NORD-MALI: L’indépendance de Kidal ou la guerre ?
C’est véritablement ce chantage que les maîtres de l’Adrar des Iforas font au pouvoir en place. En effet, après les accords d’Alger, les rebelles continuent de prôner la légitimité de...
Les premiers contacts entre les Kel Adagh, à leur tête, l’amènokal Zeid ag Attahir, et les responsables de l’Us-Rda, ont porté sur l’avenir de la gestion politique du pays après le départ programmé de l’administration coloniale.
Durant ces contacts, les Kel Adagh ont présenté leur vision du future État comme suit :
-Étant un État géré par des musulmans, ils le préfèrent à une administration des Chrétiens (Français).
-Les responsables de l’Us - Rda ont accepté le principe que chacune des communautés qui composaient le Mali avait le droit de gérer ses propres affaires internes sans que l’État ne s’y ingère.
Le tout s’est soldé par l’arrestation de Zeid et ses compagnons et leur condamnation à mort.
Depuis cette date, la région de l’Adagh a été soumise à une lourde et brutale administration militaire et interdite aux étrangers jusqu’en 1986.
- Une troisième rébellion dans l’Adagh, à laquelle le pouvoir de Bamako semble vouloir pousser la région, ne fera que repousser cette revendication, qui pourrait évoluer et prendre d’autres formes, dans l’avenir des rapports entre les deux camps.
Le régime d’ATT ne peut pas compter sur des milices d’autodéfense qui lui sont fidèles comme il l’a fait avec le Ganda Koy, pour la simple raison que la région de l’Adagh est homogène sociologiquement et culturellement.
- de la structure sociale des Kel Adagh qui impose à ses segments une solidarité agnatique en périodes de crises: il aura perdu l’argument qu’il a jusqu’à présent utilisé et pour lequel il a eu l’adhésion de certaines puissances étrangères et l’opinion interne à Bamako, qui consiste à isoler les partisans de la population, puisque tout ce beau monde va découvrir, à son insu, que les partisans bénéficient de l’adhésion de leurs contributions et ils ne sont que les porte parole du malaise que vit leur région. Contre tous ces risques que fait peser l’intervention militaire sur l’unité nationale et l’octroi d’un simple statut particulier, justifié du reste, par l’approfondissement de la démocratie, pour une région très particulière, ATT doit réfléchir avant d’agir dans un sens ou dans l’autre.
Quelle est votre réaction ?
Like
0
Je kiff pas
0
Je kiff
0
Drôle
0
Ouah
0
Triste
0
Hmmm
0
-
Kinguiranke
(127)
-
Nfp
(82)
-
Citoyen du monde
(24)
-
kan
(22)
-
Coulibaly Yacouba
(20)
Commentaires (0)