Entrenous Réformes constitutionnelles : Ça passe ou ça casse
’Après dix ans d’épreuve, le texte fondamental gagnerait à être réélu. Evalués et analysés, les dysfonctionnements pourraient nous amener à revoir certaines dispositions après un large consensus et une adhésion des populations…
Je n’ai aucun a priori. J’ai été à l’origine de cette Constitution puisque j’ai présidé
Les réformes constituent le socle d’une promesse électorale. Aux yeux d’ATT, il ne s’agit nullement d’un acte de gloire, il n’en a pas besoin dans la mesure où c’est lui qui avait présidé
‘’Mais encore une fois, est-ce opportun au moment où, d’avis partagés, la priorité devrait être ailleurs ?’’, s’interrogeait l’ancien premier ministre et président de l’assemblée nationale. Quelques jours auparavant, l’ancien ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique laissait éclater sa colère dans une contribution dite ‘’Appel à la classe politique’’ en ces termes : ‘’La course contre la montre actuelle pour une révision par référendum, de la réforme de la loi fondamentale, montre à l’évidence que le pouvoir actuel n’a pas encore pris conscience des attentes prioritaires du peuple malien et de sa classe politique. Ces priorités doivent être surtout la bonne organisation des élections présidentielles et législatives à quelques mois des échéances et du mandat du président de
Dans le contexte actuel marqué par une grave crise de confiance au sein de la classe politique, tout président qui sera élu en 2012 aura du pain sur la planche. Difficilement, un président, issu d’un parti politique, pourra faire passer une telle réforme, pourtant indispensable. Le cas d’Alpha Oumar Konaré est là pour nous éclairer. Malgré sa majorité confortable qui avait adopté les réformes, le président Konaré a renoncé au référendum dont la date était déjà fixée.
Même s’il n’est membre d’aucun parti, il faut reconnaître que le président ATT est à l’écoute et aux petits soins des élus du peuple, tous et de façon équitable, même si bon nombre d’entre eux lui doivent leur élection. Le dernier mot revient donc aux honorables députés qui doivent examiner le texte ce 1er août. Ça passe ou ça casse !
Par Chiaka Doumbia
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