Focus : Vertus du dialogue

Les tensions et les débats actuellement en cours dans les états-majors des partis politiques qui ont donné le ton de la résistance face à la perspective de leur disparition volontaire ou forcée ne doivent pas aller au-delà ce week-end

05 Mai 2025 - 01:43
Mis à jour: 1 an
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Focus :  Vertus du dialogue

…Et cette palpitante semaine qui a vu la classe politique malienne étaler ses divisions.

Dans ces instants là où l’avenir politique du Mali est en jeu, le dialogue doit primer. Pour cela, il faut ouvrir une fenêtre pour se parler. Sans cela, pas d'idées neuves et fraîches pour aspirer à une bonne bouffée d'oxygène dont tous ont besoin. Car le débat sur la nécessité de dissoudre ou de réduire leur nombre ne date pas d'aujourd'hui sinon jamais la charte des partis politiques au Mali n'aurait existé. Si complexe que soit la situation présente, les vertus du dialogue doivent primer. Si certains y voient une opportunité de rationaliser le paysage politique et de renforcer la gouvernance, d'autres y perçoivent une menace pour les libertés démocratiques. Le projet de loi portant abrogation de la charte ne signifie nullement la négation de leur statut de personne morale autorisée à compéter lors d'élections. La méthodologie de ces consultations à venir consisterait à former des groupes de travail autour de leur refondation. Une possibilité pour faire des offres de modalités sur la diminution de leur nombre en faisant usage de leurs propres prérogatives. Le Chapitre II de la Constitution du 22 juillet 2023 intitulé : « De la Souveraineté », prévoit en son article 39  que "Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la loi". C'est de cette loi qu'il s’agit à présent de peaufiner dans le calme, la sérénité et le dialogue permanent. Tel était le but de la charte des partis initialement. Mais les partis ont omis les dispositions de l'article 37 de notre nouvelle Constitution qui stipule que : « La souveraineté nationale appartient au Peuple qui l’exerce par ses représentants élus au suffrage universel direct ou indirect ou par voie de référendum ». Car « Aucune fraction du Peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ». Les développements ultérieurs seront déterminants pour l'évolution de ce débat et pour l'avenir du système partisan malien, au-delà des tensions perceptibles et des débats houleux au sein de la classe politique. 

La Rédaction

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Commentaires (1)

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Sangare
Sangare 1 an
C'est un faux débat que de traiter la situation des partis politiques. SI LE PEUPLE MALIEN EST VÉRITABLEMENT SOUVERAIN,C'EST À LUI DE DECIDER DE LA SITUATION DES PARTIS POLITIQUES. Il ne peut s'exprimer que dans les URNES. Choisir une autre méthode comme les assises est une farce démocratique. S'il ne s'agit pas de manipuler afin de ne pas passer le témoin aux représentants du peuple,c'est le calendrier des élections qu'on doit publier pour afin de permettre au peuple malien de statuer sur les grands sujets de la nation. C'EST PENDANT LES CAMPAGNES ÉLECTORALES QUE LES CANDIDATS INFORMENT LE PEUPLE DE LEURS INTENTIONS. Si le sujet de la réforme des partis politiques préoccupe réellement les maliens, il fera parti des sujets de discussion. Ainsi chaque candidat proposera ses solutions en espérant qu'elles seront validées dans les URNES. S'il n'est pas un sujet préoccupant personne n'en parlera. AU CONSTAT DE LA SITUATION ÉCONOMIQUE, SÉCURITAIRE DU PAYS, IL EST SÛR ET CERTAIN QUE LA RÉFORME DES PARTIS POLITIQUES N'EST PAS UN SUJET QUI PRÉOCCUPE LES MALIENS. Il préoccupe plus les USURPATEURS qui veulent empêcher l'accession au pouvoir de certains hommes politiques. Si on veut mettre fin aux tensions en cours,il serait plus rationnel de publier les dates des élections. QU'ON LE FASSE AVANT QUE LE PEUPLE IMPOSE UNE TRANSITION TRÈS COURTE PAR MANIFESTATIONS HEBDOMADAIRES COMME CELLES ENTAMÉES LE 5 JUIN 2020 CONTRE LA GOUVERNANCE D'IBK. Qu'on tente d'empêcher ces MANIFESTATIONS HEBDOMADAIRES,c'est créer les conditions d'une violence politique comme ce pays l'a connu notamment en 1991. LA VIOLENCE DE MARS 1991,C'EST LA VOLONTÉ DES TENANTS DU POUVOIR D'EMPÊCHER L'AEEM DE BLOQUER LA CIRCULATION POUR FAIRE ENTENDRE SES REVENDICATIONS. Il faut espérer que les tenants actuels du pouvoir vont empêcher la violence dans les rues en acceptant que les maliens s'expriment en toute liberté sur la place de l'indépendance. Il n'y a qu'une seule manière d'empêcher les maliens de prendre la direction des rues, c'est publier les dates des élections. Ainsi, on finira de parler hypocritement des partis pour se consacrer aux sujets qui préoccupent réellement les maliens.
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