étaient friands: trois ans après sa prise de pouvoir par un putsch, la junte du capitaine Ibrahim Traoré a éteint les voix dissidentes. "Les seuls sujets tournent autour du sport, de la culture ou des faits divers. Dès que tu abordes un sujet politique, tout le monde se tait. Même au sein des familles, des frères se méfient entre eux", confie un habitant de la capitale. "Depuis que Traoré est là, pour un mot mal placé ou hors contexte, on te traite comme un ennemi. Beaucoup de gens se sont fait prendre", abonde un autre Ouagalais qui craint notamment les "wayiyans". Ces comités de vigilance citoyenne, soutiens zélés de la junte physiquement présents pour "surveiller" les grands carrefours de Ouagadougou, n'hésitent pas à dénoncer les voix dissidentes. Leur présence "montre que tout le monde surveille tout le monde et chacun se méfie de chacun", explique un troisième résident. "On a vu un responsable de vendeurs de motocyclettes protester contre la volonté du gouvernement de réduire les prix des engins. Dès le lendemain il a été interpellé et envoyé au front", illustre un des habitants interrogésEt plusieurs grandes villes du nord sont toujours sous blocus de jihadistes qui attaquent les convois de ravitaillement. - Presse muselée et propagande sur les réseaux - Les médias internationaux accusés de faire le jeu des "impérialistes" ont été chassés et les journalistes locaux redoublent de prudence. "Aujourd'hui, il est difficile de réaliser un micro-trottoir. Personne ne veut parler pour un sujet banal au risque d'être envoyé au front. Les rares personnes qui s'y prêtent restent les laudateurs du pouvoir en place", explique un journaliste local.- L'échec sécuritaire - Le bilan d'"IB" qui avait promis un retour de la sécurité en quelques mois se heurte à la réalité du terrain. Le Burkina revendique avoir "reconquis" plus de 72% du territoire, des chiffres difficiles à vérifier de manière indépendante mais que plusieurs experts du Sahel mettent en doute, estimant que les jihadistes contrôlent des pans entiers du pays, à l'exception des grandes villes. La junte ne communique plus sur les attaques des groupes jihadistes et l'armée est par ailleurs régulièrement accusée d'exactions contre des civils. À l'intérieur, ce sont les terroristes qui terrorisent. Dans les grandes villes, c'est le pouvoir qui terrorise les populations", résume un des habitants.
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Les chiens aboient mais la caravane passe! MADOU va mourir de chagrins et de haine! Ensemble et derriere IB pour un Burkina-Faso et une Confederation de l'AES libres, souverains et prospères!
Zanga
Zanga 1 an
AES ne doit pas perdre son temps avec U.A Si c'est serieux pourquoi tenir une telle rencontre hors du continent? Il faudra 50 Ans a U.A pour mettre en place une force anti terroriste.
ama
ama 1 an
Mon cher que veut dire le mot sérieux ? Crois tu ce GIE créé par des criminels putschistes va apporter quoi dans leur pays ? Depuis sa création qu'est ce qui à changer dans le quotidien de leur population? Exil de leur poupuilation des villages entiers ont disparus de leur carte , la misére , le chômage chronique , pire si cet GIE était sérieux plus de 30% de leur population vivent en Côte d'ivoire et en France allaient rejoindre le bercail , réellement quittons la propagande et le mensonge, l'AES est un syndicat d'assoiffées de pouvoir pour se maintenir rien d'autres , tous les mois ils sont obligés d'aller emprunter sur le marché financier pour gérer le salaire de leurs fonctionnaires
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Yacouba merci pour la verite sur l' UA qui est en realite UAUE comme la FRANCEDEAO!
ama
ama 1 an
Idiot du village avec toute cette propagande tes apatrides travaillaient avec DGSE française malgré tant de propagandes anti français om œil, demande à tes 5 millions de maliens de rentrer au Mali , et qu'entendez pour fermer Orange , PMU, Canal et autres structures françaises qui sont entrain de faire vivre plus 3 millions de maliens, si c'est pas l'armée ton pays ne peut même pas donner 1000 emplois par an à ses enfants
Coulibaly Yacouba
Coulibaly Yacouba 1 an
Attention!Attention!Attention! très chère AES, cette organisation est dans une léthargie sans limite, elle n'a pu rien faire depuis sa création en 1963, il y a de cela 62ans. L'UA fait honte à l'Afrique, car elle n'a pu rien faire pour le continent que de demander aux états adhérents de payer des cotisations qui ne rentrent jamais depuis toujours. Il ne faut pas qu'elle transmette cette somnolence apathique à notre AES qui doit être dynamique et débout toujours pour le bonheur des peuple de cet espace sahélien.
Kankan
Kankan 1 an
Key dynamic point no Ubuntu reader should miss is that foreign powers having relays in countries neighboring AES nations are causing chaos where possible. There is need for sake of greater living conditions for leaders of those nations neighboring AES nations to evict foreigners especially military personnel if there is so much as hunt they may be involved in attempting to destabilize AES nations. That is courage plus degree of tolerance we must show to duly break yoke of psychological enslavement. Africa First People of Books. Henry Author Price Jr aka Kankan
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