Bissi SANGARE, président du RDP : Le changement, c’est le départ de l’Adema de la scène politique

24 Nov 2012 - 01:13
Mis à jour: 14 ans
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Bissi SANGARE est depuis le 25 février 2012, le nouveau  président du rassemblement pour la démocratie et le progrès(RDP). Un revenant ? Non, mais  ceci expliquant bien cela,  il avait  volontairement pris ses distances avec cette formation   qui avait visiblement perdu  ses repères et toute son  aura, peu de temps  après la retraite politique de Almamy Sylla. Après cette brève traversée du désert,  sa nouvelle  mission consistera donc  à donner une « nouvelle âme » à ce parti historique, qui  n’entend plus rester en marge du jeu politique. [caption id="attachment_107410" align="alignleft" width="311"] Bissi SANGARE[/caption] Comme il  nous l’a  d’ailleurs démontré  au cours ce petit entretien que nous avons eu avec lui, le jeudi dernier au siège du parti sis au Badialan . Pour BIssi Sangaré, le principal enjeu est et demeure aujourd’hui l’implantation du parti dans toutes les zones non –occupées de notre territoire national. Ceci est une condition indispensable pour prétendre à une participation honorable et de qualité aux élections futures. IL  faut que cela         soit clair  dit-il dans la tête  de tous nos militants et de l’opinion publique, ce RDP ressuscité ira à toutes les élections, même si on peut aller aux élections présidentielles, on ira .ON peut également aller sur des listes communes sur des prochaines législatives, ou même faire des alliances lors des présidentielles .En tous les cas, toutes les options sont ouvertes au sein de notre formation. « L’essentiel pour nous, c’est de marquer désormais la présence de notre parti sur la scène politique. » Mais pour cela, précise-t-il  le parti a particulièrement ciblé les sections de  certaines localités tellesque  Kolokani, Bougouni , Kati, Yanfolila , Kolondieba avec  en point de mire  comme  une présence  de quelques députés du parti au sein de la future Assemblée nationale. Un vrai défi électoral, mais qui n’est sans doute pas impossible à relever par ce bureau de 42 membres fortement soudés et solidaires derrière leur président. Pour ne pas rester en marge de jeu politique, le RDP à l’instar de plusieurs formations de la place a aussi intégré un groupement politique dira son président « On est allé à l’ADR() et l’ADR est avec la COPAM .Le changement , c’est le départ de l’Adema de la scène politique. Comme vous le savez , il est à l’origine de l’arrivée du candidat indépendant au pouvoir en la personne d’ATT .mais si on a les mêmes idéaux que l’ADR, cela ne veut pas dire que nous les  soutenons   dans toutes les questions d’intérêt national  de notre pays».Bissi SANGARE ,qui s’est révélé  comme un fin et redoutable « analyste politique » au cours de notre entretien est  aujourd’hui conscient d’une chose :  Sans la volonté politique , on ne peut pas réveiller  des formations aussi moribondes comme le RDP et bien d’autres qui ont  surtout donné  les lettres de noblesse à la démocratie naissante dans notre pays. C’est le seul moyen de vaincre ce scepticisme ambiant qui flotte toujours dans l’air. Dans le cas de son parti une belle lueur d’espoir se profile à l’horizon, de nombreux cadres sont revenus, les réunions statutaires se déroulent normalement  et les militants sont bien décidés à accélérer dans leurs contrées respectives les travaux d’implantation du parti. Ce regain de confiance et de  vitalité est surtout perceptible dans la commune de Kati, Bougouni (la base politique  du président) , Kolokani ou le parti est vraiment présent  ainsi que Yanfolila et Kita où les démarches ont aussi commencé. « Bougouni compte aujourd’hui 26 communes, notre objectif est au moins d’atteindre 15, c’est  seulement à ce prix que nous pouvons espérer sur des alliances pour des élections futures .Avec tout le travail que nous sommes en train de faire , ce parti aura  certainement une formidable assise d’ici deux ans. « Si le jeu politique n’était pas pollué par la recherche d’intérêts personnels et égoïstes, nous n’en serons pas encore à ce niveau, »  semble amèrement  regretter  Bissi Sangaré, qui porte encore un doigt accusateur sur le parti majoritaire, l’Adema, seul coupable à ses yeux de toutes ses dérives que nous constatons ici et là et qui empêchent notre démocratie de prendre son veritable envol. Un jugement quelque peu sévère ? Allez y savoir ! Mais Bissi Sangaré n’en a point cure convaincu (c’est son droit !), que sans le départ de l’Adema de la scène politique, les petits partis n’auront aucune chance d’émerger et de s’imposer sur l’échiquier. Sur la participation de son parti aux concertations nationales, Bissi Sangaré n’y voit aucun inconvénient, car dit-il «la concertation a pour but de légitimer les institutions, c’est seulement à ce prix que la communauté internationale va penser à notre pays .mais c’est  avant tout un véritable débat d’idées et d’honneur  sur toutes les questions sensibles concernant l’avenir sociopolitique de notre pays. Sur les candidatures des membres de la transition à l’élection présidentielle, le président du RDP a aussi sa petite idée sur la question « Une transition, tu l’as gère pour que les autres viennent ».Comment pouvions nous clore notre entretien avec ce fort en thèmes, sans y aborder un tant soit peu la crise sécuritaire au Nord-Mali. « Moi, je suis pour la négociation, mais dans ce cas précis, il faut une menace de la part du mali d’abord, autrement dit il faut d’abord passer par les armes et ensuite après on s’assoit  et on discute. Nous devons privilégier l’option militaire, mais n’oubliez pas aussi que le départ de l’armée au front est aussi conditionnée à des  décisions politiques ». Bacary Camara

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Commentaires (8)

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Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
L'ENGAGEMENT RESPONSABLE DE CHAQUE PARTIE PRENANTE ET LA COHÉSION NATIONALE CONDITIONNERONT UNE SORTIE DURABLE DE LA CRISE MALIENNE EN GARANTISSANT LA NON IMPUNITÉ, LA RESTAURATION DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE ET DE L’UNITÉ ET LA RÉCONCILIATION NATIONALE MAIS AUSSI LA PAIX ET LA SÉCURITÉ PÉRENNES. Bonjour, Les concertations nationales et les négociations doivent être INCLUSIVES et OUVERTES aux régions, à la diaspora et à toutes les parties prenantes, A TRAVERS UN ENGAGEMENT RESPONSABLE. Ce dernier fait que doivent y prendre part tous les Maliens, de toutes les communautés, qui acceptent les principes (refus du terrorisme, non impunité, respect des droits de l'homme, coexistence pacifique, ...) et les conditions (pour les groupes armés (MNLA, Ansar Dine, Gandakoye, ...): dépôt des armes, indivisibilité du Mali et laïcité) retenus d'un commun accord lors de ces dernières. Les concertations nationales sont INCONTOURNABLES pour apporter des réponses à la difficulté qui fait qu'on a du mal à les rendre inclusives et ouvertes (en garantissant l'engagement responsable) et que les parties prenantes ont du mal à s'entendre sur leurs termes de référence donc leur finalité, les opérations et leurs ordonnancement pour apporter une réponse durable à la crise au Mali. Plusieurs éléments peuvent contribuer à expliquer cette difficulté tels que : l'exclusion de certains Maliens, la non compréhension par certains Maliens de ce qu'on veut faire, les égos de certains membres des parties prenantes, leurs desseins inavoués, les amalgames, la haine, l'engagement en ordre dispersé qui nuit à la cohésion et à la garantie d'une solution pour le bien-être collectif. Ce sont certains des aspects bloquants qu'il faut expliquer, les mettre de côté ou bien les traiter, comme le futur réellement souhaité, les opérations à traiter pour y parvenir et leur ordonnancement à travers une feuille de route (ce qui est indispensable à faire tout de suite et l'ordre des opérations pour y arriver, comme la nécessité ou pas d'institutions ou organes de transition additionnels, la restauration de l'intégrité territoriale, les élections, ce qu'il faut faire juste après les élections et ce qu'il faut laisser à beaucoup plus tard). Sans ce travail préalable à tout, on risque d'avancer dans le désordre, sans cohésion, sans traiter ce qu'il faut et sans consensus entre les parties prenantes sur la problématique rendant difficile, voire impossible, la négociation. Ce qui peut nous amener à la fin de la transition sans rien faire de concret, comme la libération des zones occupées, la tenue des élections transparentes et justes, qui sont les objectifs majeurs de cette transition. L'aspect cohésion nationale est très important et prédétermine la suite. Les concertations nationales aideront à créer cette dernière autour du futur souhaité. Quant aux amalgames, comme vous l'avez constaté, ils font partie de ce qui peut bloquer et toutes les parties prenantes, dont les populations civiles, doivent les éviter : chacun a une part de responsabilité. L'engagement responsable de chaque partie prenante et la cohésion nationale conditionneront la réussite de la sortie durable de la crise au Mali en garantissant la non impunité, la restauration de l'intégrité territoriale et de l'unité et la réconciliation nationale mais aussi la paix et la sécurité pérennes. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC et Gouvernance E-mail : [email protected]
FAKELE
FAKELE 14 ans
Certes l'ADEMA est le premier parti politique qui est venu au pouvoir en 91 par la démocratie. Mais aujourd'hui tout le peuple malien est convaincu que les éléphants de ce parti l'ont transformé en un cercueil ambulant du début jusqu'à la fin. Les actuels dirigeants de l'ADEMA sont de vrais prédateurs, insatisfaits de n'importe quelle position du pouvoir. Il faut noter que la plupart des partis politiques sont des dérivés de l'ADEMA, et je partage cet article dans le but de trouver un vrai solution politique à la politique politicienne de nos partis (ADEMA). Que Dieu nous protège.
andre samake
andre samake 14 ans
Un travail de Goliath mais il faut etre toujours optmiste car tout est possible avec une grande determination.
tu peux toujours rever....mon pauvre!
sadian
sadian 14 ans
De quoi avez-vous peur de l'ADEMA? C'est un parti comme un autre, seulement la différence est que ses membres sont soudés et patriotes en plus de ça c'est la tete de proue de la démocratie malienne que vous le vouliez ou non. Il faut positiver chers cousins (rires).
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