DRIF 2026 à Abidjan : Le CIPESA forme des facilitatrices francophones en sécurité numérique et TFGBV
Dans un contexte de mondialisation numérique accrue, les violences basées sur le genre facilitées par la technologie (TFGBV) connaissent une recrudescence, notamment en Afrique francophone. Face à cette problématique, le Centre de Collaboration sur les politiques internationales des TIC en Afrique de l’Est et australe (CIPESA), en partenariat avec la Fondation Irene M Staehelin, a organisé une formation régionale de formateurs (ToT) sur la sécurité numérique et la résilience numérique. Cet événement s'est tenu du 14 au 17 avril 2026, en marge de la 13ème édition du Forum sur les droits et l’inclusion numérique (DRIF 2026) à Abidjan.
Cette formation a réuni une quinzaine de défenseuses des droits humains, militantes et journalistes venant du Niger, du Burkina Faso, du Mali, de la République Démocratique du Congo et de la Côte d’Ivoire. L'objectif principal était de leur fournir des compétences et des méthodes pédagogiques adaptées pour sensibiliser leurs communautés aux enjeux de la sécurité numérique et des violences sexistes.
Au cours de cette formation, l'équipe de formateurs, composée de membres de la CIPESA et de Digital Society Africa (DSA), a abordé divers sujets, tels que la cybersécurité, la protection des données et les violences faites aux femmes en ligne. Juliet Nanfuka de la CIPESA a souligné que les VSFBT représentent un problème majeur en Afrique, touchant particulièrement les femmes utilisatrices du numérique.
Qualifiant ces violences de « visage » des inégalités hors ligne transportées en ligne et amplifiées par l’augmentation du nombre d’utilisateurs en ligne, Mme Juliet Nanfuka a indiqué que cet atelier constitue un point de départ pour créer un réseau de solidarité entre les femmes des espaces francophones et anglophones, afin de lutter en synergie contre les violences en ligne. Par ailleurs, les participantes se sont engagées à relayer les acquis de la formation et à travailler en synergie pour faire face à cette menace qui porte atteinte aux droits humains.
En effet, il urge de passer des discours aux actes. La Résolution 522 de 2022 de la CADHP rappelle aux États africains, dont le Mali, l’urgence de protéger les journalistes et défenseuses des droits humains contre les violences facilitées par la technologie.
Le CIPESA, crée dans le cadre de l’initiative CATIA( Catalysing Access to Information and Communications Technologies in Africa), financé par le ministère britannique du Développement international( DfIF), à travers ses actions, joue a un rôle clé dans la lutte contre ces violences, contribue à la promotion de la bonne gouvernance et aux droits humains.
Khadydiatou SANOGO /maliweb.net