Face à la presse, l'imam Chérif Ousmane Madani Haïdara déclare sur la situation au nord: "Si les négociations échouent, il faut imposer la paix par la force"

16 Fév 2012 - 12:14
Mis à jour: 15 ans
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[caption id="attachment_48397" align="alignleft" width="310" caption="Le guide spirituel de l’Ançardine, Chérif Ousmane Madani Haïdara"][/caption] Pour étayer ses propos, Chérif Ousmane Madani Haïdara, rappelle une parole divine qui voudrait signifier qu'on "impose la paix par la force si les négociations échouent". Le prêcheur de confier que le Haut conseil islamique a rencontré le chef de l'Etat sur la crise du nord et la délégation lui a conseillé le dialogue, faute de quoi de préconiser ce que Dieu a dit en la matière. Chérif Ousmane Madani Haïdara a d'abord tenu à préciser que nous n'en sommes pas encore à ce stade.  "Ceux qui ont pris les armes et prétendent agir au nom d'une autodétermination sont avant tout nos frères. Nous avons tous en commun le Mali. De ce fait, nous devrons nous asseoir et discuter entre frères en vue d'un règlement pacifique. Il est extrêmement important de les écouter pour savoir ce qu'ils veulent. Quand deux parties en conflit se parlent, il y a de très forte chance qu'elles aboutissent à la paix". Sur le règlement politique du dossier tel qu'il l'a ainsi suggéré, les journalistes lui ont demandé s'il est prêt à s'y impliquer en tant que médiateur. Chérif Ousmane Haïdara a précisé que c'est ce que les responsables religieux de toutes confessions et les notabilités ont de tout temps prôné au Mali. "Notre vocation de prêcheur nous amène à pousser les personnes à changer leur comportement, à dompter l'instinct bestial qui dort dans chaque individu, à avoir la maitrise totale sur nos passions. C'est à cela que sert notre métier de prêcheur. La paix et la cohésion est un sacerdoce pour tout homme doué d'un minimum de conscience et je  ne vois pas de raison à que nous dérogeons à la règle en pareille situation" a-t-il dit. Le règlement politique ayant de tout temps démontré toutes ces limites, il n'y a pas lieu de passer par la force militaire, ont constaté les hommes de média. Chérif Ousmane Madani Haïdara a indiqué que la voie des armes ne doit être que le dernier recours. L'Etat ne doit pas se lasser de négocier. Une discussion débouche toujours sur un résultat si faible soit-il. Toutefois, précise Wilibaly "si l'ouverture d'un cadre de négociation n'apporte aucune avancée significative, l'Etat a l'entière obligation de protéger sa population et d'imposer la paix par la force". Sur l'élection présidentielle, le prêcheur a déclaré que la communauté n'a pas encore donné de consigne de vote. Il a en outre précisé que peut lui importe que le futur président du Mali soit un musulman, un chrétien ou un animiste. Le plus important, poursuit-il, est que celui qui aura les rênes du pouvoir, soit un patriote, quelqu'un qui a souci du pays et qui nourrit de nobles ambitions pour tous les Maliens. S'agissant de l'organisation du Maouloud 2012, Chérif Ousmane Madani Haïdara a remercié les plus hautes autorités pour leur implication sincère dans la réussite de l'événement. Il a aussi tenu à rendre hommage aux forces de sécurité pour leur dévouement. Il a associé à ces hommages les responsables de l'Ançardine, Adama Diawara, Adama Kane, Sourakata Salamanta et Siaka Doumbia pour leur disponibilité. Ajoutons que ce sont plus de 20 pays qui étaient représentés dans la capitale malienne pendant le Maouloud. Les organisateurs ont estimés les participants recensés à plus de 51 000 personnes. L'association dit avoir dépensé plus de 25 millions de FCFA pour la bonne organisation de cette fête religieuse. Abdoulaye DIARRA

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Commentaires (26)

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Felus 15 ans
Je vois que tous ceux qui parlent de négociations n'ont perdu personne dans ces attaques. "Les morts sont morts de leur belle mort" nous dira-t-on ; ceux qui sont morts adieu à vous, nous, nous allons négocier pour accorder comme d'ahabitude les bonnes faveurs aux assassins et dormir bien dans nos salons. C'est ignoble Même en matière de négociation celui qui est en position de force impose ses conditions. Cette position de force s'acquiert par la force; alors comprenez qu'il est d'abordnécessaire de se battre, affaiblir les assassins et négocier en position de force pour imposer nos conditions. Je refuse que les morts soient morts gratuitement.
fanois 15 ans
Je vous en pris monsieur!" lumieure et ténebre ne sont pas pareils" vous etes digne,eduqué,cultivé et comprehensif tandisque ces gens là sont des batards qui sont depassés et aveuglés par la haine à l'egard de HAIDARA. Alors ne les repondez . le chien aboit toujours mais la caravane passe.
Le Mali n'est pas l'Afghanistan ni l'Irak. Nous nous connaissons bien dans ce pays et dans la sous région. L'arme va imposer la paix et nous les populations nous l'a soutenons. Nous sommes chez nous et nous y resterons.
curieux 15 ans
Pour s'imposer par la force ,il faut déjà la Force..et encore cela ne suffit pas..regardez l'Afghanistan et les forces occidentales si bien équipées(drônes,aviation,satellites etc..)
e pense qu’il y a lieu de penser à l’après combat, c’est à dire quand les armes se tairont. Ceci veut dire quand le pays sera totalement libéré de ces bandits armés. Force doit être laissée à la loi. Ce qui est sûr, il ne peut pas y avoir de négociation avec des traîtres du pays. Il s’agit d’abord des intégrés qui ont rejoints ces bandits armés. Il ne sera plus question d’une réintégration, ni de donner des subsides pour une insertion professionnelle. D’ailleurs, ils doivent être déchus de leur nationalité malienne pour avoir pris des armes contre le Mali. S’agissant de ces gens venus de la Libye qui ont combattu contre l’armée régulière, nous ne pouvons pas non plus les reconnaître comme d’origine malienne car un malien ne ferait pas au pays de tels actes ignobles. Nous avons besoin d’un Etat fort qui donne une égalité de chance à tous les citoyens qui sont égaux en droit et en devoir. Fini la politique de capitulation et de discrimination. Il ne peut pas y avoir de réconciliation car nous avons perdu assez de soldats pour refaire les mêmes erreurs. Ceux qui sont nos frères sont toujours restés avec nous. Il faut être reconnaissant à leur égard. Il faut se remémorer du manque de respect à l’endroit de la délégation de notre assemblée nationale avant le début des hostilités. De surcroît, il faut éjecter de notre assemblée nationale le soi disant député qui représente ces bandits armés. Il faut s’assumer seulement en faisant preuve de responsabilité dans la prise de décisions et de rigueur dans leur mise en application.
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