Sommet extraordinaire des chefs d’etat et de gouvernement de la CEDEAO : «Un coup d’Etat» contre la junte… Les raisons d’un clash

01 Mai 2012 - 00:00
Mis à jour: 14 ans
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La transition portée à 12 mois et conduite expressément par le président intérimaire, le prof. Dioncounda Traoré avec la plénitude de ses pouvoirs; Injonctions et sévère mise en garde aux militaires de regagner les casernes  et contre « toutes actions arbitraires et unilatérales » de la CNRDRE,  au risques de s’exposer à des «sanctions individuelles ciblées»... La junte ne s’attendait certainement pas à cette réaction, elle qui misait sur une collaboration avec  la CEDEAO en vue de conduire la transition après la période intérimaire de 40 jours. C’est au grand complet que les  chefs d’Etat et de gouvernements ont pris les résolutions pour le moins contraignantes contre la junte militaire au Mali. C’était également en présence des observateurs des Etats et organisations comme celui du Président de la République Islamique de Mauritanie, de l’Algérie, de la France, des Etats Unis d’Amérique, de l’Union Africaine, de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), des Nations Unies et de l’Union Européenne. Du beau monde, en somme (lire communiqué). Les points contraignants Les points 11, 12, 13, 14 et 15  de ladite résolution ne sont pas sans déplaire à la junte. Ils stipulent respectivement ceci : «Les Chefs d’Etat et de Gouvernement décident de porter la transition au Mali sur une période de 12 mois, au cours desquels les élections présidentielles doivent être organisées pour choisir un nouveau Président. Le Sommet décide également d’étendre le mandat des organes de transition, notamment le Président par Intérim, le Premier Ministre et le Gouvernement sur cette période de 12 mois pour assurer, dans la limite des pouvoirs qui leurs sont conférés par la Constitution, la continuité de la gouvernance du pays… Les Chefs d’Etat et de Gouvernement demandent que les autorités de transition garantissent non seulement le droit de retour au Mali de l’ex Président, M. Amadou Toumani Touré et de toutes autres personnalités forcées de quitter le pays mais aussi leur sécurité une fois au pays. Le Sommet exhorte les autorités de transition de prendre toutes les mesures pour déployer, durant la période de transition, les services centraux de l’administration dans tout le pays en particulier dans leNord. Le Sommet salue la libération des personnalités détenues par les Militaires le 17 avril 2012 et demande au CNRDRE d’honorer scrupuleusement son engagement pris dans le cadre de l’Accord en respectant l’ordre constitutionnel et en se soumettant aux autorités civiles de la transition. A cet égard la Conférence demande aux membres du CNRDRE de retourner dans les casernes et de se consacrer à leur mission régalienne de défense du territoire. La Conférence met en garde le CNRDRE que ses membres qui commettraient désormais toutes actions arbitraires et unilatérales seront passibles de sanctions individuelles ciblées». Et en vue de montrer toute leur détermination, les chefs d’Etat et ministres présents «décident de prendre toutes les mesures nécessaires visant à assister le Mali dans le rétablissement de son unité et de son intégrité territoriale. A cet égard, les Chefs d’Etat et de Gouvernement instruisent la Commission de commencer, avec effet immédiat, le déploiement de la Force en Attente de la CEDEAO conformément au mandat approuvé». Et l’on apprend du coup que le Président de la République Fédérale du Nigeria, Goodluck Ebele Jonathan, a décidé de se joindre aux efforts du Médiateur S.E.M Blaise Compaoré dans la résolution pacifique de la crise au Mali». Pour qui connait le poids et la place du Nigeria au sein de la communauté, on imagine que le dossier Mali tient véritablement à cœur l’organisation sous-régionale et par devers, la communauté internationale toute entière. Les raisons d’un clash Réagissant à chaud à la résolution de la CEDEAO, la junte a qualifié la rencontre d’Abidjan de «rendez-vous manqué». La rupture semble donc consommée entre les deux entités, si l’on se rappelle que le capitaine Sanogo avait, aux premiers jours du coup d’Etat, demandé à être compris par ladite communauté. Mais qu’est-ce qui peut bien justifier l’attitude va-t-en guerre de la CEDEAO après cet appel pour le moins pathétique de la junte? C’est le point 8 de la résolution qui ouvre un coin de voile. Il est ainsi libellé : «La Conférence prend note de «l’engagement solennel» pris le 1er Avril 2012 par le Comité National de Redressement pour la Démocratie et la Restauration de l’Etat (CNRDRE), de restaurer rapidement la légalité constitutionnelle au Mali». Notez que l’expression «l’engagement solennel» est bien en exergue et entre guillemets comme pour rappeler la promesse de la junte le 1er avril dernier. A l’issue des pourparlers à la date indiquée, le CNRDRE s’était en effet engagé dans l’accord-cadre,  à rétablir la constitution de Février 1992 et à contribuer à la mise en place d’un gouvernement d’Union Nationale, composé de toutes les sensibilités  du pays. De l’eau a coulé sous le pont des Martyrs depuis cette déclaration. Il y a eu d’abord ces arrestations et libérations en catimini et en violation de la procédure en vigueur. Une attitude qui, aux yeux des chefs d’Etat de la CEDEAO, constitue une grave violation de la loi fondamentale consacrant l’effectivité des libertés individuelles et collectives en République du Mali. Une posture qui a quelque peu entaché la sincérité de la junte aux yeux de son interlocuteur lequel dut même haussé le ton en vue d’obtenir la libération des personnalités concernées. A ces cas de séquestration, s’ajoute l’exclusion de la classe politique  dans la composition du gouvernement Cheick Modibo Diarra  et en violation des termes de l’accord-cadre. On imagine, en outre, que l’hostilité réservée au président sortant Amadou Toumani Touré n’est pas étrangère à la décision de la CEDEAO. Un souci qui apparaît dans la résolution prise par les Chefs d’Etat et de Gouvernement à Abidjan: Ils demandent en effet que «les autorités de transition garantissent non seulement le droit de retour au Mali de l’ex Président, M. Amadou Toumani Touré et de toutes autres personnalités forcées de quitter le pays mais aussi leur sécurité une fois au pays». A titre illustratif, l’évacuation de Soumaïla Cissé et de l’ancien président Amadou Toumani a été la croix et la bannière nonobstant les garanties écrites obtenues de la junte. En somme, la question semble plus relevée d’une méfiance. En tout état de cause, si l’on peut reprocher à la CEDEAO la violation de l’accord-cadre et de la Constitution malienne à travers la désignation de facto du président intérimaire en qualité de président de la Transition et de la fixation de son mandat, la junte, non plus, n’est pas exempte de reproches. La seule différence est que la première possède, à l’heure actuelle, les moyens de sa politique au contraire de la seconde. B.S. Diarra

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Commentaires (53)

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Mon Pays en derive
Mon Pays en derive 14 ans
Bien dit. On ne doit pas suivre l'exemple de gens qui sont loins d'être des exemples. Peut être quand Sarkho s'en ira de l'Elysée, les choses iront mieux à Bamako et à la CEDEAO. On pourra enfin faire face à la crise du nord.
meche
meche 14 ans
Maliens, maliennes, encore une fois, le Mali se trouve dans l'impasse. Une situation crée de toute pièce par ces manges mil. Il faudrait que le malien ou qu'il soit sache que nul ne fera le Mali sans les maliens, alors trouvons une solution à notre problème nous même sans compter sur qui que se soit. CEDEAO, FRANCE, ALGÉRIE, MAURITANIE personne n'a de leçon à nous donner. Ils veulent une démocratie de façade, pour assujettir notre pays d'avance. Par ce moyen, je profite et je demande à tous les maliens de s'unir et de combattre l'ennemi du Mali de l'intérieur comme de l'extérieur. Aujourd'hui c'est le Capt. Sanogo qui est traité de tous les mots parce que tout simplement il n'a pas accepter les vouloir des illuminati africains, il est donc indésirable, il faut l'écarter par tous les moyens. on sait pas a qui le tours demain. On reproche aux militaires de faire un coup d'état, mais D. Traore sans coup d'état constitutionnel ne serait pas président. Alors qu'on arrête de nous traiter de con.
binaba
binaba 14 ans
Malheureusement c’est comme ça que ça finit si on laisse l’oisiveté s’installer dans le pays avec une démocratie de façade , et une corruption a outrance a tous les niveaux de l’administration bref tout le giottisme généralisé . ATT et les hommes politiques malien n’avaient pas le mali cœur le système de d’état n’existe pas. Mes amis le pays va mal. On ne sait même pas quand le nord va être libéré on se demande que s’est-il passe pour que le mali tombe aussi bas. Ironie du sort l’ex président ; le premier ministre ; le ministre des affaires étrangère et j’en passe sont tous du nord. Les autres fils du nord sont introuvables c’est les enfants des cultivateurs de la savane dont la plupart n’as jamais vu le désert qui combattaient les rebelles et des quelque courageux Touaregs (que dieu les bénissent parce que ce n’est pas facile de combattre des gens du même bercail que toi) ce serait injuste d’accuser n’importe qui que ce soit. Si les hommes politiques maliens remplissent l’avion pour aller discuté des affaires du mali au Burkina il ne faut pas accuser le Burkina. Mes frères l’innocence et l’inconscience c’est fini pour le mali : ambe noh do
yepekofa
yepekofa 14 ans
MALIENNES ET MALIENS N AVEZ VOUS PAS ENCORE COMPRIS QUE BLAISE, ADO, YAYI BONI ET AUTRES NE VEULENT PAS DE L INTERET DU MALI? ALORS OUBLIONS CETTE SOIT DISANTE DE LA CEDEAO, ORGANISONS AVEC LES MOYENS DU BORD, LES MILLIARDS VOLES DE CES POLITIQUARDS POUR DEFENDRE NOS REGIONS. ATTMANIA ET SON CLAN ESSAYENT DE NOUS DIVERTIR. APRES AVOIR TRAHI LE PEUPLE MALIEN, L ARMEE EN DEALANT AVEC LA REBELLION, ATTMANIA POUSSE LOIN SA FOLIE EN EMPECHANT DE FAIRE FACE A L ESSENTIEL. ALORS ARRETONS DE GRACE CETTE GUERRE FRATRICIDE . IL DOIT ETRE JUGE POUR " HAUTE TRAHISON". MOHAMED SON BEAU FILS POUR ENRICHISSEMNT ILLICITE, SEMEGA PAREIL, SES FILLES QUI SONT MILLIARDAIRES, PAREIL. LA CEDEAO VEUT TOUT FAIRE POUR QUE CELA NE SOIT PAS UN BON PRECEDENT . MAIS C EST OUBLIER LA FERME ET TENACE DIGNITE ET VOLONTE DU PEUPLE MALIEN. ALORS SERRONS LES RANGS POUR BOUTER DE NOS RANGS CES POLITICIENS EGOISTES ET MECHANTS ET MAFIEUX DE PLUS. PENDANT QUE LE NORD BRULE , LA SEULE CHOSE QUE VOUS TROUVER A FAIRE DE DESTABILISER DAVANATAGE LE PAYS.
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