Entre Nous : Désarmer et dissoudre les groupes armés

«Le désarmement et la dissolution des groupes armés » font l’objet de l’avant-dernier aliéna de l’article 28 du projet de la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Ce serait l’idéal si cela devenait effectif, le défi de la paix étant difficilement relevé avec les armes au poing. Mais la question est de savoir comment cette disposition de la charte va-t-elle se matérialiser.

31 Juil 2025 - 15:08
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Entre Nous : Désarmer et dissoudre les groupes armés

L’Etat du Mali a-t-il les moyens à dissoudre les groupes armés ? Le Gouvernement malien a-t-il intérêt à matérialiser cette décision à dissolution sur le terrain ?  

En mars 2019, le Gouvernement du Mali a décidé, en Conseil des ministres extraordinaire, la dissolution de la milice Dana Amassagou. Une décision que le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga commentait en ces termes : «nous avons procédé à la dissolution de l’Association Dan Amassagou pour montrer aux uns et aux autres que la protection est et restera le monopole de l’Etat ».

Dans la nuit du 8 au 9 juillet 2020, le Président Ibrahim Boubacar Kéita, confronté à une forte contestation populaire menée par le M5-RFP, a annoncé à la télévision nationale la dissolution de toutes les milices d’auto-défense. Le genre de discours…’’musclé’’ dont il avait le secret.

De grandes annonces restées en effet, sans effet !!! Car les milices d’auto-défense continuent toujours d’opérer sur le terrain. Il est facile d’annoncer ou de décréter la dissolution d’un groupe armé que de le faire. La réalité est toute autre, car aucun groupe armé n’a entamé de démarches administratives pour exister et opérer sur le terrain. Le mouvement national de l’Azawad (MNA) qui a obtenu son récépissé à Tombouctou n’était pas un groupe à vocation armée à l’origine. C’est bien plus tard qu’il s’est ouvert aux revenants de la Libye pour former le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et déclencher sa lutte armée le 17 janvier 2012, en attaquant des casernes de l’Armée malienne, notamment à Ménaka. 

Il ne faut pas se voiler la face. Réputés pour leur maîtrise du terrain, des groupes armés rendent énormément de services à l’Etat et à ses partenaires. Sans eux, des opérations seraient difficiles à mener. Des années 1990 à nos jours, le gouvernement du Mali a toléré l’existence de groupes d’auto-défense. Lesquels, parfois  financées de manière occulte et opaque, peuvent devenir des « monstres incontrôlables », donc des dangers potentiels pour l’Etat. « Un Etat qui sous-traite sa sécurité avec d’autres entités est comme quelqu’un qui dort sur la natte d’autrui ! Selon le Professeur feu Joseph Ki-Zerbo du Burkina Faso, «dormir sur la natte des autres, c’est comme si l’on dormait par terre ».

Chiaka Doumbia

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Commentaires (10)

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Marcellò
Marcellò 1 an
L’Eta ne peut pas déléguer la défense du territoire. Mais dans graves situations, il pourrait autoriser la collaboration temporaire du groupe des citoyens, mais à la dépendance et responsabilité du Préfet et du commandement militaire.
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
@sangare l' écervelé tu écris trop pour ne rien dire comme d'habitude mais notre strategie est tres claire: Nous allons taper tres fort contre les terroristes avec beaucoup de certificats de repos éternel tout en gardant la porte ouverte pour ceux qui comprennent qu'ils ne peuvent pas gagner!
sangare
sangare 1 an
Il y a là une des recommandations qui montre qu'on dirige le Mali dans l'illusion. On n'y est obligé car on a l'obligation de s'éloigner des hommes politiques qui ont dirigé le Mali depuis 1991. DEPUIS 1991,MÊME AVANT, ON A DÉCIDÉ DE NE PAS IMITER MODIBO KEITA QUI A MATÈ LA RÉBELLION. MATER LA RÉBELLION est une nécessité pour tout ÉTAT RESPONSABLE. Encore une fois MATER ne signifie pas tuer massivement la population liée à la rébellion, mais neutraliser sa force de frappe. ON PEUT MATER LA RÉBELLION TOUT EN PROTÉGEANT LA POPULATION. Les soldats aux ordres du régime socialiste de MODIBO KEITA sont accusés d'assassinat massif contre la population touareg. Mais l'intention était de montrer aux éléments qui ont pris les armes que seul l'Etat a le monopole de la force des armes. Le Nigéria l'a fait contre ses séparatistes, l'Angola aussi contre le CABINDA,SAVIMBI n'était pas un séparatiste,mais un homme politique qui a voulu occuper la fonction suprême par les armes comme l'ont fait d'autres en Afrique. À partir de la fin des années 1980,une rébellion engagée par IYAD AG GHALLI et GAMOU a retrouvé l'Etat très affaibli par deux décennies de DICTATURE MILITAIRE, tellement affaibli qu'il ne pouvait payer ses fournisseurs, ses fonctionnaires. Naturellement, on se retrouve avec une ARMÉE AFFAIBLIE. Ce qui signifie qu'elle n'a pas les moyens de permettre à l'autorité politique d'imposer la force de l'Etat. C'est pourquoi de MOUSSA TRAORE à AMADOU TOUMANI TOURE en passant par ALPHA OUMAR KONARE, on a été obligé de négocier de façon honteuse. Honteux car la rébellion avait les moyens d'imposer ses conditions. GAMOU s'est retrouvé à l'armée malienne, IYAD AG GHALLI à la présidence de la République. ACCEPTER LES CONDITIONS DE LA RÉBELLION, C'EST AVOUER LA FAIBLESSE DE L'ARMÉE MALIENNE. Qui a accepté les conditions de la rébellion? Un accord a été signé à Alger en janvier 1991 par le COLONEL OUSMANE COULIBALY, le chef d'Etat major des armées nommé par le dictateur GÉNÉRAL MOUSSA TRAORE. Une capitulation qui acte l'absence d'une armée capable d'imposer l'autorité de l'Etat comme l'ont fait des États comme le Nigéria, l'Angola...et le Mali de MODIBO KEITA. C'est dans cet contexte que le Mali entame l'ère démocratique. ELLE A HÉRITÉ D'UN ÉTAT SANS ARMÉE. Il y avait une MILICE qu'on a abusement appelé ARMÉE. Mais les ennemis de la démocratie ont réussi brillamment à convaincre les maliens très majoritairement incultes, aussi majoritaires parmi les instruits notamment les diplômes que c'est l'ère démocratique qui a détruit l'armée malienne expliquant l'incapacité à imposer l'autorité de l'Etat. En 2013,IBK, aidé par MOUSSA TRAORE en personne, a réussi à se faire élire sur ce mensonge de la République. À l'exercice du pouvoir, il est incapable de former une armée car elle est façonnée par le NÉPOTISME initié par les officiers subalternes du 19 août 1968,accentué par l'UDPM. Prytanée militaire de kati est composé des enfants des officiers supérieurs proches de MOUSSA TRAORE et les enfants des membres du bureau exécutif de l'UDPM. Ils ont dégagé ATT et aidé IBK à gagner les élections contre le candidat du peuple qu'est SOUMAILA CISSE. IBK, incapable de sauvegarder leur pouvoir, a été dégagé pour empêcher le M5-RFP, incarnation de l'aspiration d'une grande majorité de maliens,de conduire la transition afin de corriger les INSUFFISANCES CONSTATÉES,non de permettre à des hommes politiques mafieux de profiter de la situation. ASSIMI GOITA et ses camarades qui ont fini par dégager leur mentor MOUSSA DIAWARA, sont aujourd'hui encadrés par les proches du puchiste SANOGO. Ils ont en commun leurs animosités contre les hommes politiques, surtout qu'IBK a écouté les sirènes de la France qui voulait qu'il s'éloigne de SANOGO auteur des atrocités notamment notamment l'assassinat des BERETS ROUGES. Ainsi, les hommes politiques qui ont exercé le pouvoir à partir de 1992 sont accusés d'être faibles envers les groupes armés au constat des accords signés sans empêcher d'autres rébellions. C'EST L'ARMÉE MALIENNE QUI A ÉTÉ FAIBLE EXPLIQUANT L'ATTITUDE DE L'AUTORITÉ POLITIQUE. Un exemple palpable :quand BAHANGA a repris les armes au prétexte qu'il veut son village soit une commune,ALPHA OUMAR KONARE a été empêché par les chefs militaires de négocier. Ils ont été autorisés à neutraliser l'individu. Au constat, c'est BAHANGA qui créait la zizanie au sein de l'armée malienne, non pas nos soldats sont des lâches, mais que la structure SERVICE DE RENSEIGNEMENT a été incapable d'indiquer la cache de l'individu. L'armée, c'est la coordination et la cohérence entre les différents services des forces armées. Si le service de renseignement est défaillant, les soldats sont abandonnés. C'est ce qu'on a constaté depuis 1989,qu'on constate aujourd'hui en 2025. C'est dans ce contexte qu'on veut dissoudre les groupes armés. Une illusion propre aux USURPATEURS.
Matt4
Matt4 1 an
@KIngui ''abruti: ".....nous allons taper tres fort.." taper tres fort sur to clavier? Toi, l'abruti peureux - le répondeur automatique - le perroquet, tu ne fais rien d'utile....alors que Bamako, la puante, a besoin de volontaires pour un grand nettoyage.....
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Les chiens aboient mais la caravane passe!
Les groupes d’autodéfense doivent être intégré à l'armée sinon les dissoudre. L'effectif de l'armée porté de 150.000 à 200.000 bien formés, armés et bien payés. Non seulement nos frontières seront sécurisées et bien étanches mais chaque village se sentira en sécurité.
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Tres faux soldat de 2eme classe! Un autre cerveau malade qui pense qu'il connait tout alors qu'il est le dernier de la classe et de sa generation!
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