Enlisement du processus de paix : Et si IBK s’appropriait les critiques…

22 Juin 2016 - 10:28
Mis à jour: 10 ans
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Enlisement du processus de paix : Et si IBK s’appropriait les critiques…
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Lorsque le Collectif des ressortissants du nord (COREN) se dressait contre les Autorités intérimaires, c’était bien plus un cri de liberté. La peur de voir leur destinée programmer par des marginaux qui ne représentent ni bergers Peul, ni paysans Songhoï, encore moins les laborieux Bellah. De la société civile à l’opposition, en passant par des partis «non-alignés», des voix critiques pointent du doit des vices du processus de paix. Tout ce monde qui ne parle pas le même langage que le président IBK devrait bénéficier d’une oreille attentive de la part du pouvoir. Plutôt que des adversaires politiques, ces contre-pouvoirs peuvent être des alliés de circonstance. Si le COREN s’est opposé aux autorités intérimaires, c’est que la désignation des hommes et des femmes parlant au nom des communautés est en train d’échapper aux premiers concernés. C’est étonnant de voir le COREN qui ne s’est jamais farouchement opposé organiser une fronde contre l’application d’un des principes de base de l’accord. Apparemment, son cri de détresse n’a pas été entendu étant donné que les groupes armés et le gouvernement se sont mis d’accord sur la mise en place des autorités intérimaires sans l’implication des forces vives de la nation. C’est pourtant ce scénario d’exclusion que veulent éviter les hommes politiques qui ne soufflent pas dans la même trompette qu’IBK. Les virulentes critiques de Dr. Soumana Sacko, le leader du parti CNAS Faso Hèra, contre l’accord d’Alger ne l’ont pas empêché de recommander l’appropriation du processus en donnant l’initiative au peuple souverain. En clair, l’ancien Premier ministre joint ceux qui demandent que le peuple soit convoqué à des assises lui donnant le pouvoir de ne pas être spectateur du processus de paix. C’est le renvoi de cette concertation nationale que préconise d’ailleurs l’accord d’Alger qui pose problème. Selon les forces vives du pays, elles devraient être la priorité du gouvernement après la signature de l’accord en juin 2015. Jusqu’ici, le pouvoir n’a pas daigné répondre aux multiples appels en faveur de ces assises du peuple dont les hérauts se trouvent surtout au sein de l’opposition. Koulouba sait que tout n’est pas bon dans l’accord, mais il veut éviter de rassembler les forces vives du pays capables à ses yeux de détourner l’occasion à leur faveur. En fait, la gouvernance est la pierre d’achoppement entre IBK et les forces vives de la nation. Le président de la République sait qu’il est entouré volontiers par des collaborateurs auxquels il est souvent lié par des liens que les forces vives n’aiment pas. Hors, la concertation nationale peut ressembler à des états généraux de la nation donnant un poids politique au peuple dont les choix seront déterminants en matière de gouvernance. Peut-être que les forces vives du pays n’aurait pas spolié le pouvoir du président IBK si dernier avait entendu ses détracteurs il y a bien longtemps. Le Mali aurait gagné du temps dans la mise en œuvre de l’accord de paix. Et les blocages et tergiversations connus jusqu’ici auraient l’avantage d’être réglés par le peuple souverain. Soumaila T. Diarra

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Commentaires (122)

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T.Sankara
T.Sankara 10 ans
"...Lorsque le Collectif des ressortissants du nord (COREN) se dressait contre les Autorités intérimaires, c’était bien plus un cri de liberté. La peur de voir leur destinée programmer par des marginaux qui ne représentent ni bergers Peul, ni paysans Songhoï, encore moins les laborieux Bellah. De la société civile à l’opposition, en passant par des partis «non-alignés», des voix critiques pointent du doit des vices du processus de paix...." Comme le disent certains, le Mali "aboit", IBK "passe". Mais il serait dit dans l'histoire que c'est un Keita qui a donne naissance au Mali, et qu'un autre Keita a cause sa mort.
djenebou Diallo
djenebou Diallo 10 ans
la réalité est en face et soyons optimistes pour la recherche d'une paix définitive au nord. Mali et pour avenir meilleur et glorieux dans ce beau pays qui a tant meurtri et la seule attente de ces enfants n'est autre que la paix. Il n'a jamais eu de paix dans le monde sans concession, et des deux parties également.
Penda Diallo
Penda Diallo 10 ans
Qu'il avance avec son plan et son programme, c'est nous qui l'ont investies avec les 77% et plus, pour nous relève et pour qu'il nous soigne les blessures. Donc part IBK le peuple souverain est derrière toi et ton équipe jusqu'à l'atteinte des objectifs.
Aiché Konaté
Aiché Konaté 10 ans
Jusqu'à preuve de contraire,on ne voit pas de problème majeur aux démarches entamés par les parties pour la mise en œuvre de l'accord.
Bintou Sidibé
Bintou Sidibé 10 ans
Pour son applications et sa mise en œuvre, les Maliens n'ont besoins ni d'assises, ni concertation... ni rien. On a besoin que de se faire confiance et de laisser le gouvernement achevé son travail et nous montrés les résultats escomptés.
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