Ultime décision de la Cedeao : Coup dur pour le capitaine Sanogo

14 Juin 2012 - 14:53
Mis à jour: 14 ans
19
Le groupe de contact et de suivi dans la crise malienne vient de prendre une décision sans appel à l'endroit du capitaine Sanogo qui pourrait sonner comme un coup dur pour lui. Le capitaine de Kati n'a pas compris qu'il était face à lui-même dès le début de cette crise politique dans laquelle son coup d'Etat avait plongé le pays.  [caption id="attachment_63676" align="aligncenter" width="600" caption="Amadou Haya Sanogo"][/caption] Le capitaine Sanogo était bel et bien face à lui-même après avoir empoché, sans mot dire, les deux accords qu'il a signés avec le médiateur pour la sortie de crise au Mali. C'est parce qu'il a continué à créer une polémique inutile sur le premier accord-cadre, qui lui exigeait le retour dans les casernes après le retour à la normalité constitutionnelle, qu'il a été rendu nécessaire de lui faire signer un autre accord. Ce nouvel accord n'était rien d'autre qu'un tour de passe-passe permettant au capitaine de Kati de mieux s'accorder sur le principe émis par le premier accord. C'est cela la faute du capitaine de Kati qui n'a pas bien compris que sa bonne foi pouvait prise à défaut dans ce coup de force qu'il a réussi avec la Cedeao. Voilà pourquoi le groupe de contact et de suivi, en réunion à Abidjan, le jeudi dernier, en faisant le point de la situation malienne, a voulu sanctionner le capitaine Sanogo en le déniant ce statut encombrant pour lui et ses hommes. Ce n'est pas le médiateur qui a été désavoué par la Cedeao, mais ce sont les manœuvres du capitaine de Kati qui ont été condamnées. Et pour cause. Comme le premier accord, dit accord-cadre du 6 avril, n'a pas suffi à Sanogo pour mieux se tenir à l'écart de la scène politique, le second accord, sur le mandat du président de la transition, ne lui a pas permis aussi de se tenir tranquille. Car après la signature de cet accord, comme par le passé, le capitaine de Kita, depuis sa forteresse militaire, a continué à tirer sur les ficelles de la crise politique. C'était la prouesse de trop à ne pas accorder au capitaine de Kati qui vient de se faire refuser son statut d'ancien chef d'Etat par la Cedeao. A Kati, il n'y a eu pour le moment aucun commentaire de cette décision ultime de la Cedeao. Ce qui n'est pas une habitude chez le capitaine qui aime tellement se confier aux médias. Mais les choses sont quand même compliquées, car selon le groupe de contact et de suivi, qui a pris cette décision, des sanctions ciblées pourront intervenir en cas de nouveaux manquements. Une liste de personnes fautives serait même en expérimentation. A Kati, comme ailleurs dans l'espace Cedeao, on sait qu'il ne s'agit plus d'amusement, dès qu'on parle de liste de personnes à sanctionner…Surtout encore que tout cela est supervisé par l'ONU. F.M  

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (19)

User
patriote1
patriote1 14 ans
il risque même une sanction internationale, il a malheureusement plus écouté ceux qui pensaient à leur ventre qu'au Mali. Il risque d'être poursuivi pour crime de guerre lors de l'attaque des berets rouges où il y a eu une charnière sur la route de Kati, la poursuite pour torture aux prisoniers sanctionné par le Droit International Public. Il risque de courrir beaucoup de peines d'autres. Au fait ces hommes ne reflechissent pas, sinon il pouvait éviter tout ça. Beaucoup de cas pouvaient lui servir de leçon (TANDJA, DADDIS, CHARLES TAYLOR, Robert Gueï) j'en passe
bambie
bambie 14 ans
Qui seime le vent récolte la têmpete. "konlon djougou yiri, à mai o mai à bè kari à jèrèkon-non". L'avenir nous le dira si on le vis encore.
SANOGO N'EST PAS TOMBE DU CIEL. C'EST LE PRODUIT DE LA GESTION MOUSSA-ALPHA-ATT-CRATIQUE. D'AILLEURS N'EST-IL PAS ENTRE DANS LE GRIN D'ANCIENS PRESIDENTS "MASSACREURS" DU MALI? HONTE A NOTRE ASSEMBLEE NATIONALE POUR CETTE RECOMPENSE A SANOGO. IMAGINER UNE PARTIE DE BELOTTE ENTRE MOUSSA,ALPHA, ATT, DIONCOUNDA ET SANOGO ! LE MALI RAPPELLE A TOUT EGARD L’ALLEGORIE DE LA GRENOUILLE QUI IGNORAIT QU’ELLE ETAIT CUITE FAUTE DE D’ANTICIPATION, DE LAXISME, DE PASSIVITE ET D’INCONSCIENCE. «Imaginez une grenouille plongée dans une eau progressivement portée à ébullition. L’histoire raconte que, la température montant progressivement, la grenouille meurt, sans avoir perçu le danger. La prise de conscience survient trop tardivement». LE MALIEN SOMMEILLE TOUT LE TEMPS ET NE SE REVEILLE QUE POUR CONSTATER QUE QUELQU’UN EST MORT, QUE QUELQU’UN SE MARIE OU QUE QUELQU’UN EST NE SI CE NOUVEAU-NE N’EST PAS PAR ANTICIPATION UN MORT-NE CAR SANS AVENIR FAUTE D’EDUCATION FAMILIALE ET CITOYENNE. NOUS SOMMES NOS PROPRES ENNEMIES! TOUT SE PAYE CASH ICI-BAS MAIS NOUS NOUS COMPORTONS COMME SI NOUS ETIONS DES EXTRA-TERRESTRES!
intègre
intègre 14 ans
Mais qu'il est vilain ce monsieur!!!!!!!.
samakeba2
samakeba2 14 ans
De grâce, si nous devons écrire Français, faisons le en intellectuel. le Mali est un pays d'intellectuels. Il est rare de lire deux commentaires qui ne comportent pas de fautes ou d'incorrection. Attention! Sachons que le monde entier nous lise et nous juge.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (117)
  • Nfp (74)
  • Kankan (57)
  • Sissoko (28)
  • Citoyen du monde (24)