Le Français Kevin Lamour, numéro 3 de la Fifa, écarté après ses critiques contre Gianni Infantino

Kevin Lamour, le directeur des opérations de la Fifa, a été démis de ses fonctions ce lundi après ses récentes critiques contre son président Gianni Infantino au sujet du projet controversé de création d'une filiale commerciale de l'instance internationale.

18 Août 2026 - 13:30
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Le Français Kevin Lamour, numéro 3 de la Fifa, écarté après ses critiques contre Gianni Infantino

Kevin Lamour, le dirigeant français qui s'est exprimé contre Gianni Infantino, n'est plus directeur des opérations de la Fifa, ont appris ce lundi plusieurs membres de l'instance internationale. Selon les informations de RMC Sport, ce n'est pas vraiment une surprise pour les salariés qui s'attendaient à cette issue après la prise de parole du numéro 3 de la Fifa auprès de l'agence Associated Press.

Selon les médias anglais, le dirigeant de 45 ans, en poste depuis novembre 2024, a tout simplement été licencié. Auprès des membres du conseil de la Fifa, l’instance fait savoir que cette décision est convenue entre les deux parties et exprime sa considération pour Kevin Lamour.

"Il s'agit du projet d'une seule personne"

Dans un communiqué diffusé fin juillet par l'agence AP, le numéro 3 de la Fifa, qui a débuté sa carrière dans les instances du football en 2007 à l'UEFA, avait sèchement taclé Gianni Infantino et son projet de création d'une société commerciale visant à ouvrir le capital de la Fifa à des investisseurs extérieurs.

"Il s'agit du projet d'une seule personne. Non seulement ce projet ne doit pas aboutir, mais le moment est venu pour les dirigeants politiques du football de se poser les bonnes questions et de prendre les bonnes décisions", avait lâché Kevin Lamour, en estimant que le personnel de la Fifa était "trompé" par Gianni Infantino et qu'il méritait "mieux que le mépris et l'intimidation". "Et si cela signifie que je perds mon emploi, qu'il en soit ainsi. Je comprendrai et respecterai cette décision. Au moins, je dormirai bien cette nuit", avait-il conclu, de façon prémonitoire.

La position d'Infantino fragilisée

Après la Coupe du monde 2026 en Amérique, lors de laquelle il s'est rapproché publiquement du président des États-Unis Donald Trump, Gianni Infantino a suscité une vive polémique en annonçant vouloir créer une filiale commerciale de la Fifa afin d'ouvrir son capital à des investisseurs externes et ainsi accroître ses profits. Son projet, renommé "Vente de la Coupe du monde" par la presse, a créé d'énormes tensions dans les hautes sphères du ballon rond. L'UEFA, la Concacaf et l'AFC l'ont fustigé en réclamant le départ de son principal instigateur, tout en menaçant de boycotter le prochain Mondial, prévu en 2030 en Espagne, au Portugal et au Maroc.

Face à cette fronde, Gianni Infantino (56 ans), qui briguera un quatrième mandat à la tête de la Fifa en mars prochain, a finalement abandonné son projet controversé. Mais la position du dirigeant suisse d'origine italienne apparaît fragilisée depuis cet épisode. Si certaines fédérations lui ont apporté leur soutien, beaucoup ont pris leurs distances en annonçant parfois qu'elles ne le soutiendraient pas lors des prochaines élections présidentielles de la Fifa, pour lesquelles il est le seul candidat déclaré à l'heure actuelle. De quoi isoler peu à peu Gianni Infantino. Jusqu'à remettre en cause la suite de sa carrière à la tête de l'instance dirigeante du football mondial?

Source: https://rmcsport.bfmtv.com/