Apologie du Terrorisme : Les médias «mainstream» dont l'AFP en première ligne

Quand les médias « mainstream » dont l'Agence France-Presse (AFP) offrent un pupitre aux alliés du terrorisme sur une nappe d’apologie du Terrorisme !

18 Mai 2026 - 14:33
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Apologie du Terrorisme : Les médias «mainstream» dont l'AFP en première ligne

Le 29 Avril 2026, nous avons assisté à quelque chose qui mérite d’être abordée avec acuité. Mohamed Elmaouloud Ramadane, soi-disant porte-parole du fameux “Front de Libération de l'Azawad (FLA)”, mouvement dit séparatiste touareg du nord du Mali, s'est exprimé depuis Paris à travers l’Agence France-Presse. Il annonçait tranquillement ses ambitions territoriales : Kidal, Gao, Tombouctou, Ménaka, Taoudéni, comme si cela était une évidence. Mais cette interview, polie, lissée, romantisée, omet soigneusement un détail de taille : le FLA a mené son offensive lugubre et lâche le 25 avril 2026 en coordination directe avec le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM en français) ou Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM en arabe).

Le terme « jihadiste » que l'on retrouve dans une grande partie de la presse française lorsqu’elle mentionne le groupe terroriste JNIM n'est pas neutre et est fait à dessein. C'est un choix éditorial et politique. « Jihadiste » renvoie à une réalité idéologique et religieuse, celle d'un combat armé au nom de l'islam. « Terroriste », lui, est une qualification juridique : il désigne des acteurs reconnus officiellement comme tels par des États ou des instances internationales. Ce glissement sémantique n'est pas anodin : dire « jihadiste » là où l'on devrait dire « terroriste » revient à euphémiser la nature d'une organisation, à la présenter comme un acteur idéologique plutôt que comme une organisation criminelle condamnée par le droit.

Le JNIM est la branche officielle d'Al-Qaïda au Mali et en Afrique de l'Ouest

 Il est né en mars 2017 de la fusion de quatre organisations armées : Ansar al-Din, al-Murabitun, le Front de Libération du Macina, et l'Émirat du Sahara (branche d'AQMI). Il est dirigé par Iyad Ag Ghaly, lui-même désigné comme terroriste international par les États-Unis. Le Département d'État américain a formellement désigné le JNIM comme organisation terroriste étrangère en septembre 2018. En France, sa nature terroriste n'est pas contestée, et c’est ce qui rend la suite d'autant plus troublante.

Le JNIM, qualifié pudiquement de « jihadiste » dans la presse, est directement responsable d'attaques contre des soldats français dans le cadre des opérations Serval puis Barkhane. Au total, 58 militaires français ont perdu la vie au Mali et au Sahel entre 2013 et le retrait de 2022. Cinquante-huit, des fils, des pères, des frères, tombés précisément pour lutter contre les groupes terroristes qui sévissaient dans cette région. Il est aussi important de noter que le nombre de populations civiles innocentes tuées par les groupes terroristes est estimé à des centaines de milliers de personnes dans le sahel en général et au Mali en particulier.

Et aujourd'hui, les alliés de ceux qui les ont tués se voient offrir une tribune dans l'agence de presse nationale française (AFP), depuis Paris, pour romantiser leur combat. Je prends le monde à témoin : comment peut-on, en toute conscience, laisser passer cela? Au regard de ce fait, devons-nous conclure que : (i) les militaires français tués en mission pour la France sont-ils abandonnés, voire trahis par leur nation ? (ii) que la France confirme au grand jour à travers les organes de presse de l’état dont l’AFP son soutien aux groupes terroristes (hormis des déclarations faites pour « la forme » et hypocrites de soutien du quai d'Orsay aux populations maliennes) ? (iii) que la France accepte son accointance avec les terroristes dont les mains portent le sang de milliers de civils tués par les groupes terroristes ? Ces questions méritent des réponses et interpellent les intellectuels de la France épris de justice, d’égalité et du respect du droit international.

Par ailleurs, il est impérieux de rappeler à ces médias qui font l’apologie du terrorisme au mépris du droit international et de la déontologie du journalisme, que les peuples du sahel en général et le peuple malien en particulier ne se laisseront pas intimider. Aux journaleux [Non nécessaire] de ces organes de presse spécialisés dans l’apologie du terrorisme et leurs complices nous leur disons que leurs actes sont notés pour l’histoire.

Il faut savoir que l’Azawad, tel que le FLA le revendique, couvre les régions administratives de Kidal, Gao, Ménaka, Tombouctou, ainsi qu'une partie de la région de Mopti. C'est un territoire immense qui est presque deux fois aussi grand que la France et sur lequel le porte-parole déclare vouloir « libérer » toutes les populations. Cette revendication territoriale est contraire à l’origine du nom et à sa situation géographique, donc un mensonge. Toutefois la question qui mérité d’être posée est : Mais libérer qui, exactement, et au nom de qui ?

Alors au nom de quel principe démocratique et idéologie politique une poignée d’individus issue de la minorité d’une minorité ethnique peut-elle revendiquer la souveraineté sur des terres où elle ne constitue pas la majorité ?

Je suis malien originaire de la région de Gao. Gao était la capitale du Grand Empire Songhoy, c'est ma ville, c'est la terre de mes ancêtres. On me dit que je devrais l'abandonner à un mouvement séparatiste qui ne représente pas ma communauté, qui ne parle pas en mon nom, et qui s'est allié avec des terroristes d'Al-Qaïda pour mener son offensive ? Et les grandes agences de presse acceptent qu'ils parlent au nom de « tout le nord du Mali » ? De quel droit ?

Les médias « mainstream » dans leurs narratifs veulent nous réduire au silence

Je dis non, car mon silence serait coupable et complice devant l’histoire. Le porte-parole a par ailleurs confirmé, sans s'en cacher, que le FLA avait maintenu des contacts avec la France et entretenu de « bonnes relations » avec elle, alors même que la France a officiellement quitté le Sahel et n'est plus présente militairement au Mali.  Cette déclaration mérite d'être creusée. Dans quel cadre ces relations ont-elles été maintenues ? Par quels canaux ? À l'initiative de qui ? Si des représentants de l'État français entretenaient des liens avec un mouvement armé allié à une organisation qu'ils reconnaissent eux-mêmes comme terroriste, ne serait-ce pas une forme d'ingérence caractérisée dans les affaires intérieures d'un État souverain, en violation flagrante du principe de non-ingérence consacré par l'article 2 de la Charte des Nations Unies ?

Enfin, soyons honnêtes : cette crise se réglera par les voies décidées par les autorités maliennes et le peuple malien. Et cela personne de sérieux ne le conteste. Mais justement, la solution digne de ce nom ne peut pas se construire avec des groupes séparatistes alliés des groupes terroristes dont le JNIM/Al-Qaïda, où les populations du Mali Songhay, Peulh et Bambara, Bozo, Dogon, Sarakolé, Sénoufo, etc..) sont absentes, et où la légitimité est accordée par une certaine agence de presse depuis Paris.

 

La politique, ce n'est pas offrir un micro à qui tire le mieux

 Accorder une tribune à ce porte-parole aujourd'hui (qui ne représente pas les Touaregs du Mali), c'est précisément tuer les conditions d'une paix juste. C'est dire aux millions de Maliens et particulièrement ceux du nord qui ne sont ni Touaregs (au sens de ce porte- parole), ni séparatistes qu'ils ne comptent pas. C'est dire aux familles des 58 soldats français que leur deuil est négociable. Et c'est dire, en creux, que la lutte contre le terrorisme est à géométrie variable selon les intérêts du moment. Et c’est enfin dire, aux milliers de victimes et leurs familles que leur vie ne compte pas et que le droit international ne s’applique lorsqu’il s’agit d’eux. Je refuse cette logique. Nous la refusons. Le Mali vivra.

Dr Almouner

TALIBO Médecin

NB : au moment où nous terminons la rédaction de notre droit de réponse, la vidéo de l’interview n’est plus disponible sur le compte X de l’AFP. Toutefois elle est disponible sur YouTube

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Commentaires (13)

User
Ly
Ly 5 mois
Ironie du sort, les presidents ATT et IBK ont ete jusqu'a nomme des officiers illetres "desdits mouvements"" separatistes au nom de la paix., mais en vain. Ce n'est pas pour riens que Les populations de Bamako et kati ont decoupe Les djihadistes a la machettes apres le 15 avril. Maintenant c'est oeil pour oeil.dent pour dent. Nous restons avec notre pays le Mali quelque soit sa pauvrete.
Keita
Keita 5 mois
Les .MALIENS PEUT SE PASSER DE LA FRANCE PAS L'INVERSE RAISON POUR LAQUELLE LES MEDIAS LES E LEUR DEPUTES ET MACRON SONY SUR NOUS MATIN MIDI SOIR Le savoir faire en haute technologie que la France possède ont peut l obtenir francais est désormais disponible via dans beaucoup d autres pays Canada usa Allemagne jJapon Chine Taiwan Australie Pays bas Inde etc... Assimi a mis fin au precare français au sahel et pour tres tre très nombreuses générations Les Maliens n acceptent plus les mietttes et 80% a la France ou Russes ou Chine ou Tutquie Ce temps est résolu au sahel Leniger vient de faire lire l heure a la Chine avec contrat son petrole Le Mali avec l or et le lithium Le burkina avec le Faux en achetant lui meme engin btp
Paix/Securite Promises Par Nain Goita?
Paix/Securite Promises Par Nain Goita? 5 mois
Les routiers sénégalais appellent à ne plus prendre la route vers le Mali............../ « S'ils peuvent retourner, qu'ils le fassent. S'ils ne peuvent pas retourner, qu'ils s'arrêtent, qu'ils ne bougent pas ! Les attaques se répètent et il y a beaucoup de camions qui sont brûlés, s’alarme Gora Khouma, secrétaire général de l'Union des transporteurs routiers du Sénégal, au micro de Frédéric Garat de la rédaction Afrique. Depuis l'attaque de Kati, on peut compter onze camions sénégalais qui sont brûlés. C'est pourquoi nous disons à ceux qui sont sur le sol sénégalais, de rester de préférence au Sénégal jusqu'à que la situation soit claire. Nous ne sommes pas politiques, nous ne nous mêlons pas des affaires maliennes. Nous sommes des privés, nous sommes des travailleurs. Aller au Mali actuellement, c'est se suicider puisque les attaques ne se programment pas ! On ne peut pas gérer cette situation. » -------------/ « On ne peut pas continuer à risquer nos vies » ................/ À l’approche de la tabaski, le risque est que le sucre, la farine, le riz, l'huile qui transite généralement par le port de Dakar, ne puissent pas être acheminés vers le Mali. « Le risque qui est là, le risque est permanent. Il y a l'approche de la fête. Nous aimerions alimenter le Mali, mais à quel prix ? On ne peut pas ! Nous avons vraiment intérêt de faire ce transport parce que c'est notre gagne-pain. Mais avec quel risque ? On ne peut pas continuer à risquer nos vies, on ne peut pas. Mais si les attaques continuent, nous ne pouvons pas prendre ce risque, pour le bonheur des Maliens. Il faut alimenter les Maliens, mais à quel prix ? Nous sommes des voisins, nous sommes des parents, mais on ne peut pas continuer ! »
Lastus
Lastus 5 mois
".... Cinquante-huit, des fils, des pères, des frères, tombés précisément pour lutter contre les groupes terroristes qui sévissaient dans cette région..." Rectificatif de taille : Ils ne sont pas morts dans la lutte contre le terrorisme, ils sont morts en défendant les intérêts de la france au sahel... Ces intérêts visaient à fragmenter le Mali pour mieux exploiter les richesses du sous-sol malien.
Fanga
Fanga 5 mois
"François, Français en France depuis 37 ans", ne te fatigue pas, vaurien. On te connait tous. Tu es un minable troll français qui roule pour la DGSE française.
Ballo, Malien en  France depuis 37 ans
Ballo, Malien en France depuis 37 ans 5 mois
Toi tu as oublié que le Mali est indépendant depuis 65 Ans. Les richesses de son sous-sol appartient aux Maliens, les contrats pour son exploitation sont signés par les Maliens. Il faut demander a Barrick Gold de citer les partenaires Maliens avec lesquels ils ont signé les contrats de concessions. Depuis l'indépendance du Mali jusqu'aujourd'hui, il n'y a jamais eu une entreprise française pour exploiter l'or du Mali. Cette exploitation sous contrat est confiée aux entreprises du Canada, de l'Afrique du Sud, de l'Australie. Quand la France est venue mettre fin à l'avancée des djihadistes sur Bamako, c'était pour éviter que ces djihadistes en prenant le contrôle de Bamako et du Mali se renforcent pour ensuite attaquer less pays limitrophes mais aussi protéger les 5000 français au Mali dont 90% sont des franco-Malien. Cette intervention a couté des milliards d'Euros à l'économie française mais aussi la vie de plus de 50 soldats français. Après 9 ans, les nouveaux putschistes ont demandé aux français de partir, les français sont partis. L'armée française a été remplacée par des mercenaires Russes. Les mercenaires exigent un salaire et une garantie d'être toujours payés quelque soit les circonstances. Leurs but est de s'enrichir. Ils ne prennent aucun risque pour leur vie. La preuve est leur fuite devant le FLA à Kidal. L'armée Française n'a jamais demandé 5 franc CFA au MALI. Quand tu dis que l'interêt de la France est de fragmenter le Mali pour mieux l'exploiter, il faut savoir que le Mali soit uni ou fragmenté, cela ne change rien pour la France. Aucun pays ne peut exploiter le Mali pour la simple raison que le MALI est un pays indépendant, libre. Les français travaillent nuit et jour. Ils ne comptent pas sur l'exploitation d'un pays, ils comptent sur le travail. C'est ce travail acharné qui a fait que la France est une puissance agricole, une puissance industrielle, militaire, économique. C'est le premier pays de tourisme au monde, la deuxième puissance agricole au monde, la première puissance de l'industrie ferroviaire, première puissance de l'industrie du luxe, deuxième plus gros vendeur d'arme de sophistiquée au monde après les USA. Ce n'est pas en espérant exploiter un pays quelconque qu'elle a atteint ces Rang. Soyez un peu sérieux et respecté l'intelligence des Maliens en évitant de leur raconter des mensonges. Aucun pays ne peut désormais exploiter un autre pays en ce 21 ème siècle. Le temps de la colonisation est derrière nous et ne reviendra jamais. Salam
Cleanup
Cleanup 5 mois
Au lieu d'être obsédé par le contrôle des médias, ils devraient plutôt consacrer leur temps à assurer la sécurité et stopper l'effondrement économique.
Lastus
Lastus 5 mois
Nous apportons une réponse hollistique à la crise. Autant nous assurons la sécurité et stoppons l'effondrement économique, autant nous luttons contre la désinformation et l'apologie du terrorisme orchestrés par les médias français, à la demande de leur gouvernement.
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