Choguel K Maïga à L’Aube : «L’objectif inavoué de la révision constitutionnelle c’est la partition du Mali ! »

05 Août 2019 - 01:22
Mis à jour: 7 ans
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Choguel K Maïga à L’Aube : «L’objectif inavoué de la révision constitutionnelle c’est la partition du Mali ! »
Choguel Kokalla Maiga
Le dialogue national, la révision constitutionnelle, la partition programmée du Mali, les jeux cachés du pouvoir en place en vue d’y parvenir… ce sont là autant de sujets abordés par Dr Choguel Kokala Maïga, président du MPR (Mouvement patriotique pour le renouveau) et ancien ministre, dans un entretien exclusif accordé à L’Aube. Maïga invite les Maliens à se mobiliser pour déjouer le plan mis en œuvre contre le pays.  L’Aube : L’actualité est dominée par les préparatifs du débat national. Quel est votre avis sur ce sujet ? Choguel K Maïga : Tout le monde dit souhaiter un débat national. Mais j’ai le sentiment que les différents acteurs n’ont pas la même compréhension de ce que doit être ce Dialogue. La preuve c’est que depuis bientôt plusieurs mois que tout le monde en parle, mais à la date d’aujourd’hui, il n’y a même pas de termes de références (TDR) consensuels. Manifestement, il y a un malaise. Pensez-vous que ce débat peut amener les Maliens à se parler et à trouver des solutions aux maux qui rongent actuellement le pays ? Le débat n’aura de sens que si les acteurs s’accordent sur les TDR et si les résultats du débat les engagent tous en termes d’obligation de mise en œuvre des conclusions.  D’aucuns mettent déjà en doute la volonté du pouvoir à organiser de vraies assises pour sortir le pays de l’impasse Quand on analyse ce qui se passe depuis la signature du fameux Accord politique de gouvernance du 2 mai 2019, on a effectivement le sentiment que le pouvoir veut juste gagner du temps, calmer le front politique et social, et vider lesdites assises du contenu escompté par le peuple malien. Le temps prévu et convenu pour la préparation et la tenue du Dialogue a constamment changé, allant de deux semaines à un mois, puis finalement à « dans les meilleurs délais ». Actuellement personne ne sait quand, comment, sur quels sujets, à quelles conditions, avec quels nombre et qualité de participants, le Dialogue va se tenir. C’est le malentendu permanent, le flou artistique total et ce, depuis la nomination dans des conditions polémiques de ce qu’il est convenu d’appeler Le Triumvirat, et surtout après l’interview controversée du Chef de l’Etat dans JEUNE AFRIQUE.  Une nouvelle plateforme « AWN KO MALI » vient de voir le jour. Et le FSD a rejoint cette organisation qui pose des préalables pour la tenue du dialogue national. Pourquoi le FSD a adhéré à cette plateforme ? Le FSD a été l’un des premiers mouvements politiques à demander et même formuler le schéma du Dialogue. C’était donc tout à fait dans l’ordre normal de choses qu’il soit avec tous ceux qui ont le même combat, même s’il y a des nuances dans les démarches. Il est important d’avoir le front le plus large possible pour donner au Dialogue tout son sens. Pas celui qui se profile à l’horizon , qui a essentiellement pour but ultime pour le pouvoir de faire passer au forceps la pilule de la révision constitutionnelle, dont la principale finalité est de graver dans la Constitution la stratégie de mise en pièces de l’Etat unitaire à travers un processus de partition déjà conçue et programmée de l’Etat malien et ce, sous la pression des forces centrifuges séparatistes et avec le soutien à peine voilée de certaines forces extérieures. Le tout sous le couvert de la décentralisation et de la régionalisation.  Quel regard jetez-vous sur la situation actuelle du pays ? -Au plan sécuritaire -Au plan économique -Au plan social La situation actuelle du pays se passe de tout commentaire. Elle est mauvaise à tous égards. Demandez au citoyen malien lambda, il vous dira la même chose. La question du référendum est remise sur le tapis par le Chef de l’Etat. Quelle est votre position par rapport à ce processus de révision constitutionnelle qui divise (encore) les Maliens ? L’objectif ultime inavoué et inavouable de la révision constitutionnelle c’est la mise sur pied des conditions légales pour réaliser la partition déjà programmée du Mali. Personne n’est dupe ! L’on dit que c’est pour permettre l’application de l’Accord de paix. Quel est votre avis ? C’est un discours spécieux qui est servi pour masquer les vrais objectifs de la révision constitutionnelle. Ce n’est pas par hasard que les séparatistes et leurs soutiens extérieurs y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. Les Maliens doivent redoubler de vigilance. La question du Nord a fait l’objet de beaucoup de prises de position de votre part ces derniers temps. Pensez-vous que la partition du pays est consommée ? La partition du pays n’est pas encore totalement consommée. Mais, si les Maliens ne redoublent pas de vigilance, le pouvoir en place risque, par un tour de passe-passe, de les mettre devant le fait accompli, comme ça été le cas en 2016, lorsque le Premier ministre et deux membres du Gouvernement se sont entendus comme larrons en foire avec les Mouvements armés, pour adopter en catimini le document appelé « Entente sur les Autorités intérimaires », document que le Premier ministre était allé faire valider jusqu’au Conseil de Sécurité de l’ONU le 16 juin 2019, sans aucun débat préalable en Conseil des Ministres. Ce document, véritable acte de trahison des intérêts nationaux, a servi de base pour remplacer en catimini tous les organes et responsables élus par les populations du Nord par des hommes désignés par les Mouvements armés au niveau des Régions, des Cercles et même au niveau de certaines communes. On se rappellera que les protestations des braves populations de Gao ( qui avaient résisté avec honneur et bravoure aux séparatistes pendant l’occupation en 2012-2013) contre ce qu’elles avaient considéré à juste titre comme une trahison, ont entraîné alors la mort de plusieurs personnes , c’était le 12 juillet 2016. C’est une expérience malheureuse qui nous interpelle et nous oblige à être extrêmement prudents et vigilants. Par une interprétation abusive de l’Accord pour la paix, le Gouvernement venait, par cet acte, de donner aux séparatistes, sous la table, ce qu’ils n’ont pu obtenir ni par les armes ni par la diplomatie, sans que cela ramène ni la paix ni la sécurité. Je crois que c’est la même technique qui sera utilisée, dès que la révision constitutionnelle est adoptée, pour organiser, à travers divers types de textes ( lois, ordonnances, décrets, arrêtés, ententes, etc.) la mise en pièce de l’Etat unitaire du Mali. Les Maliens n’auront alors que leurs yeux pour pleurer. Du reste, on se rappelle qu’en novembre-décembre 2018, en accord avec les séparatistes, le Gouvernement avait voulu jouer le même coup aux Maliens en imposant le Découpage territorial bidon et injustifié, qui a échoué grâce à la vigilance et à son rejet par l’Opposition et l’opinion publique. C’est pourquoi cette fois-ci, ils veulent tout baliser à travers la révision constitutionnelle, qu’ils feront passer immanquablement à travers le bourrage des urnes. Comment faire pour éviter justement la partition du Mali ? La solution, c’est la grande mobilisation et l’extrême vigilance du peuple malien pour refuser l’inacceptable. Quel regard jetez-vous sur la gestion de IBK ? C’est une gestion qui est largement en deçà des attentes du peuple malien, singulièrement en matière de sécurité. Propos recueillis par Mohamed Sylla

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Commentaires (9)

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Mamadou NOMOKO
Mamadou NOMOKO 7 ans
A entendre le Représentant Soecial du SG/ONU au Mali, SE Annadif, il se mêle de quelque chose qui ne le regarde pas. La révision constitutionnelle est une exigence extérieure des Nations Unies et de la France pour exécuter leur agenda caché , elle n’est pas une demande des maliens patriotes , qui se soucient du retour de la paix que d’operer les réformes institutionnelles qui n’ont d’autre objectif que de diviser le Mali. S’ils sont là pour ça , c’est peine perdue. Jamais cette révision de la Constitution ne se fera pas au Mali surtout par IBK qui est à la solde des ennemis du Mali.
Mamadou NOMOKO
Mamadou NOMOKO 7 ans
Le Dr Choguel K. MAIGA est le malien le plus avisé , qui connaît les contours de la situation réelle des régions du Nord en général , Kidal en particulier. Ce qui se passe dans la gestion du fameux accord pour la paix et la réconciliation au Mali, est un complot international ourdi contre notre pays par la France et les Nations Unies. Tout ce tintamarre vise à diviser le Mali pour satisfaire aux doléances séparatistes de la Coordination des Mouvements Armés (CMA). La France qui a fait une lecture de l’homme IBK sait qu’il fallait l’aider contre vents et marrées afin qu’il est un second mandat. Ce pacte qui lie IBK à ses maitres français exige des réformes institutionnelles qui permettront d’adapter notre constitution à l’accord. La France est intervenue pour stopper l’avancee des djihadistes pour cela . Un autre traître le Pr Dioncounda TRAORE est celui la même qui a mis notre pays sous tutelle française . Cette position commune des ennemis du Mali. : IBK, la France , le Pr Dioncounda TRAORE , la CMA et acolytes , les Nations Unies sera combattue par le peuple, au cas contraire nous assisterons impuissamment à sa partition. Ce que dit le Dr Choguel K. MAIGA est la réalité qui ne saurait être contesté par personne . A l’interieur , comme à l’exterieur tous ensemble les maliens doivent se mobiliser pour défendre l’unite Nationale au détriment de ces apatrides et traîtres . Malgré la gestion calamiteuse du pays par le régime IBK , la France reste muette dans le seul but d’atteindre ses objectifs . L’heure est au sursaut national afin de barrer la route à ces ennemis du peuple. Il ne s’agit plus de querelles politiennes mais de sauver l’existence de la nation malienne. Si IBK a pu se hisser à la tête du pays, c’est parce qu’il est uni, maintenant qu’il a accompli ses rêves , le reste n’est plus son problème .
sangare
sangare 7 ans
Ce qui nous interesse aujourd’hui ,c’est la position actuelle de M Choquel Maiga. Le passé , vrai ou faux, c’est du passé .M. Maiga est tres clair .Des Representants de l’Etat Malien travaillent pour la partition du Mali.Ils cherchent a mettre en oeuvre leur projet de Revision Constitutionnelle ,a proceder au bourrage des urnes au cours d’un pretandu referendum et mettre le peuple Malien devant les faits.Ce qu’ils ignorent ,ce sera le declenchement d’une guerre Civile.Une telle legerete politique va plonger le pauvre pays ,mis a genoux par les djihadistes,par la actes de pillage ,de corruption de plus de 8000 soit-disant serviteurs de l’Etat.Une guerre Civile sera une autre serie de carnages de citoyens innocents qui ne demandent que la paix et l’amelioration de leurs conditions .Etant donne les resultats attendus de ce referendum,ce qui doit etre fait ,c’est de le rejecter des maintenant.Les partis qui sont contre la partition du Mali,contre la guerre civile ,doivent s’organiser pour s’opposer a tout referendum et declarer tout haut de ne pas y participer.Le principe de decentralisation est bien inscrite dans les Textes Fondamentaux du Mali.Que ce soit une decentralisation baptisee ou pas de regionalisme ,la democratie demande l’acces des citoyens aux institutions economiques ,de justice et sociales, a tous les citoyens.Ce qui est urgent a faire ,c’est assurer le partage du pouvoir entre le Legislatif,le Gouvernement et la Justice .Les juges ne seront plus nommes comme des fonctionnaires ,mais leur nomination sera approuvee par le Parlement.L’unite du Mali ,le renforcement de la solidarite Nationale constituent l’interet collectif de tous les Maliens.Loraque l’on analyse tous les evenements malheureux qui se sont deroules au Mali,ceux qui ont soutenu les djihadistes ,qui les ont emmene a Aquel Hoc,qui ont assiste a Kidal a l’egorgement des Officiels de l’Etat Malien ,feront mieux d’enterrer leur projet honteux dans le sable.C’est eux qui menacent la paix mondiale en foulant aux pieds les principles elementaires du Droit des peuples.Quant aux rebelles,anciens et actuels,vous vivez parmi nous ou a cote de nous.Ce pays peut vous apporter une vie plein remplie et a vos generations futures, par son genie,par sa diversite harmonieuse et par sa sagesse.Nos resources sont diversifiees .Elles nous appartiennent .Laissone-les aux generations futures quand nous ne serons plus.
BRIMA
BRIMA 7 ans
Tous nous disons : "Awn ko Mali UN et INDIVISIBLE". La comédie a assez duré! Trop de morts jonchent les chemins tortueux de cet fameux accord qualifié de mauvais par IBK lui même. Le temps de la mobilisation générale de tous les patriotes est arrivé. La CNAS et ses alliés ont déjà clairement énoncé leur opposition à tout dialogue déguisé pour modifier la constitution. Awn ko Mali est sans conteste sur la même ligne tout comme d'autres forces et personnalités. Nous appelons ces forces patriotiques à fédérer les énergies ici et maintenant dans une mobilisation sans précédent, afin d'amener IBK à aller dans la direction voulue par le majorité des maliens. IBK n'a pas de vision. Il a avance selon le rapport de force qu'on lui oppose.
FAAROHW! IL YA TIL DES JURISTES ET CONSTITUTIONALISTES AU MALI?
FAAROHW! IL YA TIL DES JURISTES ET CONSTITUTIONALISTES AU MALI? 7 ans
....POURQUOI NE PAS CONSTITUTIONELLEMENT INSCRIRE L INDIVISIBILITE DU MALI ET QUE DE KIDAL A DIBOLI TOUS SIGNENT, ET QUE TOUS DANS LA CEDEAO SIGNENT, QUE TOUS DANS L UNION AFRICAINE SIGNENT! QUE SI UN PAYS EN AFRIQUE EST ATTAQUE QUE TOUS LES AUTRES COMBATTENT ACTIVEMENT A SES COTES.... QUE LES PARTENAIRES MALIENS A L INTERNATIONAL SIGNENT L INDIVISIBILITE DU MALI
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