Démission forcée du premier ministre : Le Mali mue en contre-sens

13 Déc 2012 - 08:30
Mis à jour: 14 ans
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Passé à la vitesse supérieure pour accumuler les coups, le Mali vient de battre, à nouveau, son propre record d’enchainement d’ingérence. A l’heure où l’on pensait que les choses étaient train de s’équilibrer, toutes les convictions des Maliens sont désormais prises en otage. Le Mali se dirige tout droit vers la déroute. Désormais, le flou qui plane sur le devenir du Mali va bien au-delà des normes. Cet autre coup de force commandité par le putschiste, le capitaine Amadou Haya Sanogo, pour contraindre le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, a démissionné est déplorable par principe. En effet, en sa forme, il diligente, en quelque sorte, l’effondrement de la République du Mali qui est faite de lois, de règles et de droit. Certes, l’accord-cadre Cédéao-Cnrdre avait choisi le mauvais pion en sa personne. Mais force serait de reconnaitre que son arrestation extrajudiciaire, arbitraire, ordonnée par le capitaine Sanogo ne fait que grandir la persévérance coupable avec laquelle les Maliens se dirigent vers l’effondrement de leur nation. Même s’il n’a pas su répondre aux attentes de sa mission, de ses prérogatives. Il y a, quand même, dans les règles de la démocratie mille et une manières de le démettre de ses fonctions de Premier ministre « de plein pouvoir ». D’ailleurs on se demande toujours d’où venait son échec. Le premier ministre pouvait s’approprier les avantages que cette transition politique lui offrait pour se forger une solide personnalité et se maintenir au sommet le plus longtemps possible et même verrouiller le système, s’il avait ne serait ce qu’un peu de talent. Tout est question d’ambitions ; les siennes n’ont pas abouti, parce que cultivées sans aucune délicatesse, sans base. Aussi, parce qu’il les extériorisait de trop. Pourtant, en matière de système de gouvernance verrouillé à souhait, Cheick Modibo Diarra avait des bons coachs : son beau-père Moussa Traoré (23 ans de verrouillage) et son ancien ami Blaise Compaoré (plus d’un quart de siècle de verrouillage). Hélas, son impertinence et son déficit de crédibilité ont prévalu sur l’enseignement reçu. Quant à ses relations avec l’ex-junte militaire, elles n’ont d’illustration que  le conte de « la pêche du lièvre et de la hyène ».  L’histoire retiendra de lui qu’il aura été le premier ministre avec lequel l’incrédibilité du Mali sur le plan diplomatique a atteint son apogée. Partout, Cheick Modibo Diarra aura laissé des traces de son passage à la primature. De la Bceao (où ses commis enquiquinaient le personnel pour satisfaire sa passion maladive pour les coupures de 2 000fr cfa) à la boutique « sonraï » au bout de la rue de sa résidence (où il a ordonné au boutiquier de déménager pour des raisons d’esthétique) ; en passant par l’Ortm (où sa seule volonté était faite et où il est à l’origine de querelles passionnelles), sans oublier Paris et New-York (à Paris, il était le meilleur client de l’hôtel Crillon et du restaurant Fouguet’s, à New York où les boutiques de la cinquième avenue ont réalisé leur meilleur vente à son passage). Et le pire demeure la façon dont il avait mijoté la préparation des fameuses Concertations nationales. Lesquelles  Concertations nationales qui étaient  prévues pour  être la dernière étape pour la déroute totale. Le président de la transition, Dioncounda Traoré est, aujourd’hui, le parfait modèle de politicien qui ne met jamais de mots sur son silence coupable. Il reste le premier fautif dans cette autre offense à l’ordre constitutionnel, dans la mesure où il a cautionné la démission forcée du Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, par l’ex-junte militaire. Mardi soir, lorsqu’il lisait son adresse à la nation à la télévision, un homme ironisa par un adage mandingue qui pourrait se traduire par : « Incohérence, quand tu nous tiens ! ». Et le capitaine Amadou Haya Sanogo, quant à lui, il reste bel et bien celui qu’il est depuis Mars 2012. L’ex-pouvoir n’a de pouvoir que celui qu’il a par procuration. C’est un pantin qui n’hésite pas à nouer les mains des marionnettistes qui le manipulent au profit d’autres marionnettistes. Il est très important pour l’Etat malien, pendant qu’il mue en contre-sens, de bien remettre en cause et mieux considérer les erreurs, de manière objective.  Il est aussi urgent que le semblant d’ordre qui régnait au Mali soit rétabli et que le syndicat de mutins qui a pour nom Armée malienne soit subordonné au pouvoir civil. Et si l’on ne prend garde, le pire est à venir. Rokia Diabaté

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Commentaires (36)

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mamadou ndiaye
mamadou ndiaye 14 ans
La situation d'incertitudes qui prévaut au Mali avec ses retournements spectaculaires doit interpeller tout Africain en core plus tout Africain du voisinace Malien. Cheickh Modibo Diarra n'est pas sans reproche dans ce qui vient de lui arriver. En acceptant en temps que novice en politique d’assumer les charces de Premier Ministre d'un mali déchiré il avait choisi d’aller à Canossa,il vavit choisi d’aller à l’aventure. Lui qui n’étant pas politique voulait jouer l’interface entre deux camps figés de professionnels de la politique ayant des visions diamétralement opposées sur la gestion transitoire du pays. Aujourd’hui, il en paye le prix. Mais seulement pas par incompétence comme on veut le faire croire . Car CMD ne serait pas arrivé à un tel niveau sur le plan professionnel s’il n’était un modèle de pragmatisme et d’efficacité. C’est l’environnement politique, le consensus politique et les ressources qui lui ont manqués .La dure réalité est que depuis le coup d’état, le Mali (fortement dépendant des bailleurs de fonds, l’un des pays les plus pauvres et les moins équipés au monde) subit une terrible cure d’amaigrissement .Les plus grands pourvoyeurs de ressources –et pas des moins influents dans le monde-attendent la normalisation politique avec le retrait des militaires pour reprendre leur coopération avec Bamako. Tant que les militaires-au lieu de regagner leurs casernes-continueront à vouloir influer la vie politique Malienne, les ressources tarderont à tomber et l’impasse politique resurgira bientôt. La démission de CMD a eu le mérite de lever tout doute sur la réalité politique sur qui aiguillonnait véritablement l e processus de transsection .Tout le monde est maintenant édifié .Et manifestement aussi longtemps que Sanogo et sa clique ne seront pas mis hors d’état de nuire l’instabilité au Mali perdurera. Le cancer du Mali et qui risque de se transformer en métastase c’est Sanogo et ses acolytes. Et ils sont aidés en cela par des acteurs politiques .Ceux là qui demandent d’ignorer systématiquement la Cedeao et de refuser le déploiement de militaires alors qu’ils sont incapables de mener la moindre action qu’elle soit diplomatique politique ou encore moins militaire pour changer le statu quo en leur faveur, Cà fait bientôt un an. D’ailleurs c’est en cherchant à prendre ses distances avec ce groupe d’activistes politiques, partisans de la surenchère verbale que CMD a été poussé à la démission. Sanogo lui a reproché-en effet- de vouloir s’absenter à la veille du démarrage des travaux de la Concertation nationale trouvaille de ses alliés politiques et qui ne fait pas l’unanimité. La communauté internationale doit être alerte et vigilante car manifestement Sanogo a un agenda dont le terme sera d’être propulsé à la tête de l’Etat malien. Tous les démocrates du Mali d’Afrique et du monde doivent se mobiliser pour remettre à sa place cet individu prétentieux qui n’hésite point à sacrifier le devenir du Mali et sa stabilité sous l’autel de ses ambitions .
DIAKUS
DIAKUS 14 ans
capitaine sanogo sa suffit vous avez mit le payes en retard ajoud'hui bien placé tu vient nous montre tes bracelets en or. Mais je vous le dit en secret confidentiel que tôt ou tard tu finira par le payer
coulibalycoulibaly
coulibalycoulibaly 14 ans
Si le nord est liberé et qu'on organise des nvlles elections que devienra -t-il Sanog et sa bande ? C'est ça le vrai problème de la junte qui continue d'ailleurs de toucher 148 Millions par mois de la part du gouvernement.
coco 14 ans
oui , bon , c'est à dire que ..... Quand "que" tu peux pas changer la direction du vent , tu changes le réglage des voiles .... :lol: :lol: :lol: :lol:
fatiim
fatiim 14 ans
Sanogo tu vaut rien enlève ta bouche de la politique de notre maliba depuis que tu as mit ta bouche dedans la situation de notre Mali s´est empirée que dieu nous aide !
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