Retour de l’administration au nord : Des policiers refusent de regagner Tombouctou

24 Avr 2013 - 15:00
Mis à jour: 14 ans
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Le retour de l’administration dans les zones libérées est plus qu’un impératif, mais les autorités de la transition ont du mal à convaincre les fonctionnaires. Illustration parfaite, la police nationale refuse catégoriquement d’aller servir à Tombouctou.   [caption id="attachment_61209" align="alignleft" width="323"]Des policiers maliens,  (photo archives) Des policiers maliens, (photo archives)[/caption] La semaine dernière, un groupe de policiers volontaires a pris la direction de Gao. Pendant ce temps, le ministre de la Sécurité intérieur cherche à convaincre d’autres éléments de la police nationale à aller prêter main forte à l’armée dans la ville de Tombouctou. A travers ce redéploiement, il voulait aider l’armée dans la pacification du territoire et permettre à l’administration de s’installer progressivement. Mais, du coté de certains éléments de la police nationale, la nouvelle est appréciée diversement.  Tout comme les autres fonctionnaires de l’administration qui doivent incessamment regagner leurs lieux d’affectation, la police aussi doit se convaincre qu’il n’y a pas deux Mali. Toute chose qui démontre à souhait la légèreté par laquelle les plus hautes autorités traitent de la question du retour de l’administration dans les zones libérées.   Avec les multiples refus des travailleurs de l’administration de retourner au nord, c’est un cinglant désaveu pour le ministre de la Fonction publique qui a déclaré sur les antennes de l’Ortm qu’aucun fonctionnaire ne restait au sud, après la libération du nord. Les policiers ne sont pas les seuls dans cette situation, récemment le proviseur du lycée Mahamane Alassane Haïdara de Tombouctou a opposé un niet catégorique à la passation de service. Idem pour les localités de Youwarou, Douentza et Ténenkou qui n’étaient pas occupées, mais les fonctionnaires ont déserté laissant les populations dans le désarroi.   Là où le bât blesse, c’est concernant la police, car l’occasion lui a été donnée, une fois de plus, de se racheter aux yeux de l’opinion nationale. Or, jadis, la police nationale, avant sa démilitarisation, avait participé avec brio  à la guerre que notre pays a mené contre un pays voisin. En clair,  les villes du Mali profond continuent à attendre avec impatience l’arrivée de la police. Le directeur de la Dirpa a fait cas du retour de ce corps dans leurs zones d’affectation, pour donner main forte à l’armée.   En tous cas, le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile doit revoir sa copie pour que les policiers soient redéployés au nord du pays, au lieu qu’ils restent à s’entredéchirer à Bamako.   Alpha .M. CISSE  

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Commentaires (15)

User
sankingba
sankingba 14 ans
Ni min mata o kili bè tji :twisted: :twisted: :twisted: :twisted:
sosroutiere
sosroutiere 14 ans
Mr le journaliste; je vous informe que la ville de Douentza était belle et bien sous occupation. Pour preuve, après Kona, Douentza a été la 1ère ville bombardée par l'opération française pour déloger les occupants. Quelque part je suis d'accord que retour de l'administration doit être conditionné à la sécurisation des localités libérées d'où la nécessité de la présence des forces de sécurité avant le reste des agents de l'Etat. La carte d'identité Nationale à 15.000 FCFA dans les villes libérées?????????????????????? il faut en parler
omar
omar 14 ans
Il ya tellement de diplome' chomeur au mali qu'il faut songer a remplacer tous les deserteurs, tout sauf que de suplier un apatride cochon fonctionaire de regagner son lieu d'affectation, Recruter les jeunes a leur place. comme cela Dieu benit le Mali
ADAM
ADAM 14 ans
ET AVEC TOUT CA VOUS VOUS PERMETTEZ D'INSULTER LA CDEAO OU SONT LES GRANDES GUEULES QUI REPROCHE AUX SOLDATS DE LA CDEAO DE NE PAS MONTEZ AU NORD POUR CE BATTRE? DONNEZ MOI UNE SEULE RAISON POUR UN ETRANGER QU'IL SOIT TCHADIEN, TOGOLAIS OU GHANEENS D'ALLER CE FAIRE TUER POUR LE MALI OR MEME LES MALIENS NE VEULENT PAS PRENDRE CE RISQUE? VOUS N'AVEZ PAS HONTE MEME DEBY DEMANDE A L'ARMEE MALENNE D'ALLE LAIDER LES TCHADIENS COMBATTRE LES TERRORISTES MAIS JUSQU'A TODAY VOUS VOUS TERREZ DANS LES CENTRE URBAINS ET LE MNLA VOUS INTERDIT DE METTRE PIEDS A KIDAL CA FAIT DES MOIS QUE VOS SOLDATS PARLENT DE LOGISTIQUES POUR Y ALLER MAIS TOUJOURS RIEN, VOUS AVEZ PLUS DE GENERAUX QUE TOUTES LES ARMEES D'AFRIQUE MAIS ILS SONT DES LACHES ONT NE LES VOIT MEME PAS ET C'EST LE TRES BRAVE ET HEROIQUE COLONEL DAKO QUI MENE LES OPERATIONS AU NORD AVEC L'AIDE D'UNE FEMME LA LT COL NEMA SEGARA, VOS HOMMES METTENT DES FEMMES AU 1ER RANG DANS CETTE GUERRE ET VOS HOMMES SE CACHENT? C'EST HONTEUX
KONE31
KONE31 14 ans
..............C'est normal, car, ils ont payé pour être recruté donc, les autoirités maliennes ne peuvent avoir aucune autorité sur eux. Voilà la raison. A cela, le manque de patriotisme grandissant dans notre pays. Le chemin est encore long. Quant vous recrutez des voyous, des délinquants dans l'administration, attendez vous à des comportements de ce genre.
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