Centre du Mali : Entre guerre ethnique…et désarmement des milices, vaincre le terrorisme à tout prix pour sauver le sud !

1

La crise sécuritaire qui prévaut dans les régions du centre est loin d’être un conflit ethnique, comme certains veulent le faire croire à l’opinion nationale et à la communauté internationale.

Il s’agit d’une guerre asymétrique  imposée par des forces du mal qui ont infiltré les populations  en suscitant l’amalgame d’un conflit intercommunautaire. Dans cette tragédie, les seules victimes ne sont autres que les frères dogons et peuls. Or, ces populations  ont paisiblement cohabité durant des siècles dans la cohésion. En réalité, au delà de tous les commentaires, il n’y a pas de problème fondamental entre les communautés du centre. C’est en cela qu’il est important de comprendre la présence injuste et injustifiée de ces barbares venus de partout et de nulle part. Aujourd’hui, au lieu de s’entredéchirer et de s’accuser à tort ou à raison, les uns et les autres doivent impérativement comprendre que cette guerre ne vise qu’à étendre les territoires du terrorisme. Chassés du nord, par les forces nationales et leurs alliés, les terroristes, communément surnommés ennemis paix avec comme  agenda de détruire les Etats-Nations, se sont fortement installés en l’absence de l’Etat, notamment dans les zones de Mopti et Segou. En s’attaquant au tissu social, ces malfaiteurs sans foi, ni loi ont réussi  à semer la grande terreur à travers des modes opératoires qui ont pour noms : « Enlèvements et exécutions sommaires de paisibles citoyens ; multiplications de violences intercommunautaires ; attaques contre les forces de défense et de sécurité ; attaques ciblées contre les forains».

En 2018, 52 cas de conflits intercommunautaires ont été recensés au Mali. Peu importe de dresser un  tableau macabre qui comporte des actes de vandalisme perpétré contre les forains, des récoltes de cultures abandonnées, des peuls et dogons assassinés, des écoles fermées. Les défis sont grands et les attentes sont nombreuses. Dans ce processus, il faudra surtout éviter l’exploitation politique et partisane de ces violences intercommunautaires, devenue un fonds de commerce pour certains. Notre pays, le Mali reste une cible stratégique pour les groupes terroristes. Cela est essentiel.

La solution n’est pas seulement que militaire !

Afin conjurer le terrorisme au centre et sauver le sud,  tous doivent comprendre que les actions militaires ont leurs limites dans cette affaire. Des efforts sont faits par le Gouvernement. Plus de 10 000 hommes sont déployés dans la zone.

Aussi, il convient de préciser que les discours politiques  du Gouvernement doivent se traduire en actes concrets de sensibilisation et de développement local. A cet effet, le retour de l’administration d’Etat et judiciaire ainsi que des forces armées capables de faire face aux menaces, est une condition sine qua non pour atteindre l’objectif recherché.

S’il est vrai que la stabilité du centre du pays  et la sécurisation des personnes et leurs biens reposent sur la présence des symboles de l’Etat et le monopole des opérations militaires par l’armée régulière, cependant, il faut comprendre que le désarmement tant exigé de toutes les milices par les députés à la va-t-en guerre serait de confondre vitesse et précipitation.

Dans le contexte actuel de nos Etats, aucun gouvernement ne peut dire qu’il peut arriver à zéro militarisation des sociétés civiles. En ce sens que l’objectif de l’Etat n’est pas d’être en confrontation militaire avec les populations civiles. Cela passe en partie par la mise en place des systèmes de maitrise et de gestion des armes et  du renforcement  de la cohésion sociale, comme le mécanisme des DDR dans les régions anciennement occupées par les jihadistes. A celles-ci, s’ajoute le renforcement de la confiance entre les populations d’une part et d’autre part la franche collaboration des citoyens avec les forces de défense et de sécurité qui interviennent dans un contexte marqué par la présence des éléments endogènes où le trie n’est pas toujours fait. En somme, il est impératif que dans le sang-froid, les associations de communautaires jouent davantage la carte de la retenue. C’est à ce seul prix que nous pourrons venir à bout des terroristes.

Jean Goïta

 

Commentaires via Facebook :

PARTAGER

1 commentaire

  1. Il faut arreter de parler des propagande de conflit ethnique au Mali.
    C’est tristes, l’armee imperialiste francaise est au Mali aujourd’hui soit disant qu’elle a ete invite au Mali. Supposons qu’elle a ete invite au Mali, je pense que l’invite ne peut pas et ne doit pas se subsituer a celui qui l’a invite. Ce qui veut tout simplement dire que la france s’est invitee au Mali. Aussi, quand l’armee imperialiste francaise est arrivee au Mali, la premiere chose qu’elle a impose au Mali a ete de signer sous pression la presence de la base imperialiste francaise au Mali. Il faut le dire, celui qui implante son armee dans un autre pays contole son economie, sa politique, ses ressources etc. Avec un pays comme la france qui est plus cruel et pareuseux ne fera que vider les pays et installer la misere dans ces pays. L’Afrique souffre avec la presence de l’imperialisme francais entres ses murs. Les hommes politiques francais n’ont aucune imagination ou intelligence de propulser leur pays en avant malgre qu’ils recoivent 400 milliards de dollars chaque annee des pays Africains parlant sa langue, un pourcentage de l’argent que les Africains/Africaines qui parlent francais envoient dans leur pays chaque mois etc, et malgre tout cela la france n’arrive pas a se lever la tete. Elle s’enfonce tous les jours dans les problemes economiques etc. Pour resoudre ses propres problemes elle se voit dans l’obligation d’opprimer d’avantage les Africains/Africaines. N’est ce pas une des raison que Christine Lagare etait partie en Afrique Centrale il y’a quelques mois de cela avec dans sa poche le FMI pour devaluer le franc CFA de cette zone ou d’accepter l’ajustement structurel. Tout le monde sait que ni l’un ni l’autre n’aide ces Africains/Africaines. Ils se sont retourner bredouille car ces leaders n’ont pas ceder a la violence des imperialistes pour venir detruire leur economie et prendre a zero franc les ressources de ces pays tout en fermant toute competition avec des pays comme la Chine. Je veux tout simplement dire que les forces francaise au Mali et partout en Afrique sont la bas juste pour mettre le desordre et avoir une main mise sur ces pays. Seul une revolte collective de ses pays va leur sauver sans quoi l’armee imperialiste francaise est dans ces pays pour rester et non pour resoudre un probleme qu’elle memes a cree. Je l’ai toujours dit qu’ils vont maintenir un semblant de paix au Mali pour un bout de temps et apres frapper fort avec ses lots de victimes. L’homme imperialiste ne connait ni a paix, ni la justice ou l’honnetete. Si cela etait le cas, l’armee francaise n’allait jamais mettre pieds au Mali, destabiliser le Mali, inviter des rebelles qu’elle a fabrique a venir prendre position dans le Nord du Mali ou a saboter la conference de paix au Mali. Donc tout les maux du Mali aujourd’hui s’explique par la presence des violents imperialistes francais avec leur armee de criminels. Je respecte les soldats francais car ils sont eux aussi sous l’ordre de ce violent imperialisme car si tu donnes le choix a beaucoup de ses militaires ils vont leur dire que trop c’est trop.
    L’heuere est aujourd’hui a la mobilisation contre les forces du mal au Mali plus precisement la france.
    Vous avez ici l’une des preuve de la presence de l’armee francaise au Mali
    https://www.youtube.com/watch?v=0FdMRA9kib0

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here