An I de la chute d’IBK : La grosse désillusion de certains acteurs politiques

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Renversé  le 18 août 2020 par  un coup d’Etat, les pratiques du régime du président de d’Ibrahim Boubacar Keïta demeurent toujours. Sur l’an I de la transition, deux hommes politiques livrent leurs impressions.

Le Vice-président  de l’Union des patriotes pour la République (URP), M. Alou Sidibé a abordé trois à quatre points : la sécurité, la politique, l’économie…  selon lui, la sécurité commence à s’améliorer, car les communautés sont en train de faire leur mieux pour parler entre elles, avec l’appui du gouvernement et même avec les groupes rebelles. Sur le plan politique, il  constate une évolution, parce qu’avant, les politiques disaient trop de mensonge à la population, surtout pendant les 7 ans du règne d’IBK. Cela a été catastrophique pour le peuple malien. S’agissant du plan de l’économie, il souligne : « Je dirais que ça ne va pas du tout, mais je pense que cela est dû à la situation sanitaire mondiale de la pandémie Covid-19 », a-t-il expliqué. Il poursuit que les Maliens doivent se donner la main pour mettre le pays sur de bons pieds, au lieu de chercher des intérêts personnels. D’après lui, il faut que les Maliens s’adaptent au changement. Pour terminer, il a affirmé qu’il est pour la prolongation de la transition d’une année et demie, pour permettre aux autorités de mettre le pays sur pied avant les élections.

Pour le président du Mouvement national de la jeunesse du parti Asma-CFP, Abidina Karembé, il y a eu une légère amélioration par rapport à la sécurité. C’est ce qu’on peut noter fondamentalement au cours de cette une année. Sur le point de la gouvernance, elle est vertigineuse jusqu’à présent. Il n’y pas d’amélioration substantielle, le résultat exhorté n’a été atteint. Sur le même régime d’IBK que par la transition, il n’y a pas eu véritablement de promotion de la bonne gouvernance, ce sont les mêmes acteurs et pire, le même système demeure. « Je peux dire que fondamentalement rien n’a changé par rapport à la gouvernance », a-t-il exprimé. Pour l’économie, d’après lui,  la situation est beaucoup plus dramatique que sous le régime d’IBK. « La population est divisée aujourd’hui plus qu’au temps d’IBK. Pour nous, la transition devrait être un tremplin pour unir les Maliens. Depuis le renversement du régime, nous pouvons dire qu’il n’y a pas eu de changement. C’est la même gouvernance, l’économie est à terre, le pays a reculé d’un an », a-t-il souligné.  Sur le plan international, dira-t-il, nos partenaires ont diminué par rapport au temps d’IBK. « Avec la transition, les partenaires techniques et financiers sont beaucoup plus réticents. A notre à avis, la transition doit se focaliser sur la bonne marche de l’organisation des élections et laisser les autres tâches au pourvoir qui va être démocratiquement élu », a-t-il affirmé. Et de déplorer que la transition continue avec le même système d’IBK, le changement tant attendu n’a pas été aposté, au contraire c’est une régression.

Propos recueillis par Fily SISSOKO

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