En Iran, la mort d’Ali Larijani fait craindre une radicalisation du régime
“L’assassinat d’Ali Larijani constitue un nouveau tournant dans le conflit” au Moyen-Orient, observe L’Orient - Le Jour. Téhéran a confirmé mardi 17 mars le décès du chef de la sécurité de la République islamique dans une frappe israélo-américaine.
Mercredi matin, le général Amir Hatami a déclaré que la mort de cette figure clef du régime serait “vengée”, selon un média iranien. Un peu plus tard, les Gardiens de la Révolution ont annoncé qu’un barrage de missiles ayant visé Tel-Aviv dans la nuit avait été lancé en représailles à l’attaque qui a visé Larijani. Selon le Jerusalem Post, un couple de septuagénaires a été tué par des éclats à Ramat Gan.
“Depuis la mort du guide suprême Ali Khamenei, le 28 février, l’élimination du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN), présenté par l’armée israélienne comme ’le dirigeant de facto du régime terroriste iranien’, constitue l’un des coups les plus significatifs portés à ce dernier”, estime L’Orient Le Jour. “Celui-ci se trouve ainsi privé à la fois d’un rouage central de son appareil sécuritaire et d’une figure pragmatique appelée à jouer un rôle dans de potentielles négociations”.
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Pour le quotidien libanais, “au-delà du choc immédiat, la mort de Larijani pourrait profondément reconfigurer les équilibres internes à Téhéran”, car “en pratique, elle affaiblit un courant qui, au moins théoriquement, restait ouvert à une gestion, voire à une désescalade, du conflit”. Le journal rappelle que ces derniers jours, “des informations, notamment relayées par Axios, faisaient état de contacts indirects entre le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et Steve Witkoff, proche de Donald Trump chargé du dossier iranien”. Ces échanges avaient été rapidement démentis par les deux camps, mais leur “simple évocation révélait l’existence d’une tendance pragmatique au sein du système iranien, une tendance qu’Ali Larijani paraissait pouvoir incarner”.