Concertations nationales : Elles se tiendront avec ou sans…

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Malgré leur volonté de décrier la non transparence des concertations nationales, la voix des animateurs du Front Démocratique pour la République ((FDR) reste sans écho. S’ils se pensent  opprimés, la Commission  Nationale d’Organisation des Concertations se croit impartiale. Elle a écartée toute polémique quant à la réelle tenue desdites concertations par la fixation des dates. Ceux qui les jugent capitales sont les bienvenus.

26-27-28 novembre, c’est les dates retenues pour la tenue des concertations nationales. L’information a été donnée aux hommes de médias au cours  d’un point de presse, le samedi 17 novembre  à la Maison de la Presse par le  président de la Commission Nationale d’Organisation des Concertations Nationales, Pr Oumar Kanouté, Directeur de Cabinet du Premier ministre.

Un point de presse qui avait pour centre d’intérêt : Briffer les journalistes sur les contours  desdites concertations et sur quelle base elles ont été souhaitées. Pour la cause, des documents en vue de parer à toute polémique de non clairvoyance ont été mis à la disposition des communicateurs. Notamment  une note introductive ; les termes de référence ; le règlement intérieur et le projet de règlement  intérieur des   Concertations Nationales des Forces Vives du Mali.

Dans la note introductive, il est à constater que  la tenue de ces concertations nationales est due à de multiples raisons.  Notamment, à cause des insuffisances au plan institutionnel, la Constitution du 25 février 1992 pour l’organisation de la transition (21 jours au moins et 40 au plus) après le coup d’Etat ou la démission du président de la République ; des difficultés institutionnelles et sécuritaires qui persistent.

C’est compte tenu de ces constats, comme écrit dans le document,  une forte demande  a été formulée par diverses instances et organisations tant au plan national qu’international pour l’organisation des concertations nationales.

A savoir, de l’accord cadre du 6 avril 2012 en son article 6, alinéa 2 ;  de la déclaration solennelle des forces vives du Mali du 15 avril 2012 à Ouagadougou en son point 3 ; du communiqué final du Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenu le 3 mai à Dakar, en son point 9 ; des consultations des Forces Vives avec le Premier ministre et le Président de la République par intérim ;  des initiatives de concertation de certains regroupements et organisations ; de la rencontre entre les Familles fondatrices de Bamako et les Forces Vives à l’initiative des Femmes du Mali, le 22 juillet 2012 ; de la déclaration du Haut Conseil Islamique du Mali ; des exigences quasi unanimes de la Communauté internationale pour le retour à l’ordre constitutionnel.

A cet effet, l’objectif général est, toujours selon le document,  de doter le pays d’organes capables de conduire le recouvrement de l’intégrité du territoire national afin d’assurer le retour  et le fonctionnement régulier de l’Administration publique et d’organiser des élections démocratiques, transparentes et crédibles sur l’ensemble du territoire. Pour ce qui est des objectifs spécifiques, c’est de convenir d’une feuille de route pour la période de la Transition comportant : l’axe fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement de la transition ; le délai et le chronogramme de la transition ; les tâches opérationnelles à accomplir par les différents organes de la transition ; les voies et moyens de la libération des zones occupées ; le retour de l’Administration dans les zones libérées ; la création des conditions favorables au retour des populations déplacées et réfugiées ; les modalités d’organisation d’élections libres, transparentes et crédible sur l’ensemble du territoire ; le choix du fichier électoral ; la création des conditions favorables à la reprise de la coopération avec les partenaires techniques et financiers ; le renforcement de la communication aux plans national et international. Enfin, compléter les organes de la transition à travers la définition d’organes complémentaires de la transition ; la définition des attributions de tous les organes de la transition et des relations fonctionnelles entre eux.

Cependant, les propositions concernant les documents de travail sont toujours sources de contestation. Le Front Uni pour la Démocratie et la République(FDR), se sentant opprimé,  n’a pas caché son intention de boycotter lesdites concertations.  A travers une conférence qu’il a animée, le samedi 10 novembre à la Maison de la Presse, le FDR a jugé les concertations nationales nulles et non avenues.

Mais pour le président de la Commission nationale d‘Organisation des Concertations Nationales, Pr Kanouté,   les raisons avancées par ce groupement s’avèrent non louables. Car, selon lui, aucune sensibilité n’a été négligée ou exclue dans l’élaboration des documents et encore moins dans la constitution de la commission. « Nous avons tendu la main à tout le monde afin de résoudre de manière consensuelle ce problème », a-t-il justifié.   Malgré tout cela, le FDR reste sur sa position ferme. Ce qui veut dire qu’il boycottera ces dites concertations. «  Les concertations se tiendront bel et bien les 26-27 et 28 de ce mois. Nous appelons tout le monde à y participer. Mais celui qui ne veut pas, nous ne pouvons rien contre lui. C’est sa liberté », a précisé Pr Kanouté.

A noter que ces concertations nationales se tiendront au Centre International de Conférence de Bamako(CICB). Le nombre total des participants est de 586 et le financement desdites  concertations est fixé à 78 millions de nos francs.

Boubacar Yalkoué

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3 COMMENTAIRES

  1. RÉSUMÉ DE LA LETTRE OUVERTE PORTANT SUR LE GUIDE ET LA PLATEFORME DE CONCERTATIONS NATIONALES ET DE NÉGOCIATION POUR UNE SORTIE DURABLE ET HONORABLE POUR TOUS DE LA CRISE MALIENNE

    Tous les Maliens n’acceptant pas le terrorisme incluant ceux de la diaspora et des régions doivent participer à ces consultations nationales.

    De même que les groupes armés, MNLA et Ansar Dine, respectant certains principes (non impunité, respect des droits de l’homme, coexistence pacifique) et certaines conditions (refus du terrorisme, restauration de l’intégrité territoriale, laïcité).

    Bonjour,
    Cette proposition s’adresse à son Excellence Monsieur le Président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, à son Excellence Monsieur le médiateur de la CEDEAO pour la crise Malienne, à son Excellence Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement de transition du Mali, à Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les responsables du comité d’organisation des concertations nationales et à tous les Maliens.

    C’est le résumé d’une lettre ouverte publiée sur internet, en particulier sur maliweb, tamtaminfo, agora21 et facebook.

    Devant la gravité de la situation au Mali induite par les crises institutionnelle, sécuritaire mais aussi économique, je me permets de vous écrire cette lettre ouverte pour vous faire :

    (1) une proposition portant sur la gouvernance, l’utilité des concertations nationales et la condition de sortie de la crise Malienne. Téléchargeable depuis le portail agora21, sur internet, elle est intitulée :

    [Proposition] GOUVERNANCE, UTILITE DES CONCERTATIONS NATIONALES ET SORTIE DE LA CRISE MALIENNE

    (2) une proposition de sortie, honorable pour tous, de la crise Malienne. Téléchargeable depuis le portail agora21, elle est intitulée sur internet :

    Mali : SECURISER LA POPULATION PUIS OPTER POUR UNE SORTIE DE CRISE HONORABLE POUR TOUS EN GARANTISSANT LA RECONCILIATION ET L’UNITE NATIONALES PAR UNE SOLUTION NEGOCIEE VIA UNE CONFERENCE GLOBALE DE COMPROMIS ENTRE MALIENS

    (3) une proposition d’un guide et d’une plateforme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable et honorable pour tous de la crise Malienne. Elle fait l’objet de cette lettre ouverte.

    Ces propositions ont été enrichies par les très nombreux échanges que j’ai eus sur internet, en particulier sur maliweb, essor, tamtaminfo, agora21, facebook, avec des milliers d’internautes au sujet des conférences nationales et de la solution à la crise Malienne. Je profite pour les remercier pour leurs contributions et leur engagement.

    Je propose un guide et une plateforme, qu’il est souhaitable que tous les Maliens utilisent, pour aider à résorber durablement la crise.

    Il est souhaitable qu’ils soient utilisés par le gouvernement de transition du Mali et le comité d’organisation des concertations nationales comme faisant partie des bases de discussions et comme Guide et Plateforme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable et honorable pour tous de la crise Malienne.

    Ce guide et cette plateforme peuvent aussi être utilisés par le médiateur de la CEDEAO pour la crise malienne comme plateforme de négociation.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail: [email protected]

  2. Concertations nationales CMD = revanche de l’UDPM!
    Concertations nationales CMD = insultes et injures à l’endroit de la démocratie tout court!
    Concertations nationales CMD = une manière de laver la honte au médiocre Moussa TRAORE: 23 ans de pouvoir faisant faire du surplace au Mali, pas d’idées, pas de projet, assis seulement à Koulouba à nommer des sections pilotes avec palmes, cerises, oranges, citrons…et couges!!!
    Concertations nationales CMD = une contre marche à la conférence nationale du Mali en 1991.

  3. L’interminable crise du nord du Mali: l’angle de regard.

    Dans cette affaire de “bandits cowboys” du nord du Mali, les groupes armés qui y sévissent, sont tous bonnet blanc et blanc bonnet, quels que soient leur objectifs affichés.

    Mais une chose est sûre, bien qu’il soit responsable de crimes abominables passibles de la peine de mort, Iyad Ag Ghaly et son ansardine avec le Mujao ont été de véritables remparts contre les voyous du Mnla et les seuls vrais garants de l’intégrité du territoire malien car ils étaient contre l’indépendance fantoche du Mnla de son “Azawad” et avaient les moyens pour cela.

    Ils ont obligés les occidentaux à revoir leur copie sur le dossier du nord du Mali, le fameux “péril islamiste” d’Alain Juppé à l’Onu, alors patron de la diplomatie française.

    Ils ont obligés les occidentaux à changer leur rapport avec les fanfarons du Mnla, après que leurs supercheries à répétition aient été mises à nu par les islamistes avec lesquels ils ont eu des accords formels et solennels, car très peu de responsables politiques en Europe osent s’afficher désormais en leur donnant un minimum crédit.

    Si à ce jour personne ou presque dans le monde ne remet en cause l’intégrité territoriale malienne, c’est du en grande partie à la peur ou à la hantise de la Charia d’Iyad Ag Ghaly et associés.

    Mais cette Charia et son application sauvage a fait des pertes inestimables sur le précieux patrimoine culturel du nord du Mali et conduit à des crimes atroces contre l’humanité et sur des citoyens maliens vivant sous occupation obscurantiste au nord de notre pays.

    Le Mnla, même en grande difficulté (difficile reconnaissance internationale, absence de soutien de son projet d’indépendance, défaites militaires et pertes de terrain face au Mujao, discrédit auprès de Paris et de ses médias de la “croisade”…) joue un numéro d’équilibriste pour continuer à exister et peser dans les débats et les négociations sur la crise du nord du Mali.

    Il a trouvé un allié de poid et un terreau facile auprès Blaise Compaoré, sulfureux et très controversé président du Faso et de sa médiation Cedeao ambiguë.

    Mais la vraie chance du Mnla dans ces moments troubles de l’histoire du Mali indépendant, est l’hallucinante cacophonie à Bamako (coup d’état inopportun, inutile et dangereux pour l’unité, la stabilité et la crédibilité du pays, crise institutionnelle qui l’a suivi avec la guerre irresponsable des politiques, déchirés entre le MP22, le COPAM, le FDR et bien d’autres, l’opportunisme mal placé du premier ministre de la transition Cheick Modibo Diarra et de ses deux gouvernements de l’inaction de 8 mois, le manque de Charisme et de leadership du président Dioncounda Traoré et enfin l’étonnante et énervante passivité voire lâcheté de l’armée malienne plus à l’aise dans une “guerre de bérets” à Bamako ou dans la chasse aux civils désarmés que dans une offensive militaire au nord).

    Le Mnla joue avec ces tares de la gouvernance transitoire à Bamako pour multiplier des initiatives maladroites au Burkina, sur les médias internationaux et sur internet, avec des déclarations et contres déclarations toutes provocantes les unes après les autres pourvu que cela permet de les tenir au chaud de l’actualité pour exister et peser dans le dossier du nord du Mali.

    Sa dernière trouvaille est la guerre à reculons, c’est à dire provoquer le Mujao, fuire et faire la gueule sur internet pour faire croire qu’il a une présence militaire au nord du Mali.

    C’est la stratégie de Playstation 5 et de Nintendo DS qui lui permet de gagner virtuellement les batailles qu’il a réellement perdues.

    Le gouvernement transitoire de Cheick Modibo Diarra qui n’a jamais eu une ligne de conduite claire dans aucun dossier qui lui est confié dans cette transition incrédule (libération du nord et organisation des élections) est passé maître dans l’art de la confusion (tantôt pour la négociation, tantôt pas d’accord avec la Cedeao, tantôt bien en phase avec la communauté internationale, si ce n’est le flou sur les opérations de l’organisation des futures élections, tantôt des actes de diversion: faux diplômes des fonctionnaires, concertations nationales, lutte inespérée contre la corruption, audit, ministère du culte…

    Cette attitude a fait perdre trop de temps pour la reconquête du nord et surtout agacé à maintes reprises les partenaires classiques du Mali, notamment les Etats-Unis d’Amérique, qui ont beaucoup fait ces dernières années pour le Mali (millenium challenge, Agoa, coopération militaire…)

    Cet état de fait n’a pas facilité l’avancé du dossier d’une résolution en faveur d’une intervention militaire étrangère à l’Onu, puis que les américains ont traîné les pieds sur le dossier malien tant que les putschistes du 22 mars tirent les ficèles du pouvoir transitoire à Bamako.

    Ils voulaient carrément et publiquement une élection d’un nouveau président légitime et légale élu au suffrage universel conformément à la constitution en vigueur au Mali, pour conduire le dossier du nord devant le droit international à l’Onu.

    Le volontarisme de la France de Francois Hollande, plus menacée que l’Amérique par les terroristes d’Aqmi, et son industrie du crime organisé qui fait florès au nord du Mali, semble à présent convaincre les américains de lâcher la position algérienne de la négociation politique en faveur d’une intervention militaire étrangère sous mandat de l’Onu.

    La résolution 2071 deuxième round de la 2056, a permis aux africains réunis à Abuja le 11 novembre 2012 de parfaire “un concept d’opération” pour 3300 hommes, après une préparation marathon et interminable des experts militaires et des diplomates de tout bord.

    En même temps comme un système des vases communicants, les négociations avec des groupes armés et criminels du nord avancent.

    Mnla et Ansardine font des concessions et acceptent publiquement et respectivement d’abandonner indépendance, Charia et terrorisme, en clair revenir à la mère patrie Mali en tournant le dos à tour à tour à leur Azawad et à copains d’Aqmi.

    Si cela est réel ça ne peut être que salutaire mais ça n’efface pas et ça ne doit pas effacer les crimes de guerres et crimes contre l’humanité commis au nord du Mali par le Mnla et Ansardine avec alliés sur les pauvres populations prises au piège d’une folie meurtrière sans nom.

    Mais au vu de plus de 50 ans de rébellions touareg et de leurs dénouements permettez moi d’être sceptique sur la crédibilité et la sincérité des responsables du Mnla et d’Ansardine qui jouent depuis belle lurette toute les phases finales de la coupe monde de la pirouette.

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