Répression des manifestations pacifiques : La majorité parlementaire s’oppose à une interpellation du Gouvernement

25 Août 2016 - 01:00
Mis à jour: 10 ans
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Répression des manifestations pacifiques : La  majorité parlementaire s’oppose à une interpellation du Gouvernement
Issiaka Sidibé diabolise la presse : Des députés désavouent le président de l’Assemblée nationale
La journée du mardi 23 août 2016 a été très chaude à l’Assemblée nationale. Et pour cause, les députés de la majorité et ceux de l’opposition ont servi au public un jeu de chiffonniers avec de sérieuses prises de bec. La majorité parlementaire s’est vigoureusement opposée à une demande du groupe de l’opposition visant à interpeller le gouvernement sur l’utilisation d’armes à feu contre les manifestants des récents événements que nous avons connus. Faisant suite à la demande des partis politiques de l’opposition républicaine et démocratique réunis en séance extraordinaire, le jeudi 18 août 2016 au siège de l’URD,       visant à interpeller le gouvernement sur les événements du 12 juillet à Gao et du 17 août      à Bamako, le groupe parlementaire Vigilance républicaine et démocratique (VRD) a essayé de tenir cette promesse. Mais, c’était sans compter avec        la détermination des groupes parlementaires de la majorité présidentielle de protéger le gouvernement. En effet, au cours de la séance plénière de ce mardi, qui a eu lieu dans le cadre de la session extraordinaire convoquée par le gouvernement, le président du VRD, Seydou Diawara a voulu introduire une requête d’interpellation du gouvernement en application de l’article 91 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui dispose: « en dehors des cas      d’interpellation visés à l’alinéa 2 de l’article 90, tout député qui     désire interpeller le Gouvernement sur l’exécution d’un programme adopté par l’Assemblée nationale ou sur une question d’actualité, en informe le Président en séance publique et la dépose immédiatement ». L’intéressé souhaitait    interpeller le gouvernement sur des manifestations organisées à Gao  le 12 juillet 2016 pour protester contre la mise en place des autoritées intérimaires; des manifestations organisées à Bamako le 30 juillet 2016 en réaction aux actions de déguerpissement des voies    publiques; et des  manifestations organisées le 17 août 2016 à Bamako devant le Tribunal de la commune IV, à la suite de l’arrestation du chroniqueur Radio Mohamed Youssouf Bathily dit « Ras Bath ». C’est alors que les choses sérieuses ont commencé. C’est d’abord le Président de l’institution qui s’est opposé fermement à cette requête, suivi  d’Issa Togo du groupe parlementaire Adema-Asma. Selon eux, cette demande de l’opposition est irrecevable car l’ordre du jour des séances plénières de la session extraordinaire est défini par le gouvernement.  Ce qui sous-entend qu’à part l’adoption des projets de loi, il est    quasiment impossible d’interpeller le gouvernement à travers des questions d’actualité ou des questions orales. Le député de l’Adema va jusqu’à dire que si l’opposition n’est pas d’accord, elle n’a qu’à organiser une conférence de presse pour se plaindre et pour cela, la Maison de la presse est une tribune toute trouvée, a-t-il indiqué. Très remonté par ces propos, Mody N’Diaye de l’opposition, troisième vice-président de l’Assemblée nationale, réplique en affirmant que cette demande d’interpellation est plus que jamais nécessaire, compte tenu de la situation sécuritaire perplexe du pays. Il argumente en ajoutant que cela entre dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale.  Contrôle qui, dit-il, doit être permanent. Et Alkaïdi Mahamoudou Touré de renchérir  en qualifiant la position de la majorité d’«arbitraire». Pour lui, c’est une façon pour la majorité de montrer qu’elle est au pouvoir, sinon, c’est à la conférence des présidents de décider de l’opportunité ou pas de leur demande et non aux groupes parlementaires. Le député élu à Diré d’ajouter que si la majorité refuse d’entériner leur demande, ils ne baisseront pas les bras, car la requête sera reconduite pour la session d’octobre. Car, pour eux, il est impératif que le gouvernement rende des comptes sur l’utilisation d’armes à feu contre les manifestants pacifiques. Comme s’il ne voulait aucunement arranger les choses, Moussa Timbiné, président du groupe parlementaire RPM, vient enfoncer le clou en traitant l’opposition de plaisantin. Selon lui, il n’est pas question pour le gouvernement de s’expliquer sur des dossiers qui font déjà l’objet d’enquêtes en cours. Cela reviendrait à divulguer des secrets d’instruction. Il accuse les manifestants d’être manipulés et assure que ces derniers et leurs complices seront débusqués et traduits devant la justice. S’en est suivi une réaction très vigoureuse du Président du VRD, Seydou Diawara, qui estime qu’il est triste pour ce pays que les députés ne soient pas sincères dans l’application du règlement intérieur de leur institution. Ne s’avouant pas vaincue, l’opposition promet de faire «comparaitre» le gouvernement à l’hémicycle dès l’ouverture de la session prochaine prévue pour octobre prochain. Dieu veille ! Harber MAIGA

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Commentaires (23)

User
Marxiste
Marxiste 10 ans
Si l'opposition politique malienne pouvait rester sereine et réellement patriote en se soumettant à un exercice de patriotisme en appelant leur sens de la maturité.
dinos
dinos 10 ans
C'est bien pour la démocratie malienne . Prochaine élection ils vont réfléchir 1000 fois avant de déposer leur bulletin dans l'urne.
Ecroc a BHM New York
Ecroc a BHM New York 10 ans
A BHM New York, il y’a un im-poli nome Koita qui insulte les clients de BHM New York au téléphone parce qu’il est en train de truander l’argent des expatrier envoyé en ordre de money a BHM. I dit qu’il a fait un transfert No : folio_pin 102 0000 40578 depuis le 13 juin, 2016, mais jusqu’à présent l’argent n’as pas été dépose. Il en en combine avec un Nome Bintou Maiga. Au siege à Bamako.
jules
jules 10 ans
Bonjour Mr, Je suis un agent choice. A travers le numero Folio que vous avez donnez. j'ai verifier wt ca repond au nom d'un certain mohamed aly taore. si vous etes cette personne, vous etes alors en tort, et si vous n'etes pas cette personne vous devez verifier avec choice.
anno
anno 10 ans
Si cette personne t'avais volé, elle n'allait pas te donner le numero du folio. Think!!!
siko
siko 10 ans
J'appelle les gouvernements à laisser la liberté de penser et de s'exprimer. Les gouvernements se trompent sur leur intérêt quand ils interdisent la réflexion. Un mauvais pouvoir finit par être renversé. Il est donc souhaitable pour tous que la cité laisse place au débat d'idées.
Le General Sanogo
Le General Sanogo 10 ans
Tout est connu! RIEN A' SIGNALER!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! IL FAUT AVANCER!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Celui qui a donner l'ordre d'arreter RASBATH est connu! RASBATH a appele' ses partisans a' venir le soutenir!!! VOUS N'ALLEZ ABSOLUMENT PAS FAIRE DEPLACER LA RESPONSABILITE' VERS LES FORCES DE L'ORDRE! Il fallait prevenir en evitant l'arrestation et/ou en liberant le suspect RASBATH. Pourtant les signes etaient presents et nous avons bien demande' la liberation immediate de RSA BATH avant les manifestations qui ont fait un mort!!! Mes amis, calmons le jeu pour avancer!!!! JE NE SAIS PAS QUI SONT LES CONSEILLERS A' KOULOUBA ET A' LA PRIMATURE MAIS JE PENSE QU'ILS DOIVENT TOUS ETRE DEMIS DE LEURS FONCTIONS RESPECTIVES!!! J'AI L'IMPRESSION QU'ILS CACHENT LA VERITE' AU PRESIDENT ET AU PM!!!!
KAYES
KAYES 10 ans
La politique n'est pas seulement un savoir (même si elle l'est aussi), il y faut surtout l'habileté pratique, l'utilisation de calculs empiriques pour des raisons stratégiques. Un roi ne gouverne pas seul. Il est soutenu par des groupes et même un roi qui serait conscient de l'intérêt de son peuple doit tenir compte de ces groupes et s'en méfier. Le politique doit être habile, ce qui ne va pas parfois sans dissimulation. Pour mener à bien une politique même raisonnable, il faut parfois employer des moyens qui ne le sont pas. La politique est un art au sens où elle suppose le calcul en fonction d'une situation pratique toujours particulière. Le politique, lui, doit s'adapter à des situations par définition toujours uniques s'il est vrai que l'histoire ne se répète pas.
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