Education familiale : Les enfants maliens sans repère

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L’éducation des enfants est sans doute le défi le plus difficile à relever pour les parents. Elle consiste à préparer l’enfant pour  un meilleur avenir, mais tristement avec la mondialisation, les parents ont  démissionné de leur rôle d’éducateur et les jeunes semblent avoir perdu le repère.

Au Mali, hommes femmes, vieux et jeunes tous sont unanimes sur un constat, les parents ont perdu la main dans les familles en termes d’éducation. On ne reconnaît, plus les jeunes maliens, qui de par leur éducation étaient enviés, dans la sous région.  Dans les familles, dans la circulation, dans la rue et même, sur les lieux de travail, les signes de la mauvaise éducation sont presque visibles partout. Pour preuve, en longueur de journée, les jeunes filles et garçons, profèrent des insultes grossières, qui sont quasiment devenus un mode pour eux. Porter des pantalons au raz des fesses, ou s’habiller à moitié nu (pour les filles), tel est désormais le credo de la génération 21 ou génération ‘’Wada wada Woudou’’ au Mali. Si dans les pays occidentaux les gens s’habillent en fonction du climat ou  selon qu’ils vont dans une boite, à l’école, ou à une conférence, au Mali, c’est le contraire. Envahis par les images des clips américains, des télénovélas brésiliennes, il n’est plus rare de voir des jeunes filles à moitié nues, et des garçons les pantalons aux raz des fesses,  dans la rue, les lieux publics, tout comme à l’école. En plus des mauvais comportements vestimentaires, l’alcoolisme et la consommation du chanvre indien, a pris de l’ampleur chez les jeunes maliens, surtout dans la capitale.   Les bars et espaces de loisirs pullulent partout à Bamako, en violation des normes établies par la loi en la matière.  Le commerce du sexe et les avortements clandestins n’ont jamais été aussi flagrants. A l’origine de cette déperdition morale, selon beaucoup d’observateurs, la démission des parents de leur rôle d’éducateur, et le phénomène de la mondialisation. Pour certains parents, parler des dangers de la drogue, de l’alcool ou de la sexualité relève toujours du tabou, alors que, de l’avis de beaucoup d’observateur, la communication joue en grand rôle dans l’éducation des enfants.

D’aucuns constatent pour leur part, que les maliens ont perdu le sens du patriotisme, à cause  essentiellement du fait, qu’ils ont tourné le dos à leurs valeurs morales et culturelles.

« On a beau enseigné aux enfants le salut du drapeau, tant que les chefs de famille ne jouent pleinement leur rôle dans l’éducation des enfants, ce serait un vain effort », clame, un sexagénaire.                                                                                             Aoua Traoré

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1 commentaire

  1. @Aoua Taraoulé. Notre sexagénaire a bien raison.”Kunko la tagadon o tè wuludéni lamoli don yé(=on n’attend point le jour de la chasse pour élever son chien destiné à cette activité).LA MAJEURE PARTIE DE L’EDUCATION D’UN ENFANT DEVRAIT ETRE DONNEE PAR LA FAMILLE D’ABORD. Cependant, si le chef de famille qui n’arrive pas à joindre les 2 bouts(ou pour dautres raisons) n’a plus d’emprise sur sa famille, il reviendra à la rue d’éduquer l’enfant puisque “la nature a horreur du vide”. Ce qui est grave aussi c’est que certains de ces “irresponsables de familles” se cachent derrière des phénomènes comme la “mondialisation” ou “la fin des temps”…pour justifier ce laisser-aller côté éducation de la progéniture. Les enfants bien éduqués aussi ne partagent-ils pas le même monde que les autres? Pourquoi eux ne sont pas victimes de la mondialisation? Aux chefs de familles dans l’erreur: RESSAISSISSEZ-VOUS TOUT IRA BIEN! 😉

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