Les BRICS établissent une stratégie pour lutter contre les risques découlant des dettes occidentales

26 Fév 2024 - 14:00
Mis à jour: 3 ans
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Les BRICS établissent une stratégie pour lutter contre les risques découlant des dettes occidentales
La Russie travaille de concert avec les autres membres des BRICS pour anticiper les turbulences sur l'économie mondiale, a expliqué à Sputnik le ministre russe des Finances Anton Silouanov. Une logique de partenariat pas toujours à l'œuvre lorsque Moscou participait au G8. Les BRICS fournissent un meilleur cadre pour discuter des problèmes économiques mondiaux que l'ancien G8, qui n'écoutait pas toujours les positions russes et avait son propre agenda, a déclaré à Sputnik le ministre russe des Finances Anton Silouanov. "Nous discutons de l'économie mondiale, des risques liés aux dettes importantes des pays occidentaux, des déficits budgétaires et développons notre propre stratégie d'action dans ces conditions", a-t-il ainsi déclaré. Le ministre entretient des contacts personnels avec ses collègues au sein des BRICS. Anton Silouanov souligne avoir développé de "bonnes relations" avec ses homologues chinois et indiens, Lan Fo'an et Nirmala Sitharaman. La Russie assurera la présidence tournante des BRICS pour l'année à venir. Elle doit notamment veiller à intégrer les nouveaux membres qui ont récemment adhérés au groupe: l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. Après l'adhésion de ces nouveaux membres, les BRICS s'étendent à 10 pays et compte une population de 3,6 milliards d'habitants. Les États membres représentent plus de 40 % de la production mondiale de pétrole et environ un quart des exportations mondiales de biens. Source: https://fr.sputniknews.africa/

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LA FRANCE RETARDE LE DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE Le réel problème et le plus crucial sur lequel il faudra que l’Afrique, l’Afrique francophone se lève est celui de son extrême dépendance au système français. Le général De Gaulle affirmait en 1961, tout juste après le processus de décolonisation des anciennes colonies françaises : "Notre ligne de conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte des réalités. Quels sont nos intérêts ? Nos intérêts, c’est la libre exploitation du pétrole et du gaz que nous avons découvert ou que nous découvririons". Et, tout a été fait pour embrigader ces pays, bloquant ainsi leurs développements. La domination économique de la France sur ses anciennes colonies d’Afrique Noire, enracinée dans la devise "franc CFA" doit prendre fin. Le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo ; formant l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad formant la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et l’Union des Comores sont les quinze Etats africains membres de cette zone franc qui ne leur a rien apporté depuis cinquante ans sinon que des problèmes et un plus grand asservissement à la France. La coopération monétaire entre la France et ces Etats africains de la Zone franc est régie par quatre principes fondamentaux que sont : 1. La garantie de convertibilité illimitée du Trésor français ; 2. La fixité des parités ; 3. La libre transférabilité ; 4. La centralisation des réserves de change (en contrepartie de cette garantie, les trois banques centrales que sont la BCEAO pour l’UEMOA, la BEAC pour la CEMAC et la BCC pour les Comores sont tenues de déposer une partie de leurs réserves de change auprès du Trésor français sur leur compte d’opérations). En échange donc de la garantie française de la convertibilité du franc CFA, ces pays ont consenti à déposer 65 % de leurs réserves de devises étrangères sur un compte spécial du ministère des Finances français et ont accordé à la France un droit de veto sur la politique monétaire à adopter au sein de la zone franc. En clair, lorsque le Bénin par exemple vend du coton aux Etats unis pour 500.000 dollars, les Etats unis payent les 500.000 dollars au Bénin mais sans que le Bénin ne voit la couleur de l’argent. En effet, les Etats-Unis envoient les 500.000 dollars qu’ils doivent au Bénin par le trésor français et celui-ci garde 65 % (la part de la banque de France) et donne 35 % à la BCEAO et ce sont finalement ces 35% soit 175.000 dollars qui nous reviennent. C’est à la limite de l’exploitation, l’exploitation d’une nation par une autre nation et même un déni de souveraineté puisque ces pays ne sont pas libres de la gestion de leur politique économique et monétaire, domaine pourtant constitutif de la souveraineté d’un État. La preuve en est la dévaluation de 1994 décidée unilatéralement par la France et qu’ont dû subir ces Etats. L’indépendance de ces Etats est alors une indépendance de façade et cet assujettissement de la monnaie de l’Afrique subsaharienne à la monnaie française ne favorise pas le développement. Au moment où ces pays croupissent sous le lourd poids de la mondialisation et qu’ils ont besoin des ressources pour diversifier leurs agricultures, promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes, des milliers de milliards de FCFA sont entassés au trésor français au nom de l’appartenance à la zone franc. Le passage du franc français à l’euro devait sonner le glas de ce système mais comme les gouvernants africains se refusent à toute réflexion sur le développement et l’avenir du continent, la France a réussi à obtenir de leur part que les accords de coopération monétaire de la zone franc ne soient pas affectés par son entrée dans l’union européenne. Le système est toujours resté le même et le franc CFA est aujourd’hui lié à l’euro suite à l’intégration de la France dans l’Union européenne et à l’élaboration d’une monnaie unique pour l’Europe ce qui signifie que la valeur du franc CFA dépend de celle de l’euro. Ainsi donc, les pays africains sont amenés à subir et subiront les fluctuations du cours de l’euro, ces fluctuations lors de la conversion entre l’euro et les monnaies étrangères jouent sur les recettes d’exportation des pays africains. Parité Création du FCFA 26 décembre 1945 1 FCFA = 1,70 FF Dévaluation du franc Français (FF) 17 octobre 1948 1 FCFA = 2,00 FF Instauration du nouveau franc Français 27 décembre 1958 1 FCFA = 0,02 FF Dévaluation du FCFA 12 janvier 1994 1 FCFA = 0,01 FF Arrimage du FCFA à l’euro 1er janvier 1999 1 euro = 655,957 FCFA Plus, s’effrite les recettes d’exportation, plus les pays africains deviennent moins compétitifs sur le plan international. La preuve, la croissance industriell
Legoupil33
Legoupil33 3 ans
Alors là on rigole quand on connait les pratiques chinoises en matière de prêts. En 2019 la Chine était le premier créancier bilatéral en Afrique subsaharienne (ASS), avec 62 % des créances bilatérales . Malgré les annulations de dette souveraine intervenues dans les années 2000, "La dette africaine qui a explosé ces dernières années, est détenue pour un tiers par des acteurs publics, pour un tiers par des acteurs privés et pour un tiers par des banques publiques de développement", analyse Maé Kurkjian, chargée de plaidoyer de l’ONG One. "Les acteurs privés ont pris une part de plus en plus grande. Or ils sont ceux qui ont le moins intérêt à abandonner une part de leur dette. Ils attendent souvent de façon cynique qu’une part de la dette publique soit annulée, de façon que les marges de manœuvre budgétaires ainsi dégagées leur permettent d’être remboursés. » https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2022/01/25/l-endettement-de-l-afrique-subsaharienne
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