Général Lamine Cissé : "Il ne faut pas tarder" à intervenir au Nord-Mali

21 Juin 2012 - 15:05
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_74707" align="alignleft" width="350" caption="Général Lamine Cissé : "Plus vous attendez, plus l'ennemi se renforce"][/caption] L'ex-chef d'état-major du Sénégal et ancien représentant spécial des Nations unies en Afrique de l'Ouest, le général Lamine Cissé, insiste sur la qualité des renseignements nécessaires avant l'envoi de troupes au Nord-Mali. Jeune Afrique : Initialement, la Cedeao envisageait d'envoyer 5 000 militaires au Mali. Est-ce que cela suffit ? Général Lamine Cissé : En matière de combat, ce ne sont pas uniquement les effectifs qui comptent. Le rapport des forces dépend également des capacités et de l'équipement de l'ennemi. De ce point de vue, l'évaluation précise de la situation sur place est indispensable avant d'envoyer des troupes. D'autant que sur ce théâtre d'opérations il y a les rebelles du MNLA [Mouvement national pour la libération de l'Azawad, NDLR], qui revendiquent un territoire, et les djihadistes, qui ont un tout autre agenda. Cela complique la situation.
Il faut éviter que les populations fraternisent avec l'ennemi, qui lui au contraire va chercher des appuis locaux. Ne serait-ce que pour se dissimuler.  
Il faut également couper ces groupes armés des populations en favorisant le développement économique de la zone et en satisfaisant les besoins essentiels des habitants. On peut ainsi éviter qu'ils fraternisent avec l'ennemi, qui lui au contraire va chercher des appuis locaux. Ne serait-ce que pour se dissimuler. Avec un risque de guérilla urbaine... C'est à envisager. Pour éviter cela, le renseignement est capital. Les services spéciaux doivent obtenir un maximum d'informations : effectifs, nature de l'armement, nombre de véhicules, caches d'armes, relations avec les populations... Il faut savoir ce qu'il y a de l'autre côté. Un appui aérien est-il nécessaire ? Cela fait partie de l'arsenal, mais il faut savoir précisément sur qui on tire pour éviter les dégâts collatéraux. L'armée malienne peut-elle intervenir seule ? J'en doute. Elle avait déjà auparavant du mal à venir à bout d'Aqmi [Al-Qaïda au Maghreb islamique]. Une force africaine dispose de moyens supérieurs, et avec un soutien logistique occidental, cela peut inverser le rapport des forces. L'habitude de ce genre de terrain est-elle nécessaire ? En clair, faut-il envoyer des soldats sahéliens ? Non, pas forcément. Les militaires savent s'adapter, ils s'entraînent pour cela. N'en doutons pas, des plans sont déjà établis et les liaisons sont permanentes. Cette question est du ressort des dirigeants politiques. Les états-majors définiront ensuite les contours du commandement pour constituer une force homogène et efficace. Ils prendront également les dispositions nécessaires pour travailler avec Bamako. Mais n'en doutons pas, des plans sont déjà établis et les liaisons sont permanentes. Quel doit être l'objectif d'une telle opération : sécuriser la région ou neutraliser l'ennemi ? Cela dépend de la vision des Maliens et de la communauté régionale. C'est une décision politique, et les militaires s'adapteront ensuite avec un scénario adéquat. Mais, j'insiste, il ne faut pas tarder. Plus vous attendez, plus l'ennemi se renforce. 21/06/2012 à 16h:03 Par Propos recueillis par Philippe Perdrix  / jeuneafrique  

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Commentaires (13)

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Niyefôkoyesegoude
Niyefôkoyesegoude 14 ans
C'est simple, leurs soutiens sont connus de tous,il faut monter la pression sur eux afin qu'ils arrêtent de les financer on verra au bout de quelques jours et la suite sera un jeu d'enfant
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
UNE BASE D'INFORMATIONS STRATÉGIQUES A BASE D'INTELLIGENCE COLLECTIVE PERMETTRA DE LUTTER EFFICACEMENT CONTRE LE TERRORISME ET ÉVITER LES DÉGÂTS COLLATÉRAUX Bonjour, Interview très mesurée qui pointe du doigt l'intérêt de la qualité des renseignements avant de choisir une solution et les dégâts collatéraux éventuels en cas de guerre (usage de la force). C'est une des raisons qui fait que dans la solution globale négociée à base de conférence de compromis étendue à tous les Maliens que je propose, une base d'informations stratégiques à base d'intelligence collective (participation de tous les Maliens nécessaire ainsi que la coopération avec les pays voisins et au niveau international) sera utilisée pour lutter, de façon ciblée, à partir d'informations pertinentes, vérifiées, contre le terrorisme et éviter les dégâts collatéraux. Dans cette solution, l'intégration équitable des communautés et le développement durable et équitable sont proposés comme moyens pour éviter la récupération des populations locales par le terrorisme et pour garantir une paix et une sécurité durables et le bien-être collectif. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC et Gouvernance E-mail: [email protected]
Maliba
Maliba 14 ans
Le bambara t' emmerde Jongoye et même demain c'est la langue la plus parlée au Mali que tu veuille ou non. Tous les sudistes sont considérés dans la conscience collective comme des bambara. Ce n'est pas un crime et cette langue est africaine car parlée en Guinee, au Senegal, au Burkina, au Mali... Les jaloux vont maigrir !!!!!
SANOGO DEGAGE
SANOGO DEGAGE 14 ans
vous au moins vous osez dire la vérité que la bande de soldats indignes et leurs supporters essayent de cacher ......des lâches et des péteux qui veulent refuser l'intervention cedeao alors que les terroristes et leurs complices occupent plus de la moitié du territoire national sans être inquiétés par la racaille de kati ......de l’orgueil mal placé ....
fou.dkg
fou.dkg 14 ans
depuis 3 mois c'est le premier que j'entends dire quelque chose d'intelligent :wink:
ApemaM 14 ans
Je te le jure!!!
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