Assassinat de Charlie Kirk : qui était ce soutien majeur de Trump auprès de la jeunesse tué dans l’Utah ?

Défenseur du port d’armes à feu et anti-avortement, ce porte-parole du trumpisme pilotait l’un des podcasts les plus écoutés aux États-Unis.

11 Sep 2025 - 09:53
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Assassinat de Charlie Kirk : qui était ce soutien majeur de Trump auprès de la jeunesse tué dans l’Utah ?
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Assassinat de Charlie Kirk : qui était ce soutien majeur de Trump auprès de la jeunesse tué dans l’Utah ?
JOSH EDELSON / AFP Charlie Kirk, proche allié du président Donald Trump, a été abattu le 10 septembre 2025. (Photo prise le 22 décembre 2024, à Phoenix, en Arizona)

ÉTATS-UNIS - Héraut du mouvement MAGA. L’influenceur conservateur Charlie Kirk, tué par balle ce mercredi 10 septembre dans l’Utah, était une voix majeure de la jeunesse pro-Trump. Il pilotait l’un des podcasts les plus écoutés aux États-Unis et organisait régulièrement des joutes oratoires sur les campus universitaires.

Âgé de 31 ans, il s’était imposé comme un rouage important de la campagne de Donald Trump pour reconquérir la Maison Blanche l’an dernier, grâce à son organisation Turning Point. Cette association qu’il a fondée en 2012 est devenue en une décennie le plus gros groupe de jeunes conservateurs aux États-Unis.

C’est le président américain lui-même qui a annoncé sa mort mercredi, après que l’influenceur a reçu une balle dans le cou lors d’un meeting à université de l’Utah. Aucun suspect n’a été arrêté à ce stade.
La condamnation a été unanime dans la classe politique américaine, à gauche comme à droite. L’ex-vice présidente américaine démocrate Kamala Harris a dénoncé un acte de « violence politique », tandis que le gouverneur républicain de l’Utah a fustigé un « assassinat politique ».

Défenseur du port d’armes à feu et anti-IVG
L’influence de Charlie Kirk, 6,9 millions d’abonnés sur Instagram et 3,8 millions sur YouTube, avait largement servi Donald Trump pour séduire les jeunes hommes américains en promouvant une conception ultra-traditionnelle de la famille.

Conscient de l’influence de Charlie Kirk auprès de la jeunesse trumpiste, le président américain a regretté la mort d’un allié, devenu « un très, très bon ami », auprès du New York Post.

Volontiers provocateur, ce grand brun, défenseur du port d’armes à feu, avait écumé les campus universitaires pendant plusieurs années. Dans ces rassemblements, il invitait les étudiants à débattre avec lui, devant ses caméras et des centaines de partisans. L’occasion de dérouler sa rhétorique radicale face à des contradicteurs mal préparés, pour alimenter des boucles virales sur les réseaux.

L’AFP l’avait rencontré dans un événement de ce type en octobre au Nevada, où il martelait sa volonté d’« éradiquer tous les avortements » car l’IVG « est l’Holocauste de notre époque », et affirmait que l’administration Biden avait créé « l’équivalent d’Expedia pour les (migrants) clandestins ». Ou encore que « la résistance face à la tyrannie peut avoir une dimension biblique ».

Selon l’agence AP, les convictions chrétiennes évangéliques de Charlie Kirk étaient étroitement liées à sa vision politique, et il affirmait qu’il n’y avait pas de véritable séparation entre l’Église et l’État.

Désinformation sur l’élection de 2020 prétendue « volée »
« Charlie Kirk [était] un nationaliste chrétien charismatique, qui sert de porte-parole au trumpisme et aux idées extrémistes », résume Kyle Spencer, auteure d’un livre pour lequel elle a suivi pendant plusieurs années son mouvement de jeunesse, Turning Point USA.

Cette association couve une armée de militants enthousiastes, dont certains avaient été envoyés en bus à Washington pour la manifestation du 6 janvier 2021 qui avait débouché sur l’invasion du Capitole.

Originaire de la banlieue de Chicago, Charlie Kirk avait abandonné ses études pour se dévouer au militantisme. Il avait rapidement été biberonné par de riches donateurs républicains, jusqu’à entrer dans le giron de la famille Trump. Pendant la campagne victorieuse de 2016, il avait servi d’assistant personnel au fils du milliardaire, Donald Trump Jr.

Son éloquence lui avait permis de devenir un commentateur régulier sur la chaîne conservatrice Fox News, puis de tenir un podcast quotidien très populaire. En ligne, il avait alimenté la désinformation sur l’élection de 2020 prétendue « volée » ou le Covid-19.

Ses mensonges finissaient parfois directement dans la bouche de l’ex-président. En 2018, il avait faussement affirmé que certains manifestants scandaient « Nous voulons Trump » lors des rassemblements de « gilets jaunes » en France. Une fantaisie reprise par le milliardaire, qui a ordonné la mise en berne des drapeaux en hommage à ce « vrai et grand patriote américain ».

Source: https://www.huffingtonpost.fr/