Le blocage persiste après les refus du capitaine Sanogo

29 Avr 2012 - 17:52
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_63413" align="alignleft" width="344" caption="Le président malien par intérim Diouncounda Traore (c) s'adresse au capitaineSanogo (g) au camp militaire de Kati, le 9 avril 2012. Reuters"][/caption] Le capitaine Sanogo, meneur du coup d ‘Etat du 22 mars 2012, se rebiffe. Il a rejeté samedi 28 avril les décisions prises par les dirigeants de la Cédéao jeudi dernier concernant la durée de la transition malienne et le projet d’envoi d’une force d’interpostion dans le pays. Les médiateurs, arrivés en urgence à Bamako samedi matin, n’ont pas réussi à infléchir les positions du capitaine, alors que la population civile désapprouve les choix de la Cédéao.
Avec notre correspondante à Bamako A Bamako, le blocage continue depuis vendredi, au moment où l’on a appris dans la capitale malienne les décisions prises la veille par la Cédéao. Rapidement, dans la journée de vendredi, la fronde est montée du camp de Kati sur les hauteurs de Bamako, sous forme de fin de non recevoir de la part des militaires. Le capitaine Sanogo a consulté des personnalités influentes dans la nuit de vendredi à samedi, avant de s’entretenir avec les médiateurs burkinabè et ivoirien. La pression autour de lui a été très forte. Des soldats « sur les dents », qui ont compris que le texte de la Cédéao les mettaient à l’écart, des hommes qui ont même menacé samedi les deux émissaires de la Cédéao Djibril Bassolé et Adama Bictogo, armes aux poings samedi en criant « A bas la Cédéao ! ». Un véritable coup de sang dans le camp de Kati, que le capitaine Sanogo a dû calmer à plusieurs reprises. Les militaires ont même tenté de bloquer la voiture des médiateurs à la sortie de ce camp militaire. La Cédéao accusée d’avoir outrepassé ses prérogatives En réalité, les Maliens ne comprennent pas bien que la Cédéao décide unilatéralement de l’avenir de la transition de leur pays. En effet, il y a un grand écart entre le premier accord-cadre signé le 6 avril dernier et la déclaration des chefs d’Etat de la Cédéao le 26 avril. Dans le premier texte, la junte devait participer au débat sur le rôle qu’elle pourrait jouer dans les mois à venir et aussi sur la durée consensuelle de la transition. Mais trois semaines plus tard, jeudi dernier, le ton a été très différent et beaucoup plus radical vis-à-vis des militaires qui ont été priés de se soumettre aux autorités civiles. Au Mali, les différentes décisions prises par la Cédéao ont vraiment été vécues comme un affront, comme une mise à l’écart. Ce n’est pas seulement au camp de Kati que l’on désapprouve cette attitude. Beaucoup de Maliens estiment qu’on ne peut pas revenir sur le premier accord, que ce n’est pas honnête. « Il y a un capitaine à bord » dit le maire d’une des villes du nord du pays, et « il faut faire avec lui ». Ce dimanche matin la Copam, une coalition de partis d’associations et de syndicats favorable au capitaine Sanogo, a décidé d’organiser jeudi une marche anti-Cédéao. Dans une déclaration, la Copam se dit décidée à faire échouer cette tentative de déstabilistion et d’humiliation du pays. La Cédéao est donc entièrement invitée à revoir sa copie.   Par RFI 29 avril 2012

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Commentaires (98)

User
cartman 14 ans
gon ba ka lagare (sanogo ) va te faire f*****
Moha de Bamako
Moha de Bamako 14 ans
Les militaires doivent être poursuivis pour avoir délaisser le nord du pays comme si ce n'est pas une partie du mali. Sanogo ne va jamais laissé le pouvoir, quand je l'entends dire qu'il met le mali avant tout c'est plutôt le pouvoir avant tout. Aujourd'hui ca m'ecoeure de voir et entendre cet apatride de Sanogo et ces chiens galeux. Sanogo s'il est un homme c'est sur le front qu'il doit le montrer.
Zikira Ag
Zikira Ag 14 ans
Ce pauvre capitaine ne veut pas progresser,qu'est ce qu'il fout dans les decisions de prise de pouvoir ou duree de transition? Ce militaire inapte ne veut pas aller au nord,c'est pourquoi il est la a semer la merde partout. que le ministre de la defense fasse sa radiation de l'armee,comme cella il sera traduit devant les juridictions competantes pour haute trahison de la nation malienne,il est a la base de tout ce que nous vivons aujourd'hui,quel faiblard.Le nord est oublier au profit du pouvoir,honte a cette mauvaise armee.Des militaires qui n'ont rien dans leur caboche veulent gouverner. Sanogo a pris le gout de manger bon ces deux jours,il ne veut plus retourner a sa patte,ou langue de boeuf avec fourou fourou,le manger des militaires. Quelqu'un qui empruntait meme moto pour ses courses se retrouve dans vehicule climatise aujourd'hui. Ce sanogo qui etait loger dans un bougoussoni se retrouve dans une villa aujourd'hui. Quel miracle pour lui,ses parents ne sont pas bien loger d'abord,sa femme traine encore,son village reste a reconstruire,ces copines n'ont pas toutes recu leur pars de gateau. Il veut gere tout cela avant de se mettre a cote. qu'il monte au nord.
phare
phare 14 ans
Gros appétits pour le Sahel Par : comaguer.over-blog.com Publié le : 29/04/12 Tandis que les médias de masse nous abreuvent de détails sur l’ordre constitutionnel, l’islamisme, l’intangibilité des frontières, chaque « expert » (bien payé et pas neutre comme le démontre le documentaire sur « les nouveaux chiens de garde ») trouvant ainsi l’occasion d’étaler son savoir sur des questions qui, pour les puissants de ce monde, sont secondaires. L’ordre constitutionnel n’est respectable que tout autant qu’il n’est pas dérangé par le résultat d’un référendum comme en 2005 en France, l’islamisme est ici encouragé (guerre d’Afghanistan 1979-1989) là utilisé (Yougoslavie) ou brandi à l’occasion comme un épouvantail alors que les relations les plus étroites sont entretenues avec les pays qui le financent (Arabie Saoudite, Qatar). Tout ce spectacle hypocrite sert à masquer d’autres enjeux. La carte qui suit émane d’un club très officiel puisqu’il est une sorte de commission spécialisée de l’OCDE sur le Sahel et l’Afrique de l’Ouest. Rien de plus respectable pour les pouvoirs capitalistes en place puisque l’OCDE est l’institution qui a succédé à l’OECE chargée dès les débuts de la guerre froide de la répartition des crédits Marshall c'est-à-dire de la mise sous contrôle économique par les Etats-Unis des pays de l’Ouest européen. Depuis l’OCDE s’est installée comme bureau de recherche et de planification de l’ordre capitaliste occidental dominant. Qu’ait été créé au sein de l’OCDE un club Sahel et Afrique de l’Ouest suffit à démontrer que cette région du monde est considérée par le capitalisme occidental comme une de ses arrière-cours et qu’il a dans cette zone des projets et des appétits qui ne s’embarrassent pas de la souveraineté des États de la région. Que dit cette carte ? 1 - D’abord sur la population Que les Touaregs sont majoritaires dans la zone Nord du Mali, ce qui est une évidence démographique de longue date et cette partie du territoire malien actuel est appelée Azawad, terme revendiqué par le MNLA. Qu’ils ne sont pas majoritaires au Sud de la boucle du Niger. Là aussi simple rappel des faits. Mais surtout elle montre que la zone à dominante touarègue dépasse très largement le Mali, qu’elle s’étend jusqu’en Libye et qu’elle est donc déstabilisée par la disparition du régime libyen. 2 - Ensuite sur les ressources convoitées : Le niveau actuel des cours de l’or et les inquiétudes des possédants sur la stabilité des monnaies des pays capitalistes riches ont déchaîné une ruée mondiale vers le métal jaune. L’accès à de nouvelles sources de pétrole et de gaz est une préoccupante stratégique des États-Unis comme de l’Union européenne et Iles veulent mettre la main sur les nouveaux gisements avant l’Inde et la Chine. L’Afrique de l’Ouest est donc de ce point de vue le terrain de chasse prioritaire. 3 - Dernière indication de portée politique et stratégique considérable « Le gaz du bassin de Taoudéni pourrait être exporté via l’Algérie ». Là s’exprime la crainte que l’Algérie et sa société pétrolière nationale la Sonatrach qui a déjà commencé à prendre part aux côtés des sociétés occidentales (Total et Eni en particulier) aux recherches prometteuses en Mauritanie et au Mali devienne le maître du jeu. Pour l’empêcher rien de tel qu’un bon gros désordre « islamique » pour mettre le pouvoir algérien, le seul qui conserve encore un peu d’indépendance du Caire à Rabat, sur la défensive. Mais une autre histoire est possible qui n’est évidemment pas celle que veulent écrire les puissances membres de l’OCDE : que sous la houlette de l’Algérie, qui aujourd’hui a seule les capacités militaires et techniques pour le faire, les pays de la région se mettent d’accord pour exploiter ensemble ces nouvelles ressources pétrolières, les utilisent pour leur propre développement et exportent le reste par un port à construire sur l’Atlantique en Mauritanie ou au Sénégal. Un vrai projet Sud-Sud qui constituerait une véritable décolonisation du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Source : Afrique-Asie
Fidel Castro
Fidel Castro 14 ans
Tout d'abord je remercie Dieu pour tous ses bienfaits. La situation que nous vivons au Mali est très grave et beaucoup de gens dans ce pays ne pense qu'à leurs intérêts. Car les militaires qui ont renversé le régime d'ATT, l'accusait de la mauvaise gestion de la crise du nord. Et voilà bientôt plus d'un mois que ce problème est au trosième plan de ses affoifés du pouvoir. Que la jeunte et tous leurs disciples cessent de distraire les maliens. Si le petit baton noir est à la mode et qu'ils le prouvent aujourd'hui aux rebelles de quoi ils sont capables. Au lieu de s'agiter sur la durée de la transition ils doivent faire tolérance zéro aux rebelles. En tout cas on "pense autrement dans un palais que dans un chaumière". Sanogo et ses hommes ne pensent qu'à leurs intérêts. Et s'il vrai que ce sont des hommes ils n'ont qu'à mater jusque dans leur dernier bastion. Nos populations du nord souffrent vous vous la guèrre des places et se remplir les poches.
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