Edito : Le MNLA bientôt dans les rangs de l’armée?

25 Mai 2013 - 12:57
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_110635" align="alignleft" width="250"]Chahana Takiou, dirpub "Le 22 Septembre" Chahana Takiou, dirpub "Le 22 Septembre"[/caption] En visite la semaine dernière à Paris, le Président par intérim, Dioncounda Traoré, a tendu la main du MNLA, dans le cadre de la résolution du conflit armé au Nord du Mali. Le porte-parole de ce groupe terroriste a aussitôt salué l’attitude du premier responsable de l’Etat, avant de formuler une préoccupation chère au MNLA: le statut juridique de «l’Azawad» et de son peuple.     Dans cette mouvance, le Haut Conseil Unifié de l’Azawad (HCUA) est né, sous la direction du patriarche de Kidal, chef des Ifoghas, In’Tallah Ag Attaher, père de l’Honorable Alghabass Ag In’Tallah, fondateur du Mouvement Islamique de l’Azawad (MIA), après la défaite d’Ansar dine, dont il était le N° 2.     Cette instance, à l’instar du MNLA, est loin de représenter tous les Touaregs de Kidal, à fortiori toutes les communautés qui y vivent. Elle se positionne pour prendre part aux négociations annoncées sous l’égide du Président Compaoré, en présence de l’émissaire spécial du chef de l’Etat malien, le diplomate chevronné Tiébilé Dramé. Il reviendra à celui-ci de défendre les intérêts du Mali, à la fois auprès du Président du Faso et des sécessionnistes du MNLA et du HCUA.     Que peut-on donc concéder à ces séparatistes? Car on a l’habitude de dire que tout est discutable, sauf la remise en cause de l’intégrité du pays, de sa forme républicaine et de sa laïcité.     Et après? Quel sort sera réservé à la branche politique de ces deux organisations? Quid de ses combattants?     Les Maliens doivent se préparer à revivre les scénarii antérieurs, c'est-à-dire l’intégration des civils dans les différents corps de la fonction publique et celle des combattants au sein des forces armées et de sécurité.     S’y ajoutent les réformes politiques qui, dans le cadre de la décentralisation, pourraient donner d’énormes pouvoir aux collectivités, pas seulement celles du Nord mais celles de l’ensemble du pays.     Ne nous trompons pas. Dès qu’on accepte la négociation le couteau sous la gorge, car c’est bien le cas aujourd’hui pour le Mali, pressé par la communauté internationale et particulièrement par Paris, notre pays ayant été incapable de gagner seul la guerre et ne pouvant donc rien imposer à ses interlocuteurs, il n’y a pas mille solutions.     Comment peut-on désarmer et cantonner des combattants sans leur offrir le minimum vital? Il sera pourtant très difficile pour bon nombre de Maliens d’accepter l’idée même de négociations avec ces bandits, à fortiori de leur accorder le moindre avantage. Mais c’est la vie. Les choses difficiles voire inacceptables, dans une situation normale, sont souvent endossées par l’Etat au nom de l’unité nationale, du vivre ensemble, lesquels n’ont pas de prix.     Que les Maliens se souviennent qu’avec le Pacte national de 1992, 2 795 ex- combattants ont intégré les différents corps de l’armée: 2 315 militaires, 150 policiers, 150 agents des Eaux et Forêts, 100 douaniers et 180 agents de l’Administration civile.     Les autres, au nombre de 9 509, ont bénéficié d’une réinsertion socio-économique, grâce à des projets comme le PAREN (Programme d’appui à la réinsertion des ex-combattants du Nord Mali), le CAR/NORD, l’ADIN (Autorité pour le développement intégré du nord), l’ADN (Agence de développement du nord). Le tout pour un montant de plus de 1 112 milliards de FCFA.     Cela n’a pas empêché les évènements du 23 mai 2006, sous-tendus, selon Ag Bibi, porte-parole des rebelles à l’époque, par une mauvaise gestion de ces projets et surtout par  le non respect des engagements des autorités d’alors. Dans la foulée, l’Accord d’Alger a été signé, le 4 juillet de la même année. Les déserteurs de l’armée ont été réintégrés et un Programme décennal de développement des régions du nord (PDDRN), composé de 39 projets, a été initié, pour un coût total de 560,6 milliards de FCFA, après le forum de Kidal de mars 2007. La mobilisation des ressources était en cours quand les évènements de janvier 2012 ont commencé.     Avec un peu de rigueur, de bonne gouvernance tout court, on aurait pu éviter beaucoup de situations désagréables. Aujourd’hui, le vin est tiré. Et il nous faut le boire, jusqu’à la lie.     Chahana Takiou 

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Commentaires (20)

User
malien
malien 13 ans
Je suis de peau claire mais jamais d'accord avec les rebelles. Un Malien dans l'âme pas par opportunisme. Je trouve que les habitants vont plutôt envenimer le problème parce que eux sont dans une logique raciste. Ces gens souhaitent une guerre civile pour juste leur souhait d'une chaise aux négociations. Ils s'attaquent à toutes les peaux claires au lieu du MNLA et autres bandits. Ils croient se faire ralier les autres maliens dans leur racisme en parlant au nom des noirs puisque majoritaires. Qu'ils se detrompent parcce que c'est une infime partie des touareg et arabes qui est en rebellion. Si tous se tournent contre eux ils iront chercher encore des dons à sevaré et segou. Qu'ils se rappellent qu'au Rwanda c'est une minorité qui tient le pouvoir encore. En tout cas, vaut mieux ne plus placer le problème sous un angle raciale car c'est dangeureux. Même les voyous du MNLA évite ce côté racial et compte parmi des eux sonrai; des peulhs aussi. Les habitants de Gao pillent les maisons et boutiques des peaux claires sans distinction alors même que ces voleurs du MNLA ont épargné à la prise de Gao les pillages de leurs affaires privées en général. C'est eux hbitants de Gao qui ont pillé plus surtout les maisons de sudistes. Maudits soient les lâches opportunistes. Combien de familles sonrai dans les hameaux, les villages de Djebock, tessé, talatay, tellit.. jamais touchées alors qu'aucun arabe ou touareg ne peut se rendre sans être tué dans les zones sous contrôle sonrai.Trop c'est trop nous disons que la patience a des limites et n'est pas une peur. Les touareg n'ont peur de personne même protégé par une armée dite nationale mais partisane et tue elle aussi sur des bases raciales.
sabour
sabour 13 ans
:oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :oops: :roll: :roll: :roll: :roll: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :idea: :idea: :idea: :idea: :arrow: :arrow: :arrow: :arrow: :?: :?: :?: :?: :?: :wink:
Kadi
Kadi 13 ans
Cette fois-ci nous veillerons et le MNLA n'aura que la prison. Les jeunes du Nord oui, mais le MNLA au diable
True
True 13 ans
IL FAUUUUUUUUUUUT DESARMER LE MNLA SINON IL N YAURA PAS DE PAIX AU SAHEL. LES VIOLS ETHNIQUES COMMIS PAR LE MNLA NE SERONT PAS IMPUNIS. LES VIOLS ETHNIQUES COMMIS PAR LE MNLA NE SERONT PAS IMPUNIS. LES VIOLS ETHNIQUES COMMIS PAR LE MNLA NE SERONT PAS IMPUNIS. :cry:
SOUSOU 13 ans
Toute cette situation resume la faillite de la classe politique et au lieu de s'occuper des problèmes de leur,voilà encore une fois, ces vampires afflutent leurs armes pour prendre ce qui peut l'être encore.Ils ont tout dans la tête, sauf sauver ce pays pour lequel ils n'ont aucun amour.Le Mali aux vrais Maliens maintenant.Et tout doit être fait pour qu'il soit ainsi.Et il en sera ainsi.
QUI NE FAIT PAS DE LA POLITIQUE DANS CE PAYS
QUI NE FAIT PAS DE LA POLITIQUE DANS CE PAYS 13 ans
Ne pas être affilié à un parti politique, c'est faire la politique de ne pas être affilié à un parti politique. Donc, tout le monde fait de la politique, sinon quel sera ton apport dans la construction du pays.
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