Ibrahim Boubacar Keïta : président mal aimé ou mal compris ?

28 Juil 2017 - 13:33
Mis à jour: 9 ans
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Ibrahim Boubacar Keïta : président mal aimé ou mal compris ?
Le projet de révision constitutionnelle à considérablement entamé la cote de popularité du Président IBK.
Depuis des semaines, l’opposition politique et populaire au projet de révision de la constitution, semble avoir considérablement érodé la cote de popularité du président. Au fur et à mesure que la rue gronde au son des partisans du Non, la figure présidentielle semble en prendre un coup, et quand la riposte s’organise, les éléments de langage : « désamour », « haine » « attaque » et les propos agressifs de certains ministres, loin de susciter l’accalmie, clivent et divisent le population malienne sommée de prendre parti pour le Oui ou pour le Non, pour ou contre le président. Cette communication politique non-maîtrisée, autour d’un sujet aussi sensible, à un an de l’élection présidentielle, risque d’abîmer encore plus l’image du président, qui peine à faire imprimer durablement son action politique dans l’opinion publique. « Aujourd’hui, il est clair qu’IBK est très impopulaire, vous avez sûrement appris que dans un quartier où il passait, il a été hué ? », interroge ce membre de la Plateforme An té A bana Touche pas à ma constitution, en marge de la grande marche des partisans du Non, le 15 juillet dernier. « Chez nous, Maliens, un chef d’État qui se fait huer c’est le summum de l’impopularité », ajoute-t-il. Parmi les slogans scandés par les manifestants, demandant le retrait pur et simple du projet de constitution, on pouvait aussi en entendre d’autres, adressés directement au chef de l’État : « IBK démission ! IBK dégage ! », preuve que ces manifestations en faveur du Non à la révision constitutionnelle, sont devenus petit à petit un réceptacle de toutes les frustrations, un pot-pourri des mécontentements qui se sont agglomérés avec la loi référendaire. « Une réforme constitutionnelle a toujours soulevé partout dans le monde des partisans et des détracteurs. On l’a vu à Dakar, en Côte d’Ivoire, partout dans le monde », souligne le ministre Baber Gano, secrétaire général du Rassemblement pour le Mali (RPM), parti au pouvoir, qui considère que cette réforme est nécessaire. « Ils ont inventé des arguments qui ne sont pas contenus dans la constitution. Il s’agit de rancoeur, de rancune et d’une haine envers le président. Mais IBK a su préserver son image, il a accepté toutes les critiques, souvent très extrémistes, voire injurieuses, il s’est comporté en vrai homme d’Etat. Quand tout ça se calmera, son travail de chef d’Etat continuera », assure le ministre des Transports. Popularité en berne Il en avait suscité pourtant de l’amour ce candidat à la présidentielle. L’homme qui pouvait sauver le Mali, porté aux plus hautes fonctions par 77 % des suffrages, un score inédit dans le pays, qui a surpris tout le monde, à commencer par ceux qui ne l’avaient pas vu venir, ses adversaires, tous issus de la même génération politique, amis d’hier, et qui se pensaient favoris. « Est-ce que vous voyez le mal que cela a pu leur faire quand celui qui n’était pas dans leurs calculs est venu les gouverner ? Ils ne veulent pas attendre qu’il finisse son mandat, il faut le torpiller pour montrer qu’il est incapable », lance Badara Aliou Sidibé, chef de cabinet au Conseil économique et social, confortablement assis dans un fauteuil de son bureau à Koulouba. C’est à Koulouba justement, au palais présidentiel, une bulle où les bruits du pays remontent difficilement, que le nouveau président va connaître un bref état de grâce en 2013, stoppé net par l’acquisition de l’avion présidentiel et l’affaire des marchés de l’armée. A Koulouba, sans des canaux fiables capables de remonter les humeurs du pays, la réalité du terrain s’estompe. « Il faut aussi reconnaître que le président IBK, c’est quelqu’un d’inaccessible, il l’a toujours été. C’est un chef, tout le monde n’a pas accès à lui. Il y a des ministres qui ne voient IBK que lors du Conseil des ministres. Au RPM, au bureau politique national, certains ne l’ont pas vu depuis très longtemps », explique ce collaborateur de la présidence de la République, sous couvert d’anonymat. Aujourd’hui, cette image de président déconnecté du pays, dont les actions ne satisferaient que 46 % des Maliens, selon le sondage Mali-Mètre de mars dernier, et qui s’obstine dans un choix que beaucoup disent ne pas comprendre, lui colle à la peau. A l’international, le président suscite de plus en plus de réserves quant à sa capacité d’être à la hauteur des enjeux. « IBK ne voit pas le peuple dans cette opposition au référendum, il voit des adversaires qui veulent se comparer à lui, qui veulent montrer qu’ils sont les chefs : Tiébilé Dramé, Madame Sy Kadiatou Sow, Modibo Sidibé, etc. Ce sont eux qu’il voit et pas le peuple malien, c’est pour cela qu’il est en déphasage », observe ce chroniqueur de la scène politique malienne. Au RPM, les partisans du président se sont lancés avec zèle dans la bataille, reprenant en éléments de langage les paroles formulées par le président, au risque de desservir ce dernier. « C’est une communication élaborée et dirigée de manière maladroite. Quand vous entendez un membre du RPM dire que c’est « une haine » qui vise le président, ça créée un malaise. C’est une grosse erreur d’appréciation », commente ce spécialiste français en communication politique, qui considère que ce type de communication peut potentiellement amener à des situations de pure confrontation. Objet communicant non-identifié Pointés du doigt, les communicants du président, qui ne maîtrisent pas vraiment ce domaine et n’ont pas réussi, depuis son accession au pouvoir, à élaborer une stratégie de communication politique efficace valorisant l’homme, ses idées et ses actions, abîmant par là-même son image. « La communication du président fait partie du problème. On sent un passage en force, on sent un mépris de tout ceux qui peuvent avoir une autre position. C’est nous le pouvoir, nous allons l’imposer. Ce sont des invectives, des menaces. Quand vous entendez le langage des dirigeants de ce pays sur les antennes nationales, c’est incroyable ! », s’exclame Soumana Kalapo, syndicaliste et membre de la Plateforme An té A bana. Pour ce chroniqueur politique, il y a aussi une certaine crainte à aborder le chef de l’État sur ses sujets. « Je ne connais pas un conseiller en communication qui ose taper à la porte du président. Je n’ai pas vu de gens autour de lui assez responsables pour aller lui dire « on est en train de foncer dans le mur, il faudrait vraiment faire une ouverture et voilà l’ouverture qu’on peut faire. Il faut une personnalité qui pourra lui parler, lui exposer sincèrement l’État de la situation ».   ......lire la suite sur journaldumali.com

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Commentaires (31)

User
Mamadou diabate
Mamadou diabate 9 ans
Ibk ce allies enemie du Mali contre son people Ibk et son spouse ses des diviseur l'autorite francaise est a la base de tout les problem au nord du Mali avec leur complices maliens
izac
izac 9 ans
Ibk degaga ta trop vendu ba maliba
mali1960
mali1960 9 ans
Ibk est la deception plus la honte. Le Mali n a jamais voté un hoe comme l a ete ce ibk. Le Mali n a jamais eu aussi un chef coe ibk. En voyant ibk, en lui tu vois la deception, le mensonge, la corruption, la maladresse etc... Les maliens a 77% ont commis une ERREUR!!!!!!!!!
sangare
sangare 9 ans
L' internaute le chanceux a osé dire «le problème du MALI ce n'est pas Ibk,c'est nous même malien » Avec l'ÉTAT actuel du MALI,on préfère que les maliens se taisent,regarder les différents présidents agir sans critiques. Même DIEU est critiqué,à fortiori ses créateurs. Tous les présidents du monde sont critiqués dans leurs pays respectifs. Les présidents sont critiqués soit pour leurs options idéologiques,ce qui était le cas pour MODIBO KEITA ,soit pour n'avoir pas respecter les promesses distillées,ce qui est le cas des présidents MOUSSA TRAORÉ ,ALPHA OUMAR KONARE,AMADOU TOUMANI TOURÉ et IBRAHIM BOUBACAR KEITA. MOUSSA TRAORÉ a fait le coup d'État en promettant aux maliens de faire mieux que MODIBO KEITA car d'après lui MODIBO KEITA menait le MALI à sa perte. A sa chute en 1991,on constate la faillite des 9/10 des sociétés d'État créés par MODIBO KEITA et des milliers de travailleurs compressés,des salaires qui tombaient à compte goutte pour les fonctionnaires. Là les maliens n'avaient pas matières à critiquer? Les maliens ont crié KOKADJE à la chute de MOUSSA TRAORÉ . Tous les candidats aux élections présidentielles de 1992 ont promis de faire ce KOKADJE. ALPHA OUMAR KONARE est élu président de la république . En passant le témoin à Amadou TOUMANI TOURÉ en juin 2002,le constat est tellement flagrant que son successeur avait fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Bien que ALPHA OUMAR KONARE ait corrigé les dérives de MOUSSA TRAORÉ en régularisant les salaires et en mettant à jour les engagements de l' ÉTAT vis à vis de ses fournisseurs.Il a crédibilisé le MALI. Les maliens voulaient le KOKADJE,il ne l'a pas fait. Là aussi il n'y avait pas matière à critiquer quand ALPHA OUMAR KONARE passe le témoin avec comme ardoise les fonctionnaires milliardaires ? AMADOU TOUMANI TOURÉ s'est contenté de booster les acquis de son prédécesseur. Avec une économie bien structurée,des engagements respectés AMADOU TOUMANI TOURÉ a engagé des grands travaux croyant bénéficier l' adhésion massive des maliens. Il a oublié ou a fait semblant d'oublier que les maliens exigent le KOKADJE. Il ne l'a pas fait.Celui qui avait fait de la lutte contre la corruption le thème central de sa campagne laisse un pays miné par des voleurs des deniers publics qui ne se cachent plus,se vantent de leurs richesses. Des trafiquants de drogues pullulent à chaque coin de la rue. Ajouter à ceux là,l'affaire du siècle :la libération des otages enrichissant le futur grand terroriste de l' Afrique de l'Ouest. Là aussi il n'y avait pas matière à critiquer? On ne pouvait rien attendre d'Ibk,du moins ceux qui l'ont suivi pendant son passage à la primature. Il est le principal artisan des fonctionnaires milliardaires sous ALPHA OUMAR KONARE. Mais les maliens en plus de sa promesse de lutter farouchement contre la corruption,voulaient qu' il réinstaure l' autorité de l' ÉTAT malmenée par ATT. Il l'a promis avec des phrases légendaires qui sont dans toutes les têtes. Le constat est là après 4 ans d'exercice :les délinquants des deniers publics ont trouvé en Ibk un parrain qui leurs laissent opérer impunément. L'autorité de l' ÉTAT ne fait que reculer. L' ÉTAT n'existe même pas sur tout le territoire. Il est entrain ou a déjà créé deux catégories de maliens :ceux qui sont proches du pouvoir agissent impunément et les autres qui sont sanctionnés à la moindre erreur. Là aussi il n'y a pas matière à critiquer? Les maliens veulent une seule chose et qui a été marquée par le sang des matières :le KOKADJE. C'est pourquoi tous les présidents élus successifs depuis 1992 sont contestés actuellement par les maliens malgré les investissements colossaux réalisés par ALPHA OUMAR KONARE et AMADOU TOUMANI TOURÉ. Les maliens constatent que ces investissements ont servi à enrichir d'autres et appauvrir encore plus les couches les plus faibles. Il ne peut en être autrement dans un pays très pauvre. Le KOKADJE est la seule solution pour mettre les maliens au même niveau,chacun progressant selon ses propres mérites. Tous les hommes politiques sont d'accord là dessus,mais personne n'agit une fois au pouvoir. Des forces obscures les empêchent elles d'agir?
Kinguiranke
Kinguiranke 9 ans
yugo, je penses que la campagne electorale 2018 a commence avec toutes les pintades de nfp sur maliweb, ils ont ete paye pour noircir les pages ici, mais la verite d'Allah est que IBK est vaurien, mal aime et mal compris parcequ'il ne sait pas communiquer, il n'a pas su diriger sa famille, son quartier Sebenikoro a plus forte raison un pays, c’est un homme fantome double d’ un president fantoche.
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