Le chef de la délégation du Conseil de sécurité de l'ONU : " La signature de l'accord final se fera à Bamako "

04 Fév 2014 - 14:20
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_193452" align="alignleft" width="447"]Gerard Araud, Banke Gerard ARAUD, Bankée Mangaral[/caption] En fin de mission dans notre pays, la délégation du Conseil de sécurité de l'ONU a organisé une conférence de presse à l'hôtel de l'Amitié, lieu qui abrite la MINUSMA. Selon le diplomate français, Gérard Araud assisté de son homologue tchadien Banté Mangaral " l'aboutissement  de la négociation doit se faire à Bamako ". Il a précisé ainsi que le sort du Mali se fera à Bamako et nulle part ailleurs. A en croire le représentant français au Conseil de sécurité, les discussions préliminaires peuvent se tenir ailleurs par contre la signature de l'accord final ne se fera qu'à Bamako. Le chef de la délégation onusienne qui s'est félicité de la volonté manifeste de tous les acteurs maliens pour trouver une solution durable à la crise récurrente au Mali a indiqué  qu' " il faut nécessairement désarmer les groupes armés " car, dit-il, il ne peut pas y avoir de Mali sans désarmement. Gérard Araud a laissé entendre que ce désarmement suivra le processus de cantonnement.     Un processus de cantonnement qui, faut-il préciser, n'a jamais démarré contrairement  à ce que soutient la communauté internationale.     La délégation onusienne qui a déploré un certain ralentissement dans le processus s'est réjouie de sa rencontre avec les autorités maliennes et l'ensemble des groupes armés ainsi que la disponibilité des uns et des autres à résoudre rapidement la crise du nord.     La délégation a enfin appelé les autorités maliennes à la vigilance surtout dans un contexte de défis asymétriques. " L'absence d'un cadre politique inclusif risque d'être exploitée par des fauteurs de trouble " a-t-elle déclaré Il est impératif, selon le diplomate français, de lancer les discussions dans les plus brefs délais et avec un calendrier précis. Ce cadre politique est nécessaire pour consolider les acquis sécuritaires, stimuler le processus de cantonnement et enfin aboutir à un véritable processus de désarmement et de réinsertion, a-t-il précisé..     Abdoulaye DIARRA

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Commentaires (3)

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DJOSS
DJOSS 13 ans
Contribution pour que les maliens ouvrent les yeux et sachent réellement ce qui se passent .....ATTENTION A LA FRANCE ET A LA MEDIATION DE BLAISE COMPAORE néocoloniales françaises Luis Basurto envoyer l'article par mail envoyer par mail | 10 octobre 2012 Article en PDF : Enregistrer au format PDF François Hollande, au nom de la France, prit la parole lors de la 67ème session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU le jour de son ouverture, le mardi 25 septembre 2012, demandant entre autres choses un mandat international pour une intervention militaire étrangère au Mali, dont le nord du pays est occupé par des rebelles. Il qualifia d’”insupportable, inadmissible, inacceptable” l’occupation du vaste territoire du nord malien “par des groupes terroristes” en annonçant que la France soutiendra toutes les initiatives qui seront prises par les Africains. (1) Pour rappel, la France de M.Chirac et de M.Sarkozy ne trouvait pas insupportable, inadmissible ni inacceptable l’occupation du nord ivoirien par des rebelles sanguinaires, putschistes ratés, depuis septembre 2002 et cela jusqu’à avril 2011, car ces rebelles soutenaient l’homme adoubé par Paris, l’ancien fonctionnaire du FMI Alassane Dramane Ouattara (ADO), aujourd’hui hissé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Et droites et gauches françaises se donnaient la main durant cette période dans une union sacrée assurant cette collusion où J. Chirac et N. Sarkozy assuraient un soutien militaire français aux rebelles pour agresser l’Etat ivoirien. Ici la France soutient des rebelles, là-bas elle fait la guerre pour les combattre. Allez comprendre ! Les rebelles semblent bons s’ils sont en Côte d’Ivoire, en Libye ou en Syrie, à un moment donné et contre l’ennemi désigné des intérêts occidentaux (réel ou supposé). La géométrie variable est bien visible. La ficelle est grossière. La France s’immisce à présent de façon aiguë et accélérée au Mali. Le néocolonialisme décomplexé se manifeste une fois de plus. L’ingérence politique et « diplomatique » devient ouvertement militaire. La crise interne, politique et militaire, au Mali veut être résolue militairement par la seule France et ses alliés africains, ses anciennes colonies ouest africaines. Dans un élan désintéressé ? Les origines d’une crise sans précédents : Touaregs et islamistes contre le Mali, plus affaibli que jamais. Cette crise au Mali est due aux rébellions, (2) sécessionnistes et/ou fondamentalistes, touarègues ou islamistes, qui réussirent à attaquer, occuper et contrôler le nord du pays avec ses villes principales, Gao, Kidal, Tessalit et la légendaire Tombouctou, depuis janvier 2012. Ceci provoqua un putsch fin mars 2012 pour déposer du pouvoir le général Amadou Toumani Touré, dit « ATT », impuissant et visiblement incompétent, président élu, lors de son élection contestée fin avril 2007 (comme lors de sa première élection, en mai 2002), et en fin de mandat car une élection présidentielle était prévue pour le 29 avril 2012. Le coup d’Etat fut populaire, et eut un fort soutien politique et citoyen exprimé publiquement. (3) Une description fine, avec une tentative d’analyse pertinente, ultérieure, devrait aborder le richissime sujet d’actions et réactions au Mali face au ‘pronunciamiento’ militaire, des partis, mouvements politiques, syndicats, associations, communautés, musulmans non-intégristes, soutiens et opposants des jeunes officiers révoltés, et des consensus et clivages. Faut rappeler que la déstabilisation du Sahel, de toute la bande sahélo saharienne, donc du nord du Mali à présent occupé par des rebelles, est l’une des conséquences directes de la guerre de l’OTAN contre la Libye, dont la France de N. Sarkozy fut l’initiatrice. Ce conflit provoqua la prolifération et le renforcement de bandes armées djihadistes et, à la chute du régime libyen et après l’exécution de Mouammar Kadhafi, la débandade de l’armée libyenne et la dissémination accélérée d’armes de tout genre et d’hommes armés dans le Sahel. Parmi les Touaregs rebelles et les islamistes au Mali il y a des vétérans de la guerre en Libye de 2011. Après les offensives rebelles de janvier 2012 et la chute de tout le nord du pays suite au retrait de l’armée malienne au mois d’avril dernier, à présent les mouvances islamistes chercheraient, avec les crimes commis au nom de la charia et une lente poussé vers le sud-ouest, l’affrontement afin de galvaniser et d’unifier les groupes djihadistes probablement pour internationaliser le conflit dans le but d’« afghaniser » la région. Le MLNA touareg ayant été à l’heure actuelle largement submergé par les groupes islamistes. L’arroseur arrosé ? Qui tire les ficelles occultes de ces mouvances ? L’offensive du MLNA permettait à ses parrains un scénario d’eaux troubles où l’ingérence politique et militaire étrangère était autant cause que conséquence. Certains avancent les thèses bien plausibles, et démontrables, de l’implication française -sarkozyste- ainsi que des burkinabés (Blaise Comparé a
Sagolo
Sagolo 13 ans
Nos Etats se donnerons la main le jour ou ils comprendront la position des occidentaux envers nous
Zandjougou Koné
Zandjougou Koné 13 ans
Attendons de voir. En Afrique, l'ONU n'a jamais régler un conflit, excepté celui de l'Angola sous le leadership de Feu Alioune Blondin Beye. A travers ce chef de mission, la France aura toujours une main invisible derrière pour aiguillonner le processus. C'est désormais une guerre souterraine de positionnement géo-strategique qui s'ouvre entre tous les pays qui ont des interêts à défendre au Mali
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