ORTM : L’ex-DG victime d’un règlement de compte

22 Juin 2012 - 00:01
Mis à jour: 14 ans
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Le limogeage mercredi dernier du directeur général de l’ORTM, Bally Idrissa Sissoko, serait consécutif à un règlement de compte qui ne dit pas son nom. Il s’agit de l’affaire dite désormais d’Aïssata Ibrahim Maïga avec Cheick Modibo Diarra en mission à Alger, Paris et Nouakchott, qui pose véritablement la problématique de la gestion des télévisions d’Etat africaines, particulièrement celle de l’Office de radiodiffusion, télévision du Mali (ORTM). Explications. [caption id="attachment_61019" align="alignleft" width="350" caption="Mr Bally Idrissa Sissoko, ex-DG ORTM"][/caption] Une affaire si banale (au début), a vite pris les allures d’une affaire d’Etat. La semaine dernière, le chef du gouvernement malien, Cheick Modibo Diarra devait se rendre en Algérie, à Paris, puis à Nouakchott, dans le cadre de sa série de concertations pour la résolution de la crise au Nord du Mali. Le choix du journaliste de l’ORTM devant l’accompagner s’est heurté à une confusion qui ne dit pas son nom. Et des informations concordantes nous apportent qu’une consœur (présentatrice) a été préférée à un "grand reporter" suite à l’intervention personnelle du Premier ministre. Le pas est franchi et la polémique s’emballe depuis une semaine. Faux débat, vraie problématique Au-delà du débat sur la forme du choix fait par le chef du gouvernement, l’affaire Aïssata Ibrahim Maïga pose véritablement la problématique du fonctionnement de nos télévisions africaines. Bref, leur rapport avec le régime en place. L’ORTM ne fait pas exception à la règle. Et tous les régimes qui se sont succédés ont eu leurs "journalistes préférés". Sous d’autres cieux, le débat ne se pose. Aux Etats-Unis, les journalistes accrédités pour la couverture des activités du président sont connus dans leurs rédactions. On les appelle "les correspondants de la Maison Blanche". En France, la démarche semble la même, où les radios, journaux et chaines de télévision, ont des reporters spécialisés auprès de l’Elysée. Il est vrai que le Mali n’est pas la France, encore moins les Etats-Unis. Mais la mission des journalistes semble identique. Et le mode de fonctionnement du choix des reporters doit nous inspirer. Règlement de compte L’affaire de la journaliste avec le Premier ministre à Paris doit nous amener donc à réfléchir sérieusement à un autre mécanisme de gestion des ressources humaines au sein de notre télévision. En effet, l’ex-DG de l’ORTM, Bally Idrissa Sissoko vient de perdre sa place suite à cette affaire. Depuis la création de la télévision nationale en 1984, le choix des hommes se heurte régulièrement à des frustrations. Certains estiment d’ailleurs que l’ORTM est "une boite qui fabrique des aigris". Faisant référence à la "marginalisation de certains" réputés très talentueux. Sous Moussa Traoré, les voyages présidentiels étaient réservés à un ou une catégorie de journalistes, dont les critères de choix restent encore à édifier. Les régimes suivants n’ont pas fait exception à la règle. L’affaire dite Assaïta Ibrahim Maïga, a en croire certaines sources v Le débat aujourd’hui à l’ORTM doit être consacré à la question de savoir qui fait quoi ? Et qui choisir pour de telle mission ? Dans un passé récent, nous avons vu des journalistes spécialistes de tous les domaines (politique, art, culture, sport, environnement, Ntic, etc.). Cela n’a pas fait broncher les observateurs. L’ORTM fait face à une véritable nécessité de réorganisation et de la valorisation des hommes. En clair, pour nous éviter une autre "affaire Aïssata Ibrahim", il est important aujourd’hui pour les responsables de la chaîne de télévision nationale de fixer les critères de choix des journalistes pour "les grands reportages", en n’oubliant pas que pour devenir grand reporter, il faut aller au charbon. Et que l’expérience s’acquiert sur le terrain. Ben Dao

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Commentaires (52)

User
idy
idy 14 ans
Des intellectuels qui se comportent comme des enfants, un probleme tres banal,qui pouvait etre regle sans aucun probleme. soyons un peu serieux, dirigeant de la transition le pays compte sur votre bon exemple.
Koma Diarra
Koma Diarra 14 ans
Les rois de Segou au commande du nouveau empire MALIBA. <> Notre grand Modibo ou chouadou serait un Ngolo DIARRA BIS.
zoro2
zoro2 14 ans
Pour régler cette question, il suffit que les journalistes du Mali se spécialisent dans les divers domaines de la vie économique et sociale (santé, économie, éducation, sciences et techniques, littérature etc.) Ainsi le choix se fera en fonction de l'objet de la mission et non en fonction de la tête du journaliste!
DOUENTZA
DOUENTZA 14 ans
C est pas une question de spécialisation mais UNE QUESTION d'homme d'homme,ils y a d'autre qui présentent le journal,sans avoir un diplôme de journalisme.Il faut avoir des relations avec le D.G soit donné la part du D.G après chaque reportage;ou une personne sans dignité,pour avoir des grand reportage.il faut faire des rotations par rapport au reportage,et animation et autre
k
k 14 ans
rip lamine coulibalibaly
Sandiguira
Sandiguira 14 ans
Le PM nous fait vraiment honte dans cette affaire. Au lieu de discuter d’abord avec le DG de l’ORTM, prendre une decision ensemble non. Ce Mr prend sa decision point barre. Alors à quoi sert la responsabilité du DG? C’est ça qui cree la mesentente dans nos socièté. STOP.Répondre
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