Mise au point de la MINUSMA

20 Mai 2015 - 16:29
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_749382" align="aligncenter" width="620"]Un casque bleu tué à Kidal, dans le nord du Mali Reuters/Reuters - Patrouille de casques bleus à Kidal, dans le nord du Mali. Un militaire tchadien de la force onusienne de maintien de la paix au Mali a été tué samedi lors d'une attaque contre une base de la Minusma à Kidal. /Photo d'archives/REUTERS/Adama Diarra[/caption]

Bamako, le 20 mai 2015

En réponse à la série d’allégations erronées au sujet de la MINUSMA, la Mission tient à  faire la mise au point suivante à l’intention de l’opinion malienne :   La MINUSMA rejette catégoriquement toute mise en question de son impartialité et de celle de son personnel.   La MINUSMA depuis son établissement en juillet 2013, qui a été sollicité par les autorités maliennes, agit en totale impartialité pour s’acquitter de son mandat en appui aux efforts du Gouvernement, et de tous les Maliens, visant à stabiliser le pays et à instaurer une paix juste, durable et inclusive. Cet objectif a été consacré librement par les parties maliennes elles-mêmes dans l’Accord Préliminaire de Ouagadougou du 18 juin 2013, et a été unanimement appuyé par la Communauté internationale.   Depuis, la MINUSMA s’investit sans relâche dans la poursuite des priorités suivantes : sécurité, stabilisation et protection des civils ;  appui au dialogue politique national et à la réconciliation nationale ; appui au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays, à la reconstruction du secteur de la sécurité malien, à la promotion et la protection des droits de l’homme, et à l’aide humanitaire.   Sur le plan sécuritaire, la MINUSMA tient à souligner que son rôle, notamment au sujet des hostilités récentes, s’inscrit pleinement dans l’esprit et la lettre de l’Accord de Cessez-le-feu du 23 mai 2014 et des arrangements de sa mise en œuvre du 13 juin 2014 ainsi que des déclarations de cessation des hostilités signées à Alger respectivement le 24 juillet 2014 et le 19 février 2015, et qui étaient tous librement consentis par les parties. Il est à rappeler à cet égard que l’Accord du 23 mai 2014 stipule notamment « l’arrêt de toute opération militaire visant l’une ou l’autre partie concernées, les attaques terrestres et aériennes sur les positions, les objectifs ou zones occupées par l’une ou l’autre partie à partir de la date de signature du cessez-le-feu du 23 mai 2014. »   Les actions de la MINUSMA, diplomatiques et opérationnelles, sont également et surtout menées en application du mandat que lui a confié le Conseil de Sécurité des Nations Unies dans sa Résolution 2164 (2014). Cette Résolution stipule notamment que la MINUSMA a pour mandat « d’assurer, sans préjudice de la responsabilité des autorités maliennes, la protection des civils immédiatement menacés de violences physiques; et d’appuyer l’application du cessez-le-feu et des mesures de confiance sur le terrain, conformément aux dispositions de l’Accord préliminaire de Ouagadougou. » Les initiatives récentes entreprises par la MINUSMA, en pleine concertation avec le Gouvernement malien et la médiation internationale, notamment au sujet de Ménaka, sont pleinement conformes à son mandat. Elle vise au premier chef à assurer la protection de la population civile en évitant des confrontations armées dans cette ville et à appuyer la mise en œuvre du cessez-le-feu.   Il est important de préciser que la MINUSMA n’a pas pour mandat de s’impliquer dans un conflit actif entre belligérants maliens. Elle n’est pas autorisée à user de la force pour imposer la paix ni à forcer aucune des parties à évacuer des positions. A cet égard, la MINUSMA réitère son déni catégorique d’avoir lancé un ultimatum à la Plateforme de quitter Ménaka.  Des discussions à ce sujet son actuellement en cours. Elle appelle les auteurs de ces fausses allégations à faire preuve de responsabilité et de bonne foi à l’égard de l’opinion publique.   Sur le plan politique, le rôle joué par la MINUSMA est en application de la résolution 2164 qui stipule que « le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali joue un rôle clef dans les pourparlers de paix et le prie de poursuivre ses bons offices et sa participation active, notamment en coordonnant ses efforts avec ceux des autorités maliennes et en appuyant celles-ci, aux fins du lancement d’un processus sans exclusive ouvert à toutes les communautés du nord du Mali. Dans la même résolution, le Conseil de sécurité « demande instamment aux parties à ces négociations inter-maliennes de se concerter avec le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali afin de parvenir à un règlement politique durable de la crise et au rétablissement de la paix et de la stabilité à long terme partout dans le pays, dans le respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de l’État malien. »   C’est dans ce cadre que se situe le rôle joué par la MINUSMA pour faire avancer le processus de paix avant et après la signature de l’Accord de Paix et de Réconciliation Nationale. Il est important de clarifier à cet égard que l’initiative de la Médiation Internationale et de la MINUSMA, en tant que membre de la Médiation,  d’organiser une série de consultations à compter du 25 mai 2015 à Alger en vue de mettre en place les conditions du parachèvement du processus de signature de l’Accord par la Coordination des Mouvements de l’Azawad dans les plus brefs délais, ne doit être en aucun cas comprise et présentée au public comme une réouverture des négociations de l’Accord de Paix.   La MINUSMA souligne qu’il est impératif pour toutes les parties concernées par le processus en cours de veiller à assurer que l’opinion malienne, dont l’appui aux efforts de stabilisation et au processus de paix est primordiale,  dispose d’informations fiables et factuelles pendant cette phase délicate mais cruciale que traverse le pays.   La MINUSMA réaffirme sa volonté inébranlable de persévérer sans relâche, conjointement avec tous les amis du Mali et aux côtés de tous les Maliens, pour s’acquitter de ses responsabilités dans l’appui aux efforts visant à instaurer une stabilité irréversible et une paix juste, inclusive et durable en vue de mettre fin à la crise qui n’a que trop duré et qui a coûté cher au pays et à son peuple.

Source: minusma.unmissions.org

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Commentaires (40)

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Sikasso
Sikasso 11 ans
On doit se défend tout seul
Epervier
Epervier 11 ans
MINUSMA : Mission des Nations Unies pour la Sauvegarde des Mouvements de l'Azawad !!!
Djiguiba
Djiguiba 11 ans
On se souvient que la MINUSMA est venue remplacer la MISMA qui etait deja engagee sur le champ de bataille.Il faut se rendre a l'evidence:la MINUSMA est venue faire des rebelles du Mali des interlocuteurs.Et comme elle opere avec la Berkhane dont la mission officielle est de combattre les jihadistes mais dont la mission officieuse est d'armer et de consolider les rebelles CMA a Kidal ,ville consideree par la France comme ville autonome,a partir de laquelle l'autonomie,1ere etape de l'independance, doit s'etendre a tout le Nord du Mali,la Minusma a tenu a travailler en harmonie avec les troupes de Barkhane .Si des Touaregues ont declenche ce complot avec l'exterieur,ce sont aussi des touaregues qui ont fait echec a ce complot.A ce stade,la MINUSMA n'a pas sa place au Mali.Ses interlocuteurs ne cherchent pas la paix.Ils demandent ce que le Mali ne leur donnera jamais.L'Etat Malien doit leur donner une reponse Claire et nette.Si les rebelles veulent la paix,ils doivent accepter le catonnement,le desarmement et non occuper militairement tout le Nord du Mali.Ils ne sont pas les representants des populations du Nord avec lesquels cet Accord sera mis en en oeuvre.C'est le systeme democratique qui sera en usage tout le long de l'application de l'Accord.S'ils veulent des eclaircissements,voila ce que l'Etat devrait leur faire savoir.
mynti
mynti 11 ans
La MINUSMA a lamentablement échoué dans sa mission au Mali Pendant deux ans que la MINUSMA est présente au Mali quel est son bilan en matière de protection de la population civile? Le seul bilan de la MINUSMA est celui d'avoir tiré sur les civils maliens à Gao précisément La MINUSMA est incapable de tirer sur les bandits armés et prétend garder la neutralité, mais tire sur la population civile qui manifeste son mécontentement . La MINUSMA prétend s'investir sans relâche dans la poursuite de ses priorités à savoir : la sécurité et la protection des civils , mais laisse les bandits armés attaquer les villages , brûler les maisons et les dépôts de céréales , tuer lâchement des personnes en les surprenant dans leur sommeil. La MINUSMA affirme ne pas être autorisée à user de la force , dans ce cas comment fait- elle pour protéger la population civile?, en faisant la danse du ventre? Le seul mandat de la MINUSMA pour lequel elle est sur le sol malien est d'être aux côtés des FAMA , pas aux côtés des bandits armés. La seule mission valable de la MINUSMA est d'assister et d'aider les FAMA à se redéployer sur toute l'étendue du territoire malien y compris à Kidal Il est grand temps maintenant de désarmer et de cantonner les bandits armés dans le cadre de l'accord paraphé à Alger et signé le 15 MAI à Bamako Sachez aussi que les seules forces habilitées à se redéployer sur toute l'étendue du territoire malien y compris Kidal sont les FAMA ( forces armées maliennes)
Karamoko Coulibaly
Karamoko Coulibaly 11 ans
les maliens doit exige le cantonnement des groupes terroristes avant une nouvelle consultation
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