Abandon de l’évaluation des départements ministériels : Le PM opte pour le pilotage à vue

28 Juin 2012 - 03:00
Mis à jour: 14 ans
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Le  gouvernement, initialement conçu par les signataires de l’Accord – cadre du 06 avril 2012 comme une structure exécutive  de large union nationale, a été en réalité le fruit d’une effroyable démarche solitaire du pseudo-navigateur. Se méprenant sur la notion de «pleins pouvoirs», il a, par un singulier manque d’adresse et de tact politiques, tout simplement snobé la classe politique et la société civile arguant du fait qu’il était dans l’obligation de composer avec des personnes qui bénéficient de sa pleine confiance, compte tenu du délai court qui lui était imparti pour accomplir une œuvre aussi difficile. [caption id="attachment_76113" align="alignleft" width="300" caption="Cheick M Diarra, Premier ministre de la Transition"][/caption] L’argument a paru, en soi, acceptable. C’est d’ailleurs pourquoi certains regroupements politiques de taille (Ibk 2012, Fdr, Adps), sans lui donner un blanc seing, ont pris acte de cette évolution et se sont inscrits dans une dynamique de jugement aux actes posés. Il convient de rappeler que le gouvernement de transition avait pour double objectif de reconquérir le nord et de préparer les élections générales. Ces actions devraient être inscrites dans une feuille de route convenue et approuvée par les forces vives de la nation. Aujourd’hui, à l’épreuve des faits, dire que cet attelage gouvernemental est décevant serait un doux euphémisme. Il est tout simplement fantomatique, ne sachant  plus dans quelle direction voguer. La feuille de route tant attendue continue à se faire attendre alors qu’elle devrait être le premier job du navigateur. Lui qui se dit avoir été membre d’une équipe de la Nasa devrait pourtant savoir que la feuille de route («la road map» en anglais) est l’outil le plus banal requis de n’importe quel groupe de travail pour n’importe quelle activité, quelque soit sa pérennité ou son impact dans l’objectif global de l’organisation. Le concept a même été «francisé» par les Canadiens du Québec qui œuvrent toujours à «maper» systématiquement et préalablement les détails de toute œuvre collective qu’il leur est donné de réaliser. La méthode a donc revêtu le sceau indélébile de la culture nord américaine du fonctionnement des organisations. D’ailleurs, cette culture a fait trace d’huile dans les organisations internationales qui nous gouvernent telles que la Banque mondiale ou le Fmi, à travers le concept de la gestion axée sur les résultats (Gar). Ainsi prescrite comme outil de gestion devant être nécessairement globalisé, toute l’administration malienne a, par voie de conséquence, été gavée des méthodes d’organisation autour du Gar. Le commissariat à la Reforme administrative a englouti des milliards de nos francs dans la formation de nos cadres sur la conception et le suivi évaluation selon le modèle Gar. Les gouvernements précédents ont parfaitement bien maîtrisé l’approche. Des séminaires d’évaluation étaient périodiquement organisés pour noter les avancements par rapport aux objectifs projetés. Et les ministères étaient «notés» en conséquence. Au prix, certes, d’une rigoureuse priorisation, cet exercice était religieusement effectué pour la gestion de multiples et transversaux objectifs. Il n’y a pas de raison que la même administration peine au travail lorsqu’il ne s’agit que de planifier la réalisation de seulement deux objectifs. Les ressources n’ont pas été évaporées ou changées, elles sont tout simplement mal managées. L’incompétence pourrait justifier cet état de fait bien que ce seul argument ne suffise à convaincre. Il pourrait en réalité s’agir d’actes posés dans le seul dessein de retarder les évolutions et solliciter une prorogation de la transition. Le calcul parait machiavélique, mais la tentation de se donner plus de temps pour mieux placer ses hommes et réussir un ancrage solide dans l’administration serait un des principaux objectifs du soi disant navigateur. Dès à présent, si on évaluait le gouvernement actuel dans le cadre d’une stratégie crédible de Gar et eu égard le laps de temps dans l’exercice de leurs fonctions, seuls deux ministres, pourtant occupés à des postes accessoires par rapport aux objectifs principaux, émargeraient curieusement du lot. Ce serait le ministre de la Justice, pour toute l’œuvre de restauration de l’Etat de droit qu’il a entreprise contre vents et marées et son homologue de l’Economie et des finances pour la restauration de la confiance et du dialogue avec les bailleurs de fonds sur fonds de léger frémissement de l’activité économique.  Les autres ministres et singulièrement ceux préposés aux fonctions essentielles de la mission du gouvernement de transition, à savoir le ministre de la Défense et celui de l’Administration territoriale, demeurent toujours à quai, inertes,  atones et ayant l’air de voguer en haute mer sans sextant, ni boussole. Est-ce délibérément une stratégie impulsée par le premier d’entre eux ? L’avenir nous le dira. Ce qui est clair aujourd’hui, c’est que la classe politique, toutes tendances confondues, a sonné la fin de la récréation. Elle n’est plus en état d’avaler les couleuvres d’une gestion gouvernementale empreinte d’amateurisme et de pilotage à vue en cette période cruciale du devenir du peuple malien. Le Premier ministre doit nécessairement se réveiller ; et pas seulement en proposant des machins de récupération mal pensés aux partis politiques. Il doit avoir le courage de reconnaître qu’il a fait un faux départ et qu’il s’attelle à rectifier le tir pendant qu’il est encore temps. Gérard DAKOUO

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Commentaires (28)

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kabakourou
kabakourou 14 ans
camp de Kati= camp de concentration CNRDRE= Parti nazi Capitaine Sanogo=Hitler l'armée malienne=0 soldat malien=dégonflé Le PM CMD= traître+incompétence
ady
ady 14 ans
CMD l'homme qui a soutenu le coup d'etat ne peut etre un brillant intellectuel mais un imposteur.
Seyba
Seyba 14 ans
Monsieur le Speudo Journaliste vraiment c'est decevant mais pas surprenant c'est seulement au Mali qu'on voit que des speudo journalistes s'erigent en specialiste, donc maintenant vous apprendre au Premier Ministre comment on redige un document de declaration de politique generale ? Non seulement vous etes ignorant, mais vous ignorez aussi que vous etes ignorant.
kerfa le fou
kerfa le fou 14 ans
Vidéo torture des militaires détenus à Kati Maliens indignez vous! J' ai eu le coeur meurtri en voyant cette vidéo! Comment des maliens peuvent faire ça à d' autres maliens? Ce qui me sidère encore plus c'est les propos tenus par ces apatrides de militaires, qui n' ont que faire du patriotisme, donc pour eux mourir pour Le Mali est une mort inutile, ce qui signifie qu' à leurs yeux le Mali ne vaut pas grand chose! Chers compatriotes on ne peut plus compter sur ces militaires qui ont plongé notre pays dans un sommeil profond.Monsieur le ministre de la justice de tels actes ne peuvent pas et doivent pas se produire au Mali, il y va de votre crédibilité. Votre nomination à la tête du département de la justice a suscité beaucoup d' espoirs chez les Maliens, montrez vous digne de la confiance du peuple malien. Si vous ne réagissez pas cela signifie que vous approuvez ces actes de torture et de barbarie, où ne nous sommes plus dans un Etat de droit? Je vous rappelle (gouvernement) que le Mali est signataire de la déclaration universelle des droits de l' Homme de 1948 de L ' assemblée générale des nations unies, de la charte africaine des droits de l' homme. de 1981. Parmi les droits de l' homme figurent le droit à la liberté et à la sûreté, le droit à un procès équitable, tous ces droits fondamentaux sont bafoués en République du Mali. S' agissant du droit à la sûreté le texte fondamental de notre pays, à savoir la Constitution de 1992 dans ces articles 1 et 3 y fait référence. L' article 3 de notre Constitution dispose que nul ne sera soumis à des actes de torture, ni à des sévices ou traitement inhumains, cruels, dégradants. Tout individu , tout agent de l' Etat coupables de tels actes sera puni conformément à la loi. Mieux encore l' article 10 de notre constitution dispose que toute personne faisant l' objet d' une mesure privative de liberté a le droit de se faire examiner par un médecin de son choix. Ces droits sont- ils garantis pour les militaires détenus à Kati? Monsieur le ministre je ne vais pas vous apprendre le droit, mais de grâce réagissez, ne laissez pas ces incultes souiller la terre sacrée du Mali. Un Malien qui souffre pour son pays!
kerfa le fou
kerfa le fou 14 ans
Vidéo torture des militaires détenus à Kati Maliens indignez vous! J' ai eu le coeur meurtri en voyant cette vidéo! Comment des maliens peuvent faire ça à d' autres maliens? Ce qui me sidère encore plus c'est les propos tenus par ces apatrides de militaires, qui n' ont que faire du patriotisme, donc pour eux mourir pour Le Mali est une mort inutile, ce qui signifie qu' à leurs yeux le Mali ne vaut pas grand chose! Chers compatriotes on ne peut plus compter sur ces militaires qui ont plongé notre pays dans un sommeil profond.Monsieur le ministre de la justice de tels actes ne peuvent pas et doivent pas se produire au Mali, il y va de votre crédibilité. Votre nomination à la tête du département de la justice a suscité beaucoup d' espoirs chez les Maliens, montrez vous digne de la confiance du peuple malien. Si vous ne réagissez pas cela signifie que vous approuvez ces actes de torture et de barbarie, où ne nous sommes plus dans un Etat de droit? Je vous rappelle (gouvernement) que le Mali est signataire de la déclaration universelle des droits de l' Homme de 1948 de L ' assemblée générale des nations unies, de la charte africaine des droits de l' homme. de 1981. Parmi les droits de l' homme figurent le droit à la liberté et à la sûreté, le droit à un procès équitable, tous ces droits fondamentaux sont bafoués en République du Mali. S' agissant du droit à la sûreté le texte fondamental de notre pays, à savoir la Constitution de 1992 dans ces articles 1 et 3 y fait référence. L' article 3 de notre Constitution dispose que nul ne sera soumis à des actes de torture, ni à des sévices ou traitement inhumains, cruels, dégradants. Tout individu , tout agent de l' Etat coupables de tels actes sera puni conformément à la loi. Mieux encore l' article 10 de notre constitution dispose que toute personne faisant l' objet d' une mesure privative de liberté a le droit de se faire examiner par un médecin de son choix. Ces droits sont- ils garantis pour les militaires détenus à Kati? Monsieur le ministre je ne vais pas vous apprendre le droit, mais de grâce réagissez, ne laissez pas ces incultes souiller la terre sacrée du Mali. Un Malien qui souffre pour son pays! :cry: :cry: :cry: :cry:
Toufan
Toufan 14 ans
Vous n'avez pas compris encore l'intention de ce gouvernement de kati. Il s'agit de trainer le pas pour que la transition fasse plus de 2 ans afin que la vengeance puisse bien aboutir. Sion ce gouvernement s'il est vraiment malien doit s'ateler à 2 tâches principales. Regler le problème de kati et récupérer le nord. En déhors de ces 2 priorités tout les reste est secondaire aujour'hui.
blo
blo 14 ans
Encore bien dit. Si avec Balla, Idi, son frère médiateur, Aya et Tienan, ils croient que le 26 mars 1991 ne peut revenir et qu'ils pourront jouer les prolongations, qu'ils continuent ce comportement qui a bien l'air d'une vengeance...
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