Les Etats membres de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest n’excluent plus la création d’une force pour lutter contre les coups d’Etat.
En recevant le Président français, le président en exercice de la CEDEAO, le Bissau-guinéen, Umalo Sissoco Embalo a déclaré que « l’organisation ouest-africaine envisage la création d’une force anti-putsch ». C’est lors d’une conférence de presse conjointe animée par le Président Emmanuel Macron qu’il a fait cette annonce. Selon lui, la création d’une force pourrait certainement contribuer à dissuader ou à mettre fin aux crises politiques et institutionnelles qui frappent la région depuis quelques années.
La CEDEAO dont Umalo Sissoco Embalo a pris la tête il y a seulement un mois est frappée par des coups d’Etats. Les pouvoirs démocratiquement élus au Mali, en Guinée et au Burkina Faso ont été tous renversés ces dernières années par les militaires. Lui-même Umalo Sissoco Embalo a été victime cette année d’une tentative de coup d’Etat. Certains annoncent que les propos du Président en exercice de la CEDEAO ont été soutenus par le Président Français qui aurait déclaré que « ces situations (les coups d’Etats) sont inadmissibles au 21e siècle ». Les deux chefs d’Etats n’ont pour l’instant pas donné des détails sur la forme que prendra cette force anti putsch de la CEDEAO. Peut-être le prochain sommet de la CEDEAO en Guinée Bissau sera mis à profit pour développer les pistes de la mise en place de cette force anti-putsch.
Outre les coups d’Etats, la CEDEAO est confrontée à une violation des Constitutions par certains de ses dirigeants qui n’hésitent pas de réviser la loi fondamentale au terme de leur deuxième mandat pour briguer la magistrature suprême pour une troisième fois. La Côte d’Ivoire sous le Président Alassane Ouattara et la Guinée Conakry de l’ancien Président, Alpha Condé, n’ont pas échappé à cette pratique. Lors du sommet extraordinaire de la CEDEAO du 4 juin dernier à Accra, le Président Nigérian Mahamadou Buhari a tapé le poing sur la table pour exiger que des dispositions soient prises contre les dirigeants qui s’évertueraient à briguer un troisième mandat.
Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net
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