Le Mali en 2026 : Parachever l’assainissement de la classe politique pour redonner un second souffle à la démocratie

Depuis juillet 2025, une nouvelle Charte de la transition a été adoptée par le Conseil national de transition (CNT) et promulguée par le président Assimi Goïta. Elle fixe un « cadre institutionnel » pour une transition de cinq ans renouvelables jusqu'à la pacification…

15 Jan 2026 - 02:33
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Le Mali en 2026 : Parachever l’assainissement de la classe politique pour redonner un second souffle à la démocratie
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Le Mali en 2026 : Parachever l’assainissement de la classe politique pour redonner un second souffle à la démocratie
Dans son message du Nouvel An, le président Assimi Goïta a annoncé l’ouverture du dialogue autour de la charte des partis politiques

Ce qui laisse la porte ouverte à toutes les interprétations, notamment la volonté des décideurs actuels de confisquer le pouvoir pour une longue période. Une méfiance exacerbée par la dissolution des parts par le décret présidentiel pris le 13 mai 2025. On s’est alors retrouvé dans une impasse sans aucune lisibilité. Mais, en annonçant l’ouverture cette année du dialogue politique, le chef de l'État ressuscite le débat politicien et l’espoir d’un retour à la normale dans un environnement de renaissance démocratique.

 « Derrière chaque défi se dresse une opportunité » ! C’est ce qu’a martelé le président de la Transition dans son message du Nouvel An 2023. En dehors des réformes, l’un des plus grands défis à relever par lui et son gouvernement est sans doute la réorganisation de la classe politique afin d’insuffler une dynamique à la démocratie dont le naufrage ces dernières années est incontestable. La dissolution des partis politiques n’étant pas un fait éternel et qu’il faudra tôt ou tard revenir à la conquête du pouvoir par les urnes, il faut maintenant envisager comment renouer le fil du dialogue avec les acteurs politiques afin que la nouvelle Charte ne soit pas une tête rasée en l’absence du porteur. Visiblement, à défaut d’être une année électorale, 2026 risque d’être une année décisive dans le retour à la démocratie, à un vrai processus démocratique.

Après la dissolution des partis politiques (le 13 mai 2025 par décret présidentiel), les signaux émis par les autorités laissent entrevoir une possible réhabilitation de la vie politique au cours de l’année 2026. Une perspective susceptible de contribuer à la décrispation du climat politique et à l’avancée du processus de transition. Dans son adresse à la nation, le Général d’armée Assimi Goïta a entrouvert la porte à une reprise de langue avec les forces vives à ce sujet.

En se référant aux conclusions des Assises nationales de la Refondation (ANR), il a justifié cette mesure radicale ayant consisté en la dissolution des partis. Une décision à laquelle les Maliens ne pouvaient qu’adhérer car n’ayant cessé d'exprimer de « fortes inquiétudes face aux dérives et dysfonctionnements du paysage politique, perçus comme des facteurs de mauvaise gouvernance ». Et pour montrer qu’il s’agissait d’une mesure salvatrice dans l’intérêt de la nation (et non d'une quelconque volonté de confisquer le pouvoir aux politiciens), le président Goïta a annoncé (le 31 décembre 2025) que l'année 2026 sera consacrée aux concertations autour de l’avant-projet de loi définissant les conditions de création et d’exercice des activités des partis politiques. Et cela conformément à l'article 39 de la Constitution.

À défaut de concrètement marquer une « reprise légale » des activités politiques, 2026 va certainement marquer une avancée positive vers le retour à l’ordre constitutionnel avec la condition de création de nouvelles chapelles politiques bien balisée. Certes, qu’il serait utopique de s’attendre à une renaissance en la matière puisque ce sont les mêmes acteurs qui risquent de se retrouver. Mais, le plus important est le format, les conditions claires sur la création, la dissolution des partis, leur financement, leur animation… Et cela dans le consensus.

Cela d’autant plus qu’il s’agit de mieux encadrer le pluralisme politique consacré par la Constitution et les engagements internationaux du Mali ; d’assainir durablement le microcosme politique en bannissant des pratiques et des situations qui ont progressivement vidé notre démocratie de son essence. Le pari, c’est aussi d’amener l’acteur politique à comprendre que la vocation d’un parti, c’est de conquérir et exercer le pouvoir tout en contribuant à l’éveil de la conscience citoyenne de ses militants. Et que nullement, il ne saurait se limiter à un ascenseur socioéconomique aux dépens de l’intérêt général.

Mieux, il ne s’agit pas non plus de considérer l’ouverture annoncée par le président Assimi Goïta comme une brèche permettant de perpétuer les mêmes pratiques ayant entraîné le dépit politique à une large échelle de la population. Il faut plutôt y adhérer avec un esprit nouveau prouvant qu’on a pris conscience des erreurs du passé ; qu’on est prêt et déterminé à aller dans le sens de l’intérêt national. C’est en cela qu’ils pourront réellement aider le législateur à assumer toutes ses responsabilités en procédant à « un diagnostic lucide des dérives passées », afin de « bâtir un cadre juridique porteur d’un renouveau politique crédible, fondé sur l’éthique, la transparence et la bonne gouvernance ».

Au-delà des textes, comme l’a si bien dit un confrère de la place, « c’est bien la refondation des pratiques politiques qui conditionnera la réussite de cette renaissance annoncée et la consolidation d’un système politique au service du développement et de la stabilité du Mali ». Quant aux dirigeants de notre transition, ils doivent toujours avoir à l’esprit que « la stabilité à long terme du Mali dépendra de sa capacité à réconcilier autorité de l'État et participation citoyenne ».

Espérons que l’ouverture annoncée par le Général Assimi Goïta sera l’occasion des retrouvailles sincères de toutes les forces vives afin d’aiguiller la démocratie malienne sur les rails de la maturité, d’en faire le tremplin d’une gouvernance vertueuse propulsant le pays enfin dans le train de l’émergence socio-économique !

Moussa Bolly

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Commentaires (21)

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Fanga
Fanga 9 mois
Moussa Bolly, avec ta démocratie et tes partis politiques, tu es toi aussi dans l'hallucination, pour reprendre le mot sur ce forum de Kinguiranke. / Ces "démocrates" sont encore trop pourris. Ils ont trop détruit le Mali. Les Maliens très majoritairement ne veulent donc pas encore ni de démocratie ni démocrates. C'est ça la triste réalité à partir de laquelle il faut commencer à travailler pour faire émerger un système politique à la fois adapté et efficace au Mali. / Il faut définitivement exclure du jeu politique malien tous les partis politiques et membres des partis politiques qui ont pillé notre pays et l'ont livré aux forces étrangères et terroristes. / Vraiment trop pourris les gens de ces partis politiques. Ils sont indéfendables. Je ne trouve rien sur la base quoi défendre ces gens et leurs partis politiques. Je ne connais personne qui a espoir que la démocratie est efficace et pourra résoudre les graves problèmes de sécurité et de paix du Mali. Je crois qu'il faut au Mali parler moins de démocratie en ce moment. C'est une petite dose de démocratie qu'on pourra administrer au système politique dans les prochaines années. Ça sera une démocratie "relative". Il faudra puiser dans notre héritage lié à la culture politique précoloniale et à la culture politique typiquement africaine pour combler le vide. Il faudra qu'on apprenne à nous administrer et à être efficaces politiquement en dehors du modèle de pensée exclusiviste occidental. / La politique, c'est être au service de toute la population du pays et être efficace à résoudre leurs problèmes quotidiens. C'est peut-être non "la démocratie", mais "la politique" qu'il faudrait réhabiliter au Mali. Les Maliens et les Africains veulent en ce moment des résultats pour les sortir de la misère et de l'insécurité, pas des discours stériles importés de l'étranger sur la démocratie supposément meilleur régime de gouvernement.
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TENSIONS ET INTERROGATIONS AUTOUR DE LA MORT SOUDAINE DU JOURNALISTE MALIEN MOHAMED SOUMARÉ À RABAT PENDANT LA CAN 2025 10 HEURES AGO JOURNAL LE NATIONAL La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, qui se déroule actuellement au Maroc, est endeuillée par la disparition brutale du journaliste et consultant sportif malien Mohamed Soumaré. Retrouvé sans vie mercredi 14 janvier dans sa chambre d’hôtel à Rabat, où il couvrait les phases finales de la compétition pour la télévision malienne (ORTM) et d’autres médias, son décès a provoqué une onde de choc dans les milieux médiatiques et sportifs africains. Selon les informations rapportées par plusieurs sources concordantes (médias maliens comme Mali Actu, Africa Top Sports, Le Parisien, La Dépêche, Ouest-France, APS et d’autres), Mohamed Soumaré a été découvert par le personnel de l’hôtel dans la matinée du 14 janvier. Âgé d’environ 50 ans, il était une figure respectée du journalisme sportif malien : responsable médias du club Stade Malien de Bamako, et en charge du marketing, de la télévision et des relations médias à la Ligue professionnelle malienne. Reconnu pour la pertinence de ses analyses, son engagement pour le football continental et sa rigueur professionnelle, il était très apprécié par ses pairs. Des circonstances encore floues Plus de 48 heures après la découverte du corps, les causes exactes de la mort restent inconnues officiellement. Aucune autopsie ou communiqué définitif n’a été publié par les autorités marocaines ou la CAF (Confédération africaine de football), ce qui alimente interrogations, rumeurs et spéculations sur les réseaux sociaux. • Certains témoignages de confrères maliens présents sur place et de sa famille affirment qu’il souffrait de problèmes de santé depuis plusieurs jours, notamment cardiaques. Il aurait même été examiné par un médecin malien (Dr Bagna Baby, en charge de la médecine du sport au Mali) peu avant. Des posts sur X (ex-Twitter) de journalistes maliens et d’accompagnateurs confirment une crise cardiaque naturelle dans sa chambre, sans élément suspect. • D’autres voix, plus marginales et souvent complotistes, évoquent un possible “assassinat” ou des circonstances troubles (disparition d’ordinateur portable mentionnée dans certains posts non vérifiés), parfois pour critiquer l’organisation marocaine ou la CAF. Ces allégations sont vigoureusement démenties par des témoins directs, qui accusent ces rumeurs de salir la mémoire du défunt et d’instrumentaliser le drame. Le sélectionneur marocain Walid Regragui a rendu un hommage émouvant à Soumaré en conférence de presse après la qualification du Maroc en finale, soulignant son professionnalisme et appelant au respect. Une vague d’émotion continentale La nouvelle a suscité un flot de condoléances sur les réseaux sociaux et dans la presse africaine. L’ORTM (télévision nationale malienne) a publié un message de deuil accompagné de sa dernière interview. Des collègues le décrivent comme un “baobab de la presse sportive”, un homme strict, généreux et toujours prêt à partager son expertise. La CAF et les autorités marocaines gèrent la situation avec discrétion, en coordination avec la délégation malienne et le consulat du Mali à Rabat. Des procédures standard (enquête, autopsie probable) sont en cours pour déterminer les causes précises. En attendant les résultats officiels, la communauté journalistique africaine pleure la perte d’une voix influente et appelle à la sérénité pour honorer sa mémoire. Mohamed Soumaré laisse un vide immense dans le paysage médiatique du football continental. Que son âme repose en paix.
ama
ama 9 mois
Aujourd'hui la priorité c'est la sécurité qui fait défaut réellement il y a problème
Matt
Matt 9 mois
Tu as reason ama... Le nain goita et sa junte putschiste et illégale ont lamentablement échoués a rétablir la paix et la sécurité au Mali. Ils faut qu'ils dégagent et laissent la place a un government plus compétent...
Matt
Matt 9 mois
Le nain goita et sa junte aux abois sont en fin de parcours. Ils ne survivront pas l'année 2026....
Nfp
Nfp 9 mois
QUESTION : Comment peut-on non seulement se maintenir indéfiniment au pouvoir, mais en plus, SANS MÊME AVOIR JAMAIS ÉTÉ ÉLU PAR QUICONQUE ? RÉPONSE : En inventant L'ÉNORME FOUTAISE RISIBLE des "quinquennats renouvelables jusqu'à..." LOL LOL LOL
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