Achat de l’avion présidentiel : L’interpellation de Moussa Joseph Mara à l’Assemblée nationale, une urgence !

15 Oct 2014 - 00:09
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_389392" align="aligncenter" width="610"]«Il n'y a pas de solution militaire dans le nord du Mali» Le Premier ministre du Mali, Moussa Mara, à Bamako, le 18 mai 2014. (Photo Fabien Offner.AFP)[/caption] Dans l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel d’IBK, un Boeing 737, nous n’oserions pas dire que le Premier ministre Moussa Joseph Mara a menti au peuple malien. Là, on nous taxerait de crime de lèse-majesté, mais qu’il ne lui a pas dit la vérité. Défendant becs et ongles son mentor IBK à l’Assemblée nationale ou faisant l’avocat du diable pour masquer les magouilles et les surfacturations qui ont entouré l’achat de cet avion présidentiel, Mara avait cru bon de tromper la vigilance des députés lors de la «défense» de sa Déclaration de politique générale. Maintenant que les masques tombent et que le ciel s’éclaircit autour de cette affaire plus que trouble, nos honorables députés –du moins les courageux- doivent l’interpeller.   Aujourd’hui encore, le nouvel avion présidentiel acheté par IBK continue de soulever des vagues. Un avion qui aurait coûté entre 17 et 20 milliards de Fcfa, selon que l’on pose la question au président IBK ou à son Premier ministre, Moussa Joseph Mara. Comme on le constate, après l’opposition parlementaire, après les députés de l’Assemblée nationale, c’est au tour du Fonds monétaire international (Fmi) de demander des comptes aux autorités maliennes.Lequel Fonds, et le rapport d’audit de la Section comptes de la Cour suprême qui s’en est suivi par la force des choses, ont permis de découvrir une grosse arnaque à travers des irrégularités juridiques et des aspects illégaux.   De ce fait, une interpellation du Premier ministre Moussa Joseph Mara permettra de le confondre et donnera l’occasion au peuple malien de découvrir son vrai visage. En effet, pour rappel, lors des débats sur sa Déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, Mara clamait haut et fort, à qui voulait l’entendre, que l’achat de l’avion d’IBK n’a été entaché d’aucune irrégularité. Dans la foulée, il expliquait que l’ancien avion présidentiel (d’ATT), le Boeing 727, n’appartient pas au Mali et qu’à ce jour, notre pays n’a aucun document pour justifier la propriété de cet appareil. Un avion du président déchu ATT qui, selon lui, ne répond pas aux exigences de son constructeur. Une allégation qualifiée de mensongère par certains spécialistes du domaine, qui soutiennent que cet avion d’ATT appartient au Mali et est bel et bien immatriculé.   En outre, il affirmait que cet avion avait besoin d’une visite technique qui devait coûter 2 millions de dollars. «À quoi sert d’investir de telle somme dans un appareil qui ne vous appartient pas ? D’ailleurs, un Etat sérieux, un Etat souverain ne peut pas se permettre d’utiliser un tel avion», se défendait-il. Avant d’ajouter que les voyages du président de la République, IBK, étant une priorité, l’Etat avait le choix entre acheter ou louer un avion. Et c’est l’achat qui a prévalu sur la location. Ajoutant qu’il a été payé à 20 milliards Fcfa, payables par trimestre pendant une durée de quatre ans.  «Cette option est meilleure par rapport à la location pour plusieurs raisons. D’abord, l’avion ainsi acheté peut être utilisé sans problème pendant dix-huit ans, alors que les 20 milliards Fcfa utilisés pour son achat, équivalent à quatre années de location. Ensuite, aujourd’hui, on peut dire que le Mali a son avion présidentiel. Cet avion n’appartient pas à IBK, mais aux 15 millions de Maliens», soutenait-il. Une explication qui avait été balayée du revers de la main par l’opposition parlementaire, arguant que l’Assemblée nationale n’avait pas été informée de l’achat de cet avion et qu’il n’y a pas eu d’appels d’offres.   Aujourd’hui, l’histoire donne raison à cette opposition parlementaire qui avait vite fait de tirer la sonnette d’alarme, puisqu’avec la mission des experts du Fmiqui a d’ailleurs suspendu son aide au Mali, la vérité a éclaté au grand jour. «Nous leur posons (autorités maliennes) des questions sur l’achat de cet avion, sur les procédures qui ont été suivies. Nous demandons aussi des explications sur un contrat d’armements passé avec le ministère de la Défense», indiquait le Fmi. Un contrat qui s’élève à 108 milliards de Fcfa.   Même si le président IBK tente de sauver les meubles, en limogeant son très proche conseiller, Sidy Mohamed Kagnassy, mouillé jusqu’au coup dans cette histoire, de même que certains ministres, cette affaire d’achat de l’avion présidentiel et de contrat d’armements a déjà écorné l’image de notre pays tant sur l’échiquier national qu’international. Et si d’aventure le Premier ministre, Moussa Joseph Mara, était interpellé à l’Assemblée nationale, pourrait-il tenir les mêmes propos qu’il avait tenus lors de la «défense» de sa Déclaration de politique générale ? Il serait intéressant de le savoir. Bruno E. LOMA

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Commentaires (19)

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Soldat Raté
Soldat Raté 12 ans
:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Dans un pays digne de ce nom ...NGALON MARA devrait retourner devant l'assemblée ... Cependant ... un pays dirigé par ZON BRIN ET SON ZON GRIN ... ce ne sera que pour faire du cinéma ... et si on veut être honnête ... nous méritons bien la racaille de voleurs et menteurs qui dirigent aujourd'hui ... ils ne sont pas tombés du ciel ... Moussa Ag,... Le problème est au delà de MARA ou Fily et consort ... car LE CHEF DU ZON GRIN EST ZON BRIN LUI MÊME ....
dianka
dianka 12 ans
cher maliens reveillez vous tout ce que ces PTF avec a leurs tête la france nous reprochent ; ils font pires chez eux mais on ne cris pas au scandale, je vous donner des exemples : "Quand il y avait des "pots de vin" à verser, on faisait une lettre à un responsable des douanes -il fallait bien transférer de l'argent !- pour expliquer quelle était la raison pour laquelle se faisait cette sortie et quel en était le bénéficiaire. Cette lettre était conservée au Ministères des Finances pour que le cas échéant Guillaumat [Président d'Elf à l'époque] ne soit pas accusé d'avoir détourné des fonds. - Vous voulez dire que les pots de vin étaient enregistrés au Ministères des Finances ? - Pas comme des pots de vin ! On disait que « pour la conclusion de tel marché nous étions obligé de verser à des intermédiaires une somme de tant ». C'était la vérité d'ailleurs : il fallait que monsieur Untel qui était Sénateur ou untel qui était Haut Fonctionnaire se fasse "graisser la patte". On appelait cela des commissions intermédiaires. Ça existe partout ! Ça existe toujours ! Quand vous vendez des avions, des chars, ça se passe toujours comme cela." Pierre Desprairies, ancien Directeur des relations extérieures d'Elf Aquitaine entre 1967 et 1973. Citation extraite de Elf, l'Afrique sous influence, documentaire de Jean-Michel MEURICE et Fabrizio CALVI, 2000, coproduction Arte France. "si la Justice devait mettre en prison tous ceux qui ont touché de l'argent d'Elf, il n'y aurait plus grand monde en France pour former un gouvernement ! s'amuse André Guelfi, alias Dédé la Sardine, l'un des intermédiaires auxquels recourait la société pétrolière. Elf arrosait tous azimuts. Tous les partis ont été touchés, le PS, le RPR, tout le monde." Le Parisien, 18 février 1999, cité Afrique, pillage à huis clos, Xavier Harel, Fayard, 2006, p85. "lorsque [Denis Sassou Nguesso, chef d'Etat de la République du Congo] a repris le pouvoir en 1997, il a découvert dans le coffre-fort de Pascal Lissouba un petit cahier à spirale bien intéressant. Claudine Munari, la directrice de cabinet du président évincé, y tenait soigneusement les comptes des commissions versées en liquide aux parrains français de Lissouba. Le nom de Dominique de Villepin, qui était alors secrétaire général de l'Elysée, y figure en bonne place. Des sommes en liquide lui ont été remises au Plaza Athénée et au Bristol, deux palaces parisiens. C'est du moins ce que m'a expliqué Denis Sassou Nguesso en me laissant feuilleter les pages du petit cahier." Jean-François Probst, proche de Denis Sassou Nguesso, cité par Xavier Harel, Afrique, pillage à huis clos, Fayard, 2006, p78.
kono
kono 12 ans
Comme quoi, A b'an bè ka so !
wat
wat 12 ans
Brumo tiens, te voila vite dénigré par les adeptes du pouvoir, alors qu'ils savent bien la vérité!
socrate99@yahoo.fr
Le mali avancera que vous le voulez ou pas monsieur le journaliste c'est pas vos épines qui nous ferons reculer.
ROSBI
ROSBI 12 ans
VOUS AVEZ INTÉRÊT MR LE JOURNALISTE DE CHERCHER UN AUTRE BOULO CAR VOTRE ORGANE REPORTER N'A AUCUN CREDIT MAINTENANT, PENDANT UNE ANNEE VOUS N'AVEZ QUE TROIS SUJETS: IBK, PM MARA, AVION....LE MALI NE SE LIMITE A L' AVION OK...VOTRE BOULO MAINTENANT DOIT ËTRE DE MENER UNE GUERRE MÉDIATIQUE CONTRE LE MNLA MAIS HELAS....MAIS ON CONNAIT VOTRE ACHARNEMENT CONTRE LE PM MARA CAR VOUS N'AVEZ PLUS DE SOU FACILE A LA PRIMATTURE....VIVE MARA VIVE LE MALI
nfp
nfp 12 ans
ROSBI (encore un 8 commentaire! :-P ) Tu as envoyé EXACTEMENT le même post pour un AUTRE article écrit par un AUTRE journaliste! :-D :-D :-D :-D :-D Koulouba te paye au nombre de posts envoyés? Et toi, petit filou, tu en profites pour faire des copiés-collés! :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Quand on est con... :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
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