Mali: l'ex-chef de la junte rejette les décisions de l'Afrique de l'Ouest

29 Avr 2012 - 08:44
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_63410" align="alignleft" width="245" caption="Le capitaine Amadou Sanogo dans son camp militaire près de Bamako le 6 avril 2012 © AFP"][/caption] BAMAKO (AFP) - (AFP) - L'ex-chef de la junte militaire qui avait pris le pouvoir le 22 mars au Mali avant d'accepter de le rendre, le capitaine Amadou Haya Sanogo, a rejeté samedi les décisions prises jeudi à Abidjan par les chefs d'Etat ouest-africains, en particulier l'envoi de soldats dans son pays. "Toutes les décisions prises à Abidjan ont été prises sans concertation avec nous", a déclaré le capitaine Sanogo à la presse au camp militaire de Kati, près de Bamako, ajoutant: "Je ne suis pas d'accord avec l'arrivée des soldats de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao)". "Aucun soldat étranger ne foulera le sol du Mali sans une demande du gouvernement malien", a-t-il affirmé. L'ex-chef de la junte a également rejeté la décision de la Cédéao de fixer la période de transition à douze mois, jusqu'à la tenue d'élections présidentielle et législatives. Il a affirmé qu'il prendrait ses "responsabilités" à l'issue du mandat constitutionnel du président malien par intérim Dioncounada Traoré, investi le 12 avril à Bamako. La Constitution malienne prévoit qu'en cas de vacance du pouvoir, le président par intérim doit organiser des élections dans un délai de 40 jours maximum après sa prise de fonction. Mais l'accord de sortie de crise conclu le 6 avril entre la junte et la Cédéao reconnaissait que ce délai n'était pas tenable. "La Cédéao a pris de façon unilatérale des décisions qui ne nous engagent pas", a affirmé le capitaine Sanogo. "Le président intérimaire ne fera que 40 jours, a-t-il insisté. Au-delà, je prendrai mes responsabilités". Selon lui, "la Cédéao a violé l'accord-cadre" signé le 6 avril entre lui et le médiateur ouest-africain, le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé. Cet accord avait permis d'amorcer un retour à l'ordre constitutionnel avec la démission formelle du président renversé Amadou Toumani Touré (ATT) et l'investiture le 12 avril du chef de l'Assemblée nationale Dioncounda Traoré comme président par intérim. M. Traoré avait nommé le 17 avril comme Premier ministre l'astrophysicien réputé Cheick Modibo Diarra, qui a annoncé mercredi son gouvernement, composé en grande partie de techniciens mais aussi de militaires, et s'est fixé comme priorité de régler la crise dans le nord du pays. Mais dans la classe politique et les milieux diplomatiques, beaucoup soupçonnent les putschistes de ne pas vouloir se mettre à l'écart. La France les a exhortés vendredi à respecter l'accord signé et à redonner la liberté à la radio et la télévision publiques maliennes ORTM qu'ils contrôlent depuis mars. Les miliatires maliens avaient renversé le pouvoir du président Touré le 22 mars en fustigeant sa "gestion de la crise dans le Nord", où le gouvernement était confronté depuis le 17 janvier à des attaques de divers groupes armés, mêlant des mouvements rebelles touareg, islamistes et bandes criminelles. Ces groupes ont profité du coup d'Etat pour accélérer leur offensive et prendre le contrôle des trois régions administratives composant le Nord: Kidal, Gao et Tombouctou, coupant de fait le Mali en deux. Selon les dispositions annoncées jeudi par la Cédéao, la force militaire ouest-africaine n'aura pas pour mission de se rendre dans le Nord dans un premier temps, mais d'aider à "sécuriser les organes de la transition et le gouvernement intérimaire". Au moment où l'ex-chef de la junte donnait sa conférence de presse, une Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam), favorable au coup d'Etat du 22 mars, a elle aussi violemment dénoncé le "diktat" imposé, selon elle, par la Cédéao au Mali. Dans un communiqué, la Copam a mis en garde contre "les risques de dérapage qui pourraient en découler et qui pourraient compromettre la dynamique du retour à l'ordre constitutionnel", et appelé "le peuple malien à se mobiliser pour faire échouer cette tentative de déstabilisation et d'humiliation".   AFP 22:53 - 28/04/12  

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Commentaires (106)

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Moutawakil
Moutawakil 14 ans
Y t il quelqu'un sur terre qui veut vraiment aider ce pauvre pays à s'en sortir. Que des décisions incohérentes et conradictoires. Alors vous voulez seulement aider un membre du club à se maintenir. Alors Êtes vous entrain de nous dire que le Nord n'est pas votre sauce? Alors êtes vous entrain de nous dire que la ménace et la mise en cause des frontières d'un Etat membre ne mérite pas de dilligence de votre part, mais plutôt la sauvegarde d'un système? Que la classe politique compraine, que les maliennes et les maliens se reveillent personne ne viendra faire de le combat de ce pays à notre place. La suite des évenements depuis le 17 janvier 2012 (date d'attaque de la rebellion touareg), avons nous eu droit à une aide qui nous permettrai de sortir de la crise? CEDEAO qui conditionne son aide au retour à l'ordre constitutionnel, ONU qui conditionne son aide au maintien de Dioncounda, vous allez voir si on maintien Dioncounda (chose qui me derrage pas pour vu que le Mali s'en sorte), ils trouveront une autre conditionnalité et pendant ce temps, mes frères meurent, mes soeurs sont victimes des toutes sortes d'humiliation,mes enfants sont humiliés, ma patrie est dans un état délabreu. La politique au Mali se résume au fait que le président abuse du peuple, le gouvernement dort profondement,le parlement assiste sans rien faire pendant que l'avenir est compromis!!!
Mci
Mci 14 ans
Faisont front commun pour liberer le nord du mali
Ce n'est pas a la CEDEAO de venir combattre le MNLA mais c'est a nous de le faire, on a seulement besoin de moyens logistiques et non des hommes. Si la CEDEAO intervient a font dans le problème du nord la france divisera le Mali.
awbekounkodo
awbekounkodo 14 ans
mon capitaine appeler moi tout de souite.avec cette email.amrdyn203 arobase yahoo pouin come.
gat
gat 14 ans
J'avais pensé que Alassane pensais de lui mm mais je vois que c'est la France qui réfléchit à sa place. Simon pourquoi nous mettre en retard encore. Au lieu de se focaliser sur le cnrdre pourquoi ne pas faire un geste que tout les maliens attendent de lui l'envois des 3 000 hommes déjà positionnés. Toute personne qui a un esprit d'analyse c'est que derrière cette proposition quelque chose ne va pas. Je vous laisse réfléchir un peu les maliens vous aller voir que la France est derrière cette proposition.
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