"Nous avons un président qui ne supporte pas la vérité": Bruce Springsteen s'en prend à Trump lors du lancement de sa tournée

Lors du concert de lancement de sa tournée à Minneapolis, mardi 31 mars, le chanteur, fervent opposant de Trump, a dénoncé la politique du président américain et ses répercussions sur "l'idéal américain et la réputation" des États-Unis dans le monde.

1 Avr 2026 - 12:00
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"Nous avons un président qui ne supporte pas la vérité": Bruce Springsteen s'en prend à Trump lors du lancement de sa tournée
Bruce Springsteen à New York le 11 novembre 2024. (Photo d'archive) - Valerie Terranova / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Bruce Springsteen rappelle son opposition à Donald Trump. Lors du concert de lancement de sa tournée à Minneapolis, ce mardi 31 mars, l'artiste de 76 ans s'en est pris à Donald Trump et à sa politique, entre deux chansons.

"Nous traversons des temps très sombres", a-t-il déclaré. "Nos valeurs américaines, qui nous ont soutenus pendant 250 ans, sont mises à l'épreuve comme jamais auparavant. La vie de nos jeunes hommes et femmes est en danger dans une guerre anticonstitutionnelle et illégale".

"Nous avons un président qui ne supporte pas la vérité. (...) Cette Maison Blanche est en train de détruire l’idéal américain et notre réputation dans le monde entier. Pour beaucoup, l'Amérique est désormais perçue comme une nation voyou, imprévisible, prédatrice et irresponsable. Tel est l'héritage de cette administration et de ce président", a-t-il ajouté.

Morceau dédié aux victimes de l'ICE à Minneapolis

Le choix de démarrer sa tournée à Minneapolis est également lourd de sens. C'est là qu'en janvier 2026, Alex Pretti, infirmier en réanimation âgé de 37 ans, et Renee Good, également âgée de 37 ans, ont été abattus par l'ICE, la police de l'immigration américaine, à Minneapolis, ville de lancement de la tournée de Bruce Springsteen.

Quelques jours après leurs morts, qui ont provoqué une vague d'indignation nationale, le chanteur de 76 ans avait d'ailleurs dévoilé une chanson de protestation, Streets of Minneapolis, dédiée à Alex Pretti et Renée Good, dénonçant les opérations menées par l'ICE.

Dans ce titre, Bruce Springsteen évoquait directement les violences contre Alex Pretti ("Nous avons entendu les coups de feu / Et Alex Pretti gisait mort dans la neige") et faisait également une référence directe aux figures controversées de l'administration Trump: le Conseiller à la sécurité intérieure de Stephen Miller et la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem (limogée depuis).

Opposition de longue date

Fervent opposant à Donald Trump et son administration, Bruce Springsteen prend régulièrement la parole pour dénoncer la politique du président américain. Le 17 janvier, lors du Light of Day Winterfest dans le New Jersey, l'artiste avait notamment déidé sa chanson The Promised Land à Renee Good.

En mai dernier, il avait également qualifié l'administration Trump de "corrompue, incompétente et traîtresse". Donald Trump l'avait de son côté traité de "pruneau desséché" et avait menacé de lancer une enquête fédérale contre l'artiste.

Quelques mois plus tard, en septembre, Bruce Springsteen avait appelé à la destitution du président américain, affirmant que ce dernier devait "être relégué aux poubelles de l'histoire".

Plus récemment, le 28 mars dernier, le chanteur a également pris part au "No Kings protests", une série de manifestations anti-Trump organisées aux États-Unis, qui a rassemblé entre 8 et 9 millions de participants.

Source: https://www.bfmtv.com/