“Ce n’est pas Poutine le danger, mais Bruxelles”: Viktor Orbán s’en prend (encore) à l’Europe

En pleine campagne électorale, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a lancé une attaque frontale contre l’Union européenne, les journalistes, les juges, les organisations de la société civile et les multinationales. Dans un discours enflammé à Budapest, il a présenté Bruxelles comme une menace plus grande que la Russie. “Ceux qui aiment la liberté ne doivent pas craindre l’Est, mais Bruxelles”, a-t-il proclamé. “Semer la peur de Poutine est une attitude primitive et irréfléchie.”

15 Fév 2026 - 09:34
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“Ce n’est pas Poutine le danger, mais Bruxelles”: Viktor Orbán s’en prend (encore) à l’Europe
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“Ce n’est pas Poutine le danger, mais Bruxelles”: Viktor Orbán s’en prend (encore) à l’Europe

À peine huit semaines avant les élections législatives du 12 avril, Viktor Orbán subit une pression intense. Selon la plupart des sondages indépendants, son parti, le Fidesz, est distancé par le parti d’opposition Tisza de Péter Magyar, un ancien allié qu’il qualifie de “marionnette de Bruxelles, financée par les multinationales”.

Le Premier ministre annonce qu’il intensifiera son offensive contre ce qu’il appelle les “pseudo-organisations civiques”, qu’il accuse de corrompre journalistes, magistrats et hommes politiques. “La machine oppressive de Bruxelles est toujours à l’œuvre en Hongrie. Nous l’anéantirons après avril”, affirme-t-il.

Régime soviétique
Orbán n’épargne pas non plus les médias et le système judiciaire, comparant l’Union européenne à l’ancien régime soviétique. Bruxelles, affirme-t-il, est “une réalité tangible et une source de danger imminent”. “C’est la dure réalité, et nous ne la tolérerons pas.”

Comme auparavant, Orbán recherche explicitement le soutien idéologique du président américain Donald Trump. “Le nouveau président des États-Unis s’est dressé contre le réseau mondial d’hommes d’affaires, de médias et de politiciens libéraux. Cela renforce également nos chances”, déclare-t-il. “Nous pouvons désormais, nous aussi, prendre des mesures importantes et déloger l’influence étrangère et ses agents qui limitent notre souveraineté.”

Banques et multinationales
Orbán critique vivement les multinationales et les banques, les accusant de profiter de la guerre en Ukraine – il vise notamment le géant énergétique Shell. “Leur objectif est de nous priver de pétrole et de gaz russes, de faire grimper les prix et de multiplier leurs profits en Hongrie. Ils se moquent bien que ce soient les familles et les entreprises hongroises qui en paient le prix.”

Les banques internationales sont également critiquées. “Bruxelles soutient l’Ukraine, mais elle n’en a pas les moyens. Elle emprunte donc auprès des banques, que les États membres remboursent ensuite, tandis que 35.000 personnes meurent ou deviennent handicapées chaque mois. Cela représente 400.000 par an”, déclare Orbán. “Les banques s’en moquent, tant que les intérêts continuent d’affluer.”

Orbán, qui refuse depuis des années tout soutien militaire et financier à Kiev et entretient des liens étroits avec Moscou, affirme que l’UE pousse la Hongrie à la guerre. Dans le même temps, son gouvernement est en grave conflit avec Bruxelles, qui a gelé des milliards d’euros de fonds européens en raison de préoccupations liées à la corruption, à l’érosion de l’État de droit et à la restriction de la liberté des médias.

Petite et pauvre
Le Premier ministre a conclu son discours par un message se voulant mobilisateur: “Nos adversaires veulent que la Hongrie reste petite et pauvre. Pendant des décennies, ils nous ont appris à être faibles et à accepter notre sort. Mais non. Nous sommes là”. Selon Orbán, la victoire en avril est cruciale: “Nous avons travaillé dur et progressé, mais le travail n’est pas encore terminé. C’est pourquoi nous devons et nous allons gagner les élections”.

“2026 sera une année de victoire”, conclut-il. “Pour les familles, pour la droite, pour le Fidesz. Une année de victoire pour la Hongrie. Dieu au-dessus de nous tous, la Hongrie au-dessus de tout.”

SOURCE: https://www.7sur7.be/

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Commentaires (4)

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kankan
kankan 8 mois
I believe there are other EU nations both big plus small that would like to return to receiving Russian oil plus gas that made living affordable unlike oil plus gas from elsewhere. We are our brothers' keepers. Africa first people of books. Henry Author Price Jr. aka Kankan
Kinguiranke
Kinguiranke 8 mois
Orban un très grand merci pour la lumière et l' honnêtete! Honneur a toi!
FANGABATARD
FANGABATARD 8 mois
TON ORBAN BOUFFE À TOUS LES RÂTELIERS ET EST BIEN CONTENT DE BOUFFER DANS LA GAMELLE EUROPÉENNE ET RUSSE. LA HONGRIE REÇOIT DES MILLIARD DE L EUROPE ET JE ME DEMANDE BIEN POURQUOI ONT LA VIRE PAS DE L U.E À CAUSE DE SES SAUTS D'HUMEURS ANTI EUROPÉENS???
BAMBARADION
BAMBARADION 8 mois
MAIS QU EST CE QU'IL ATTENT POUR QUITTER L UNION EUROPÉENNE DEPUIS LE TEMPS QU'IL L A CRITIQUE ET SE PLAINT ??? C'EST COMME LES SALES TROLLS RUSSES DE CE SITE ILS N'ARRÊTENT PAS DE VOMIR SUR LES INSTITUTIONS OUEST AFRICAINES MAIS SONT TRES BIEN CONTENTS D'ACCEPTER LEURS MILLIONS MOUHAHAHAHAHAHA
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