Blocus des routes et recettes fiscales : L'Etat perd plus de 2 milliards de FCFA par jour, la douane une victime collatérale

31 Août 2019 - 09:30
Mis à jour: 7 ans
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Blocus des routes et recettes fiscales : L'Etat perd plus de 2 milliards de FCFA par jour, la douane une victime collatérale
Le Receveur et le Trésorier-payeur écroués à la prison centrale de Bamako
Par ce coup de force des jeunes de Kayes, c'est toute la chaine de l'économie et des finances qui se trouve affectée. En tête des services d'assiette directement touchés, la douane se trouve en quasi chômage technique en cette fin du mois d'août. La route du développement passe par le développement des routes. Ceci n'est pas un simple jeu de mots, car la quasi-totalité des échanges commerciaux dans notre pays passe par la route. L'axe Dakar-Bamako, passant par Kayes, Didiéni et Kati, se voit tailler la part du lion du volume du trafic avec plus de la moitié des importations de marchandises. En revendiquant de meilleures conditions de vie - quoi de plus légitime ? - la jeunesse de Kayes n'est donc pas allée par le dos de la cuillère : blocus de la route nationale qui nourrit le reste du pays. Comme pour asphyxier les échanges commerciaux. Légitime combat, mais les conséquences de cette forme de revendication sont astronomiques et, du coup, très préjudiciables à l'atteinte des objectifs de recettes assignés à la fiscalité de porte. Contactés par notre rédaction, les responsables de la direction générale des douanes n'ont pas souhaité opiner sur la nature politique de ce blocus. Ils ont cependant laconiquement indiqué que le blocus, sur le plan purement technique, prive l'Etat de plusieurs milliards de recettes fiscales. Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, non moins ministre de l'Economie et des Finances a précisé que l'Etat perd pas moins de 2,5 milliards de F CFA par jour du fait du blocus imposé par le mouvement "Sirako" de Kayes. La douane n'est pas la seule victime collatérale Pour stopper cette hémorragie, le chef du gouvernement a initié une rencontre avec les jeunes "blocustes" pour leur faire entendre raison. Dans un communiqué publié dans la foulée par la Primature, il est écrit qu'une enveloppe de 45 milliards est disponible pour le démarrage des travaux sur trois ans. Seul le tronçon Didiéni-Kolokani-Kati est concerné. Pour reprendre toute la route jusqu'à Kayes, l'Etat aura besoin de 350 milliards de nos francs. L'équation est donc loin d'être résolue. En substance, le chef du gouvernement a invité les jeunes à éviter les pièges politiques d'activistes qui jurent de mettre les bâtons dans les roues de l'exécutif. Il dit avoir besoin d'un environnement serein pour travailler et redresser le pays qui cherche encore sa voie. La douane n'est pas la seule victime collatérale. Avec d'autres maillons de la chaine, elle souffre de manque de marchandises à dédouaner. Elle ne peut, en effet, prendre en charge la marchandise imposable qu'une fois arrivée à elle. "Vous savez, l'Etat compte sur la douane pour renflouer les caisses en lui imposant un objectif journalier, mensuel et annuel, mais il faut simplement remarquer que lorsque la route est bloquée et que la marchandises (souvent périssable) est immobilisée, déduisez vous-même que l'affaire devient compliquée", explique pédagogiquement un déclarant en douane croisé dans les bureaux des gabelous à Bamako moins animés que d'habitude. Une moyenne de 52 milliards de FCFA par mois Malgré les facteurs exogènes (la partie septentrionale du pays n'est plus assujettie aux taxes douanières, l'imposition de la pèse à essieux par le Sénégal et les mouvements de grèves…), la direction générale des douanes arrive à maintenir la cadence de la mobilisation des recettes avec une moyenne de 50 milliards de F CFA par mois. En plus du strict respect du mois calendaire, sont proscrites les déclarations anticipées. En matière de lutte contre la fraude, elle vient d'incinérer plusieurs dizaines de tonnes de produits pharmaceutiques saisis, de drogues durs, d'alcool frelaté et bien d'autres produits prohibés. Preuve de sa vitalité en matière de protection des populations et d'assainissement de l'environnement économique. Les autres victimes collatérales de cette crise de forme nouvelle sont notamment les banques qui ont accordé des prêts importants aux sociétés de transport pour le renouvellement de leurs parcs auto ; les commerçants privés de leurs  marchandises ; les transporteurs qui n'arrivent plus à faire une rotation dans la semaine ; les commissionnaires en douanes sans dossiers depuis quelques jours et surtout les populations qui paient le lourd tribut d'une baisse de ressources au Trésor et une possible augmentation des prix de denrées de première nécessité du fait de ruptures de stocks. Que dire de toutes les familles en manque de dividendes liés au trafic routier ? La Rédaction

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Commentaires (19)

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LE ROI BITON DE SEGOU
LE ROI BITON DE SEGOU 7 ans
kinguiranke' dit PETIT CRAPAUD BAVARD ET IMPOLI, SABALI!!!!!!!!!!!!
Kinguiranke
Kinguiranke 7 ans
Fils de petits crapauds, le roi MAUDIT de segou, fils d'impolis, mal eleve et digne fils de wuruwaye qui ne merite aucun respect car tu n'as aucune dignite et pas de cerveau pour reflechir sinon comment soutenir un delinquent financier comme Boua IBK, un voleur, un corrompu et au-dessus tout un gros menteur et un mendiant international (Dala garibu)
Bamaké
Bamaké 7 ans
LE ROI BITON DE SEGOU 31 Août 2019 at 18:14 " ... kinguiranke’, qu’est-ce que cette dame t’a fait? TU ES NIENGO!!!!!... ... LA DAME QUI EST MINISTRE DES TRANSPORTS EST AUTHENTIQUEMENT MALIENNE!!!!... " ... /// ... : Kinguiranké, n'a pas mis en doute le fait que ma Sœur la Ministre de l'Equipement et des Infrastructures ( Elle n'est plus en charges du Ministère des Transport ), soit Malienne. Elle est bien Malienne. Je dirais même que les DIOP sont tous Maliens de toute façon. Tous " TOURAMANSI " donc d'origine Malienne. Vivement le Mali pour nous tous.
Kinguiranke
Kinguiranke 7 ans
Si elle est Touramansi alors elle fait honte a Touraman car les Mandikalou ont batti le Mande avec le travail, le courage et la temerite alors qu'elle dort Mme le Ministre des Tavaux publiques de Boua comme Boua lui-meme d'ailleurs.
Bamaké
Bamaké 7 ans
" ... Blocus des routes et recettes fiscales : L’Etat perd plus de 2 milliards de FCFA par jour, la douane une victime collatérale... ... L’axe Dakar-Bamako, passant par Kayes, Didiéni et Kati, se voit tailler la part du lion du volume du trafic avec plus de la moitié des importations de marchandises... " ... /// ... : L’Etat perd plus de 2 milliards de FCFA par jour... ! C'est de sa faute, à l'ETAT, s'il perd des sous... Il avait qu'à construire des infrastructures économique, des Autoroutes et un Réseau de Chemin de Fer reliant toutes les Villes du Mali entre elles et à la Capitale... Il perdrait moins de sous..., ça boosterait l'activité économique de la Capitale Bamako..., ça boosterait l'économie des capitales régionales de Kayes à Kidal..., et en plus, ça permettrait le développement économique et social des Zones rurales. Et par ricochet, moins d'exodes rurales des Jeunes vers la Capitale... ! Le Port Autonome qui nous est le plus proche, est celui de Conakry en République-Sœur de GUINÉE… Et c’est des Parents proches. Mais ce lien de Parenté avec la GUINÉE est resté un langage juste diplomatique entre ETATS… ! En réalité, nos deux ETATS n’arrivent, à rien faire ensemble pour étayer ce lien de Parenté… Le Pouvoir de l’ancien Colonisateur est passé par là… ! Sinon une ligne de Chemin de Fer Conakry-Bamako serait moins longue et moins coûteuse en trajet, et en dépenses… ! Mais allez dire à IBK et Alpha CONDÉ… Ils vous demanderaient ce qu’en pense PARIS… ? Vivement le Mali pour nous tous.
Pkagame
Pkagame 7 ans
C’est faux l’État ne perd pas “2 milliards par jour” a cause du blocage sur cette route. C’est de la propagande pour attirer la sympathie.. sinon en réalité il y a les autres axes RCI, Lomé, Cotonou, Niger etc.. En réalité, l’État perdrait environ 1.2 milliard par jour si l’axe Bamako-Kayes reste bloqué. De toute façon que l’état malien perde l’argent ou pas est presque égal a la même chose pour le commun des maliens…car au finish, c’est un état qui amasse des milliards (de droits de douanes et impôts/taxes) pour jeter par la fenêtre a travers de immenses pertes aux surfacturations et dépenses bidon voire inutiles… et voila d’où tous nos problemes financiers proviennent… et l'on ne se fatigue de le souligner mais hélas …ils ne sont jamais prêts a abandonner leur business au profit de l’intérêt collectif. Sinon l’État gagne assez des revenus (1500 milliards en douanes et impôts/taxes) pour pouvoir sans aucune difficulté s’occuper de ce genre des problemes de base qui sont absolument le domaine de tout état digne de ce nom (construction des routes etc..) … ces besoins de base ce n’est même pas a la population de les demander moins encore les exiger, car c’est l’état lui- même, pour renforcer ses propres capacités et optimiser ses revenus, qui est toujours passionné a satisfaire ces besoins. Le bon exemple d'un etat avide de développement est l’état de l’Éthiopie qui est en conflit avec une certaine partie de ses populations qui ne veulent la construction des routes et autres infrastructures de développement sur leurs villages de peur de perdre leur mode de vie rural a la modernité (de vastes autoroutes, de barrages et centrales électriques, de tramways, des usines etc..) Au MALI hélas! C’est le contraire et la pourriture est telle que même les populations du village sont victimes de l’incapacité de base de l’État (des routes, de petits ponts, des canaux d’eau, électricité, fleuve assaini, engrais non-frelatés). Le simple fait que les populations d’une route qui paie “2 milliards par jour” puisse se voir obligées de sortir réclamer la construction de cette même route montre a suffisance l’incapacité, la mediocrite, incompétence, l’insouciance et l’ irresponsabilité de l’État malien! Cet axe Bamako-Kayes serait déjà muni d’un système ferroviaire au moins semi-moderne avec des trains de medium speed voire même quelques high speeds (3-4h BKO-Kayes/660km)..ainsi que une route de 4×4 avec séparation entre les lignes de gros porteurs et les véhicules…. si on n’avait le moindre cœur. Mais hélas! Depuis 7 ans de routes de 45km BKO-KOULIKORO et de petits échangeurs de Segou qu’on inaugure avec pompe a la télé! Non nous on ne mérite pas de vrais routes, des villes relativement organisées et salubres, des système de transport commun modernes comme les autres au Ghana, au Nigeria, au Kenya, au Rwanda, en Éthiopie, au Sénégal, en RCI….c’est un luxe de trop pour nous…c’est un rêve pour nous les maliens on pense qu’ on est né et grandit dans les poussières et des eaux usées (woulou woulou dji) dans nos carrés…. car nos dirigeants nous méprisent et croient qu’ on doit rester médiocre et toujours manquer d’ambition! Encore on répète avec 100% de conviction…au Mali l’État n’a pas un problème de revenus; il a un problème de DÉPENSES! Au fond, 30 a 40 % de ses revenus vont dans la fumée de la mauvaise gestion (dépenses incontrôlées…subvenions bidons/a coloration politique, surfacturations, train de vie élevé de l’État etc..). Or il suffit seulement de fermer ces trous pour deux ans et les caisses de l’État seront remplis! Mais hélas cela voudra dire aussi que beaucoup d’ennemis vont pointer leurs vilaines têtes contre tout homme qui exécutera cet acte héroïque de fond pour sortir le Mali de l’hémorragie financière qui est en train de le détruire depuis des décennies. L’État malien n’aura jamais ” les moyens” en même temps que les surfactureurs …ce n’est simplement pas possible …c’est l’un ou l’autre. Tant que l’État ne comptera pas chacun de ses centimes comme une pièce précieuse indispensable de développement ( qui peut contribuer quelque part ..) il sera toujours dépouillé annuellement de ses centaines des milliards qui pouvaient plutôt lui servir a construire des routes, des hôpitaux, satisfaire des revendications socio-économiques …lui évitant ainsi du casse-tête permanent. C’est ça le fond du probleme…ce n’est pas la politique… c’est un fait réel! Le pays ne peut pas continuer a compter sur l’AMI (l’Argent de Mendicité Internationale) pour résoudre ses problemes de base… alors qu’il a des moyens mal- exploités!
Kinguiranke
Kinguiranke 7 ans
PKagame, c'est ca le pays de Boua IBK le Mande Zonkeba, Mande Fugarikeba, Mande Garibukeba ani Mande Galontiguelikeba en effet avec Boua comme les pintades regardent la nuque de celle qui est devnat alors le Mali est devenu le pays des voleurs, des paresseux, des menteurs et des mendiants sans crupules, sans honte et sans dignite.
Pkagame
Pkagame 7 ans
C'est faux l’État ne perd pas "2 milliards par jour" a cause du blocage sur cette route. C'est de la propagande pour attirer la sympathie.. sinon en réalité il y les autres axes RCI, Lomé, Cotonou, Niger etc.. En réalité l’État perdrait environ 1.2 milliard par jour si l'axe Bamako-Kayes reste bloqué. De toute façon l’état malien perde l'argent ou pas est presque égal a la même chose pour le commun des maliens...car au finish c'est un état qui amasse des milliards (de droits de douanes et impôts/taxes) pour jette par la fenêtre a travers de immenses pertes aux surfacturations et dépenses bidon voire inutiles.... et voila d'où tous nos problemes financiers proviennent...on ne se fatigue de le souligner mais hélas ...ils ne sont jamais prêts a abandonner leur business au profit de l’intérêt collectif. Sinon l’État gagne assez revenus (1500 milliards en douanes et impôts/taxes) pour pouvoir sans aucune difficulté s'occuper de ce genre des problemes de base qui sont absolument le domaine de tout état digne de ce nom (construction des routes etc..) ... ces besoins de base ce n'est même pas a la population de les demander moins encore les exiger, car c'est l’état lui- même, pour renforcer ses propres capacités et optimiser ses revenus, qui est toujours passionné a satisfaire ces besoins. Le bon exemple est l’état de l’Éthiopie qui est en conflit avec une certaine partie de ses populations qui ne veulent la construction des routes et autres infrastructures de développement sur leurs villages de peur de perdre leur mode de vie rural a la modernité (de vastes autoroutes, de barrages et centrales électriques, de tramways, des usines etc..) Au MALI hélas! C'est le contraire et la pourriture est telle que même les populations du village sont victimes de l’incapacité de base de l’État (des routes, de petits ponts, des canaux d'eau, électricité, fleuve assaini, engrais non-frelatés). Le simple fait que les populations d'une route qui paie "2 milliards par jour" puisse se voir obligées de sortir réclamer la construction de cette montre a suffisance l’incapacité, la mediocrite, incompétence, l'insouciance et l' irresponsabilité de l’État malien! Cet axe Bamako-Kayes serait déjà muni d'un système ferroviaire au moins semi-moderne avec des trains de medium speed voire même quelques high speeds (3-4h BKO-Kayes/660km)..ainsi que une route de 4x4 avec séparation entre les lignes de gros porteurs et les véhicules.... si on n'avait le moindre cœur. Mais hélas! Depuis 7 ans de routes de 45km BKO-KOULIKORO et de petits échangeurs de Segou qu'on inaugure avec pompe a la télé! Non nous on ne mérite pas de vrais routes, des villes relativement organisées et salubres, de système de transport commun modernes comme les autres au Ghana, au Nigeria, au Kenya, au Rwanda, en Éthiopie, au Sénégal, en RCI....c'est un luxe de trop pour nous...c'est un rêve pour nous les maliens on pense qu' on est né et grandit dans les poussières et des eaux usées (woulou woulou dji) dans nos carrés.... car nos dirigeants nous méprisent et croient qu' on doit rester médiocre et toujours manquer d’ambition! Encore on répète avec 100% de conviction...au Mali l’État n'a pas un problème de revenus; il a un problème de DÉPENSES! Au fond, 30 a 40 % de ses revenu vont dans la fumée de la mauvaise gestion (dépenses incontrôlées...subvenions bidons/a coloration politique, surfacturations, train de vie élevé de l’État etc..). Il suffit seulement de fermer ces trous pour deux ans et les caisses de l’État seront remplis! Mais hélas cela voudra dire aussi que beaucoup d'ennemis vont pointer leur vilaines têtes contre tout homme qui exécutera cet acte héroïque de fond pour sortir le Mali l’hémorragie financière qui est en train de le détruire depuis de décennies. L’État malien n’aura jamais " les moyens" en même temps que les surfactureurs ...ce n'est simplement pas possible ...c'est l'un ou l’autre. Tant que l’État ne comptera pas chacun de ses centimes une pièce précieuse indispensable de développement ( qui peut contribuer quelque part ..) il sera toujours dépouillé annuellement de ses centaines des milliards qui pouvaient plutôt lui servir a construire des routes, des hôpitaux, satisfaire des revendications socio-économique ...lui évitant ainsi du casse-tête permanent. C'est ça le fond du probleme...ce n'est pas la politique... c'est un fait réel! Le pays ne peut pas continuer a compter sur l'AMI (l'Argent de Mendicité Internationale) pour résoudre ses problemes de base... alors qu'il a des moyens mal- exploités!
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