Désertion de 36 gendarmes dans le centre du Mali (sources de sécurité)
19 Jan 2018 - 18:50
24 Fév 2019 - 17:15
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Trente-six gendarmes maliens déployés dans le centre du pays ont été arrêtés cette semaine pour désertion, a-t-on appris vendredi de sources de sécurité et militaire.
Cet incident est survenu alors que le gouvernement a annoncé la semaine dernière le lancement imminent d’une « vaste opération » de sécurisation dans le centre du pays, où les groupes jihadistes ont été particulièrement actifs ces derniers mois.
« Trente-six gendarmes d’une unité d’élite qui ont déserté leurs postes mardi au centre du Mali pour regagner le Sud ont été interpellés le lendemain à 9 km de Bamako et mis aux arrêts dans différents endroits de la capitale », a déclaré à l’AFP une source militaire malienne.
Ces 36 gendarmes appartenaient à « la force d’action rapide de la gendarmerie malienne, en poste dans la localité de Ngomakoura », a précisé à l’AFP une source de sécurité. Ils ont déserté en « refusant d’exécuter les ordres reçus », selon cette source.
L’un des gendarmes arrêtés a justifié la désertion par des promesses non tenues de la hiérarchie. En récompense de « notre bravoure, on nous avait promis une dispense d’examen pour obtenir le certificat inter-armes » (CIA), a-t-il dit à l’AFP sous le couvert de l’anonymat, estimant ce diplôme militaire nécessaire pour monter en grade.
« Non seulement, on ne nous a pas donné la promotion mais on nous a dit de partir lundi dernier (15 janvier) à Sokolo où il y a les jihadistes. Les 36 ont dit +non+ et ont pris la direction de Bamako, surtout qu’on n’avait pas assez d’équipements et de médicaments », a-t-il ajouté.
Les déserteurs étaient « lourdement armés » à leur arrivée à Baguinéda, près de Bamako, a affirmé un élu local, sans autre précision.
Un avion militaire survolait le secteur à des fins de dissuasion, a indiqué une source policière.
Dans son dernier rapport trimestriel sur le Mali, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, juge « extrêmement préoccupante » la situation dans le nord et le centre du pays, « en particulier dans les régions de Mopti et de Ségou, où il y a eu davantage d’actes terroristes ou liés au terrorisme que dans l’ensemble des cinq régions du nord ».
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une opération militaire lancée en janvier 2013, à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.
Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement frappées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, mais dont l’application accumule les retards.
sd/mrb/sst/thm
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Toto TotorinoMais non, ces militaires n'ont pas déserté. Ils voulaient juste se tenir à disposition de la hiérarchie militaire pour mater la prochaine manifestation civile. En effet, à l'instar des autres policiers qui étaient déployés pour contenir ces manifestants, ces militaires voulaient prouver leur vaillance. Après tout pourquoi eux iraient combattre des bandits armés tandis que les autres se bastonnent des civils non armés? "O touma la dangan déya do wa"?8 ansRépondreLike (0) -
RINZSi des soldats ne sont pas bon il vaut mieux qu'ils partent ... Cela fera moins d'argent à donner et cela évitera que des armes et du matériel disparaisse ou soit offert à l'ennemi ..8 ansRépondreLike (0) -
RINZSelon certains journaux il s'agirait plutôt d'une mutinerie ...ce qui n'est pas mieux que la désertion QUAND à Damonzon DIARRA il peut se mettre son"VIVE LES ETATS ETHNIQUES " où je pense8 ansRépondreLike (0)-
Nfp"QUAND à Damonzon DIARRA il peut se mettre son”VIVE LES ETATS ETHNIQUES ” où je pense"??????????????????? Mon frère, cette conclusion est un Veritable MODÈLE en terme de clarté d'une part, et en terme de concision d'autre part!??? Rien à ajouter!?8 ansLike (0)
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BamakéSelon " C'est la vérité toute verte, merci NFP ", " ... Malheureusement pour lui, la raison pour laquelle il avait imposé ATT était la cause de son incapacité à bien gérer avec l’évolution du contexte géopolitique. Il avait choisi ATT pour sa capacité (vision) limitée qui devrait le rendre nécessairement manipulable et sa fidélité de chi en... " ... /// ... : Ce que je crois. En 1991, le Mouvement démocratique, après des semaines de manifestations a fini par gagner la bataille de la communication... A l'international, le Mouvement a gagné aussi en crédibilité et en légitimité populaire... Le Régime ( militaire ) qui s'était affaibli, était malgré tout, encore très craint de tous... Il fallait quand même le faire céder. Mais comment... ? Seul un militaire pouvait, à ce moment intervenir pour arrêter Moussa... ! Ce fut alors ATT... Pourquoi ATT... ? ATT l'a dit dans des récits qui lui ont été consacrés. Quand il était en service, il a souvent pensé renverser le régime de Moussa. Mais comment... ? Il avait besoin d'une opportunité sûre. Et par moments..., il a beau agir dans la discrétion, il a fini par éveiller des soupçons sur son comportement dans l'entourage de Moussa. Si bien que quand le régime a commencé à vaciller sous le harcèlement du Mouvement populaire. ATT aurait trouvé là, l'opportunité de passer à l'action. Il a dû comprendre que les Leaders de la contestation avaient besoin d'un coup de pouce et que lui qui rêvait d'en finir avec le régime qu'il n'aimait pas, avait besoin de ces Leaders politiques... Donc, c'est tout naturellement que la connexion entre Alpha et lui a pu se faire... Mais comme il ( ATT ) n'est pas bête... Il n'allait pas prendre le risque d'arrêter Moussa sans contrepartie ... Ne pensez-vous pas que c'est parce que Alpha et ATT avaient tous les deux un intérêt commun bien compris, que Alpha a choisi ATT... ? Non pas que, parce que Alpha aurait choisi ATT, pour une supposée capacité (vision) limitée qui devrait le rendre nécessairement manipulable et sa fidélité de chi en ... ? Moi, je ne sais pas. J'analyse à ma manière et je pose la question... !8 ansRépondreLike (0)-
Analyse tout à fait récevable, BamakéBonjour Bamaké et merci pour votre version qui est une vision bien défendable. En effet, beaucoup pensent que le pouvoir a été un jeu de passe-passe entre les deux: ATT =>Alpha =>ATT. J'étais assesseur à la commune 3 pendant les élections qui avaient opposé Alpha à Tiéoulé. Bien que j'étais de la société civile (sans parti) et bien que je préférais l'enseignant Alpha, j'avais déploré le fait que Tioulé n'avait aucun assesseur dans mon bureau de vote comme dans beaucoup d'autres. Le pouvoir organisateur (d'ATT) n'était certainement pas sans responsabilité de cette iniquité. Je sais juste qu'Alpha n'est pas réputé fidèle sans intérêt et n'était pas obligé de rétrocéder le pouvoir à ATT si ses amis de l'ADEMA avaient accepté de l'aider à modifier la constitution pour un 3ème mandat. Bref, nous pouvons retenir ce qui est commun à nos deux analyses: la complicité active entre ATT et Alpha. Cette complicité n'était pas dans le sens de l'intérêt supérieur du Mali car l'armée et le Pays entier en ont été ébranlés. Contrairement au rusé Alpha, je pense qu'ATT a géré sans dessein de nuire. Cordialement8 ansLike (0)
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