Quinquennat du président Assimi : Oumou Sall Seck dresse un bilan éloquent

L’Azalaï Hôtel Salam a servi de cadre pour abriter le lundi 22 juin 2026, une conférence-débat d’envergure consacrée au bilan quinquennal du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.

29 Juin 2026 - 02:14
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Quinquennat  du président Assimi : Oumou Sall Seck dresse un bilan éloquent

Devant une assistance composée de cadres ministériels, de partenaires sociaux, d’organisations syndicales et d’acteurs de la société civile, les ministres en charge du secteur social ont livré une évaluation rigoureuse et détaillée d’un quinquennat marqué par des réformes profondes.

Articulée autour du binôme stratégique "entrepreneuriat - jeunesse" et "travail - fonction publique", cette rencontre a permis de mesurer l’ampleur des investissements consentis en faveur du capital humain, conformément à la vision du Chef de l’État, pour qui la principale richesse d’une nation réside dans sa jeunesse et ses travailleurs.

Madame Oumou Sall Seck, Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a présenté un bilan chiffré qui témoigne d’une dynamique sans précédent sur le marché du travail. Malgré un contexte national marqué par de multiples défis sécuritaires et économiques, a-t-elle rappelé, les plus hautes autorités ont fait le choix stratégique d’investir durablement dans la formation et l’autonomisation des couches juvéniles.

Les réalisations quantitatives sont éloquentes : 304.000 emplois ont été créés au cours de ces cinq années, tandis que plus de 86.000 jeunes ont été formés à l’entrepreneuriat et aux métiers porteurs. Pour concrétiser cet élan sur le terrain, près de 10.000 plans d’affaires et kits d’insertion ont été financés, permettant à des milliers de Maliens de lancer leurs propres activités génératrices de revenus. Par ailleurs, 7000 jeunes bénéficient actuellement des stages de l’APEJ (Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes), illustrant l’engagement ferme de l’État à endiguer le chômage par une insertion durable.

Au-delà des chiffres, la ministre a souligné les investissements structurels consentis pour préparer l’avenir. Il s’agit notamment de la construction et de la réhabilitation de centres de formation professionnelle dans les régions, de l’octroi de bourses d’études et de perfectionnement à l’étranger, ainsi que du financement de permis de conduire au profit des jeunes. Sur le plan institutionnel, l’adoption du Plan national de l’entrepreneuriat et l’organisation du Salon de l’entrepreneuriat de l’AES ont ouvert de nouvelles perspectives commerciales au sein de l’espace confédéral, tout en favorisant l’émergence d’un tissu économique local plus résilient. Des efforts ont également été consentis pour rapprocher les services publics des populations rurales, avec la construction de bureaux régionaux pour la direction de l’emploi et la création de centres d’orientation au sein de l’ANPE.

Pour la suite, Madame Sall Seck a annoncé le lancement prochain d’un programme à impact rapide doté de 6 milliards de francs CFA, destiné à injecter des liquidités dans les secteurs porteurs et à répondre aux besoins immédiats des couches les plus vulnérables. Parmi les projets phares figure la création d’un «centre seconde chance», un dispositif novateur visant à récupérer les enfants de la rue vivant de la mendicité et de la récupération des déchets, afin de leur offrir une réinsertion sociale et professionnelle digne, incarnant ainsi la volonté d’une transition inclusive qui n’abandonne personne sur le bord du chemin.

 

Travail et Fonction publique : des réformes sociales structurantes pour les agents de l’État

Si l’entrepreneuriat constitue le moteur de la croissance économique, le cadre dans lequel évoluent les travailleurs et les agents publics demeure tout aussi fondamental pour la cohésion nationale. Abordant le second volet de cette évaluation, tout aussi dense et déterminant, Monsieur Fassoun Coulibaly, Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, a détaillé les avancées majeures enregistrées dans ses départements, mettant en lumière une vision moderne, efficace et protectrice des droits des salariés.

Concernant le droit du travail, le ministre a rappelé la modification substantielle du Code du travail, avec une attention particulière portée à l’article 35, ainsi que l’institution, en 2025, du permis de travail pour les travailleurs étrangers. Cette mesure vise à mieux réguler le marché de l’emploi et à privilégier la main-d’œuvre nationale, répondant ainsi à une attente forte des syndicats et des jeunes diplômés. Par ailleurs, pour garantir la dignité et la sécurité des salariés sur les lieux de production, un document de référence sur la santé et la sécurité au travail a été adopté, renforçant considérablement la prévention des risques professionnels.

Dans le secteur de la fonction publique, des améliorations notables ont été apportées aux conditions de vie et de travail des agents. Conscient des attentes légitimes en matière de justice sociale, le ministre a cité l’instauration d’une grille indiciaire unifiée, mettant fin aux disparités historiques, ainsi que la modification du statut général des fonctionnaires pour l’adapter aux réalités contemporaines. L’introduction des congés de paternité et la mise en place d’une indemnité de départ à la retraite viennent consolider un pacte de confiance entre l’administration et ses employés, tout en reconnaissant la pénibilité de certaines carrières. Pour rajeunir les cadres de l’État et renforcer les effectifs, 4003 nouveaux agents ont été recrutés dans la fonction publique d’État, traduisant une politique de renouvellement générationnel ambitieuse.

En matière de dialogue social, un Pacte de stabilité sociale et de croissance a été signé avec les centrales syndicales. M. Coulibaly a précisé que des comités de suivi seront mis en place pour garantir la traçabilité des résolutions issues des concertations et assurer une feuille de route claire pour les années à venir, gage d’une paix sociale durable.

Les échanges, nourris par les témoignages des centrales syndicales, des femmes entrepreneures et transformatrices, ainsi que des associations de veuves des militaires tombés sur le champ d’honneur, ont été particulièrement émouvants. Tous ont salué les efforts constants du Président de la Transition en faveur de la stabilité, du développement économique et de la prospérité partagée.

Forts de ces acquis, les deux ministres ont appelé à une mobilisation collective pour pérenniser les efforts et faire du Mali un modèle de résilience et de progrès social en Afrique de l’Ouest. Des perspectives ambitieuses saluées par la société civile, à travers l'ambition d’un Mali Kura, fondé sur une jeunesse qualifiée, une administration modernisée et un dialogue social apaisé. Ce qui semble désormais tracée avec des jalons concrets et chiffrés.

M. Sanogo