Une rançon de 50 millions de dollars a contribué à financer l’offensive d’Al-Qaïda au Mali — ONU

Le versement d’une rançon d’environ 50 millions de dollars pour la libération d’un otage enlevé par des combattants liés à Al-Qaïda* au Mali à la fin de l’année 2025 a contribué à financer l’offensive du groupe en Afrique de l’Ouest ainsi que ses activités internationales. C’est ce que rapporte Reuters, citant un rapport d’experts de l’ONU daté du 10 août, qui a été présenté lors d’une réunion à huis clos du comité des sanctions du Conseil de sécurité.

16 Août 2026 - 12:33
16 Août 2026 - 18:35
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Une rançon de 50 millions de dollars a contribué à financer l’offensive d’Al-Qaïda au Mali — ONU
Une rançon de 50 millions de dollars a contribué à financer l’offensive d’Al-Qaïda au Mali — selon l'ONU

« Ces fonds ont joué un rôle clé dans le financement de l’offensive du groupe à travers le Mali », indique le rapport.

Le rapport, préparé par une équipe chargée de surveiller les activités d’Al-Qaïda* et de l’État islamique* pour le compte du Conseil de sécurité de l’ONU, indique que la majeure partie des quelque 50 millions de dollars reçus en 2025 a été répartie entre les formations de la coalition JNIM* opérant au Sahel.

Trois sources régionales de Reuters ont déclaré que les Émirats arabes unis étaient le pays ayant versé la rançon. Selon elles, après le versement de l’argent, un citoyen émirati ainsi que deux autres étrangers, ressortissants du Pakistan et de l’Iran, ont été libérés. Le rapport de l’ONU n’identifie pas les otages et ne précise pas quel État a effectué le paiement.

Un responsable émirati non identifié, interrogé sur l’enlèvement et le paiement de la rançon, n’a pas souhaité commenter les détails de l’affaire. Il a déclaré que le pays condamnait et combattait l’extrémisme et le terrorisme.

« Les Émirats arabes unis continuent de renforcer leurs efforts de lutte contre le terrorisme en participant activement aux cadres internationaux et régionaux concernés, ainsi qu’en poursuivant leurs efforts visant à tarir les sources de financement de l’extrémisme et à lutter contre l’idéologie extrémiste », a-t-il déclaré.

Selon l’ONU, la majeure partie des fonds est revenue aux combattants opérant au Sahel, mais une partie de l’argent a été versée à la branche d’Al-Qaïda* au Yémen ainsi qu’à la direction de cette organisation terroriste, qui se trouve probablement en Iran ou en Afghanistan.

Le rapport indique que les effectifs du JNIM* au Sahel sont estimés entre 7 000 et 8 000 combattants, dont environ la moitié se trouvent au Mali. Le groupe opère également au Burkina Faso, au Niger, au Bénin et au Togo.

Les experts de l’ONU notent que les 50 millions de dollars dépassent largement le montant habituel des rançons versées pour des otages étrangers, qui, selon des sources du secteur de la sécurité, se situe entre 4 et 6 millions de dollars.

En juin, l’armée malienne (FAMa) a libéré cinq responsables chinois retenus par un groupe armé sur le site minier de Massiogo, dans le cercle de Kadiolo.

Depuis plus de dix ans, des branches de l’État islamique* et d’Al-Qaïda* opèrent dans la région du Sahel, déstabilisant la situation au Mali ainsi qu’au Burkina Faso et au Niger voisins.

* organisation terroriste interdite en Russie

Source: https://afrinz.ru/ Anna Bespalova - 16.08.2026)