Année de la culture/ les pinceaux unis pour le Mali : Les murs du Musée national s’embrasent pour la paix
Le Musée national du Mali a dévoilé de nouvelles fresques murales de l’année de la Culture réalisées par de jeunes artistes. Un vibrant hommage à la cohésion sociale, à la paix et à la fraternité, au cœur d’un Mali en quête de renouveau collectif.
Les murs du Musée national du Mali se sont colorés d’un nouvel éclat, le samedi 6 décembre 2025. Sous le soleil doré sur la route de Koulouba, le ministre en charge de la Culture a dévoilé les fresques murales réalisées dans le cadre de l’Année de la culture. Il était entouré de son cabinet, du secrétaire général et de plusieurs responsables du département.
Dès le début, le regard est happé par une succession d’œuvres vibrantes, dressées comme un long poème visuel sur le mur qui longe la route. Les fresques, véritables mosaïques d’émotions, célèbrent trois valeurs cardinales dont le Mali a plus que jamais besoin : la cohésion sociale, la paix et la fraternité. Ce projet, porté et exécuté par le ministère en collaboration avec de jeunes artistes issus du Conservatoire multimédia Balla Faséké Kouyaté, ou independants est un poème à la reconstruction collective.
Parmi ces talents émergents, Rokia Fané, jeune artiste au geste sûr, a inscrit sur le mur un grand cœur rouge, ardent. « Un cœur pour rassembler », glisse-t-elle. Son œuvre invite chaque Malien à déposer son empreinte dans la refondation de la paix, à ouvrir son cœur plutôt qu’à s’enfermer dans les fractures.
Son œuvre est contigüe à celle d’Adama Mallé fait jaillir une flèche tendue vers l’horizon. Une flèche comme symbole de vigilance, de protection et finalement de victoire. « Pour avoir la paix, il faut savoir se protéger », explique-t-il, le regard fier devant son œuvre aux traits affirmés.
La douceur revient avec Habibatou Yaye Keita, sortante du Conservatoire et membre du Collectif « Sanu Art », qui peint deux colombes : l’une symbole universel de paix, l’autre portant le drapeau malien. Ensemble, elles figurent l’espoir et la cohésion sociale, un dialogue silencieux entre les ailes et les couleurs nationales.
Dans un tout autre registre, Awa Diakité, également formée au Conservatoire, a choisi d’évoquer la force protectrice des Forces armées maliennes (FAMa). Son aigle puissant, posé sur un symbole de paix, mêle grandeur, vigilance et résilience. « La patience est ma technique », dit-elle en souriant. Sa fresque appelle les Maliens à faire preuve de la même patience envers les autorités pour voir la paix renaître durablement.
Quant à Mamadou Tienta, jeune artiste plasticien, apporte une touche de poésie sociale. Ses calebasses réparées, métaphores délicates de la résilience et des liens à renouer. « Reconstruire malgré nos imperfections », murmure son œuvre, comme une invitation à tisser à nouveau le vivre-ensemble.
Au fil des couleurs et des symboles, une certitude s’impose : ces fresques ne sont pas de simples peintures. Elles sont un message, un souffle, une injonction douce mais ferme à bâtir la paix, pas à pas, cœur à cœur.
Les Pinceaux unis pour le Mali est une contribution des artistes peintres à l’apaisement du climat social en cette période de crise au Mali.
Le ministre Mamou Daffé s’est félicité du travail extraordinaire abattu par des jeunes artistes peintres.
Les thématiques abordées sont : Solidarité, patriotisme, résilience, paix et cohésion sociale…
Yaye Astan Cissé