Mali : Vers l’ultime sacrifice ou un KO programmé…

11 Juil 2012 - 02:19
Mis à jour: 14 ans
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La mise en place d’un vrai gouvernement d’union nationale, plus qu’une aspiration partagée par une grande partie de la population, est aujourd’hui une nécessité pour le Mali. C’est du moins, ce qui ressort du dernier sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO ténu à Ouaga. Cette décision, émanant certainement du bilan du Docteur Cheick Modibo Diarra à la primature et de la volonté conjointe de la communauté internationale, la CEDEAO, la classe politique et des partenaires multilatéraux, est motivée par un impératif de réconciliation nationale et de réussite de la transition.  Autrement dit, la reconquête des régions du Nord, l’organisation d’élections fiables et le retour à l’ordre démocratique. Cet immense défi pour le Mali devra consacrer l’ultime sacrifice pour l’ensemble des forces vives de la nation ou ouvrir la porte à un KO programmé par certains pyromanes et entretenu par tous. Le bilan du Docteur Cheick Modibo Diarra est relatif. Des actions salutaires ont été entreprises, même si des erreurs ont été constatées. L’homme, depuis la mise en place de son gouvernement, s’est isolé. En croyant écarter la classe politique et se mettre à l’abri des controverses pour bien réussir sa mission, CMD s’est attiré la foudre de cette dernière. Des dossiers tels que l’audit des services publics et la question des faux diplômes de la fonction publique, jugés importants mais inopportuns, ont contribué à détériorer le climat social et ternir son bilan.  A ceux-ci, s’ajoutent le manque de résultats concrets sur la crise du nord, l’effilochage du débat national et du dialogue social, les incompréhensions répétées avec la CEDEAO sur certains dossiers…d’où l’impérieuse nécessité d’aller sur de nouvelles bases et d’ouvrir la transition à toutes les forces vives de la nation. Le débat d’élargir donc le gouvernement de transition ne souffre d’aucune contestation. Néanmoins, des inquiétudes perdurent. Cette décision de la CEDEAO a ouverte de nouveaux appétits et réveillé les vieux démons. Des informations en ce qui concerne les tractations pour éjecter le Premier ministre font beaucoup de bruits dans les salons feutrés de la capitale. ‘’Humiliée, trahie, marginalisée et inquiétée’’, la grande muette s’est plongée dans un silence aussi inquiétant qu’interpellateur. La course effrénée vers le pouvoir et les départements ministériels s’est déclenchée. Les coups bas et calculs politiciens sont d’ores et déjà décrétés. Les pouvoirs occultes et autres forces mystiques sont  affûtés, de part et d’autre, en vue de l’optimisation des chances. Bref, nous sommes dans une phase où tous les coups sont permis et autorisés à condition d’arracher une part du gâteau. Ce remaniement gouvernemental devra donc aboutir à l’ultime sacrifice pour le Mali ou conduire la nation vers un KO. Si nos leaders politiques n’ont jamais cessé de balancer des slogans du genre : ‘’le Mali au dessus de tout’’, ‘’Le Mali d’abord’’, ‘’Aucun sacrifice n’est de trop pour le Mali’’…il est important aujourd’hui de se demander s’ils décideront, enfin pour le pays et les populations meurtries du Nord, de passer à l’acte en transformant leurs paroles en actions concrètes. Nos leaders politiques, pour l’intérêt suprême de la nation, vont-ils accepter de se réunir autour du Docteur Cheick Modibo Diarra (comme ministres) pour conduire ensemble et dans une union sacrée la transition avec comme missions fondamentales la reconquête des régions occupées et l’organisation d’élections libres et transparentes ? Les maliens, face à une communauté internationale impuissante et une CEDEAO aux abois, arriveront-ils à faire fi des clivages et sauver le pays ? Dioncounda Traoré, Cheick Modibo Diarra, l’armée malienne, le FDR, la COPAM, le MP 22, la société civile…aiment-ils le Mali au point de l’épargner d’une nouvelle crise en procédant à la mise en place, dans des conditions normales, de ce gouvernement d’union ? Les ‘’mécontents de la république et autres aigris sociaux’’, accepterons t-ils, ne serait-ce que dans l’intérêt de la nation, de contenir leurs douleurs et prendre leurs souffrances en patience ? Les maitres actuels du pouvoir et autres bénéficiaires du régime en place auront-ils assez de modestie pour ne pas plonger dans la vengeance ou l’extravagance ? Espérons, pour le Mali, que les maliens mettront la patrie au dessus de tout et se rassembleront autour d’un idéal commun pour sauvegarder le peu de dignité qui nous reste. Ce sera l’ultime sacrifice ou le KO programmé. Autrement dit, les affrontements internes, la loi de la jungle, les sanctions de la CEDEAO, les règlements de compte,  le désespoir total pour les populations du Nord,  le chômage pour des milliers de nos concitoyens, l’insécurité, la dépravation de nos valeurs sociétales, l’effondrement de nos ambitions de développement et de construction nationale …bref la désolation totale pour tous les maliens. Entre le sacrifice ultime pour le pays et l’instabilité sociopolitique : les maliens ont le choix. Sauf que, quelque soit le choix que nous ferons, nous devrons tous l’assumer et répondre individuellement de nos actes devant le tribunal de l’histoire. A bon entendeur, salut !!! FOUSSEYNI MAIGA

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Commentaires (30)

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Lynx22 14 ans
@ Seguka 31 commentaires 11 juillet 2012 - 09:11 "Non Lynx22, mais l’audit après, c’est pas le moment c’est tout. Urgence au Mali: reconquête de l’intégrité territoriale et organisation d’élections. Le nouveau président aura en charge l’audit des institution, projet et programmes, le Mali même quoi, alors nous allons ensemble susciter ce changement de comportement national pour avoir l’Homme auquel nous aspirons pour le pays auquel nous aspirerons."............ En suivant votre logique,il faudrait se limiter qu'a 3 ministeres: 1-Primature 2-Defense 3-L'administration territoriale. :evil: :evil: :evil:
herbivore
herbivore 14 ans
Voilà un journaliste...Tres bonne analyse, il nya plus rien à dire
s coulibaly
s coulibaly 14 ans
les mots sont finis,il n'y a plus rien à dire.La balle est dans le camps des dirigeants maliens.Le monde nous regarde depuis trop de temps,et le spectacle offert n'a eté que triste et regretable.Dans le bien ou dans le mal nous sommes tous (maliens) dans le mème bateau en detresse.Unissons nous pour eviter la fin.
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
ÉVITER LES AMALGAMES POUR PRENDRE SES RESPONSABILITÉS, S’ENTENDRE, SE RÉCONCILIER, VIVRE MIEUX ENSEMBLE, DANS L’UNITÉ, ET VOIR L’AVENIR AUTREMENT Bonjour, Suite aux échanges avec des centaines d’internautes, en particulier avec des Maliens, concernant la crise Malienne, certains font plusieurs amalgames qu’il convient d’éviter au risque de créer ou d’augmenter la fracture sociale et rendre difficile, voire impossible la vie commune, l’unité nationale et le développement. Vous trouverez, ci-dessous, une liste non exhaustive, mais déjà imposante, de ces amalgames. (1) Le premier amalgame, c’est de penser que tous les Touaregs sont du MNLA ou de Ansar Dine, sont rebelles, sont islamistes et sont des ennemis du Mali ou des terroristes. Exemple, je suis Touareg et je ne suis ni du MNLA, ni de Ansar Dine, ni rebelle, ni islamiste, ni ennemi du Mali, ni terroriste. (2) Le deuxième amalgame, c’est de dire que : MNLA=ANSAR DINE= MUJOA=BOKO HARAM=AQMI=TERRORISME Il convient aussi de ne pas faire cet amalgame dans le cas de MNLA et Ansar Dine car ils intègrent des Maliens et qu’on doit ACCORDER A CES MALIENS LE BÉNÉFICE DU DOUTE. MNLA et Ansar Dine ont commis des atrocités d’une extrême gravité ressemblant à des actes terroristes et ont eu probablement des liens confus avec les groupes terroristes Aqmi, Mujoa et Boko Haram. MAIS, MNLA ET ANSAR DINE, SONT-ILS VRAIMENT DES GROUPES TERRORISTES ? SI OUI, LA COMMUNAUTÉ NATIONALE ET INTERNATIONALE LE SAURA UN JOUR CAR CE JOUR, ILS NE VOUDRONT PLUS CONTINUER A NÉGOCIER ET SE LIVRERONT A DES ACTES TERRORISTES A VISAGE DÉCOUVERT. (3) Le troisième amalgame, c’est de croire qu’il faut faire la guerre et ensuite les communautés vont se réconcilier. La réconciliation après une guerre ne marchera jamais, elle générera une spirale de révoltes et empêchera l’unité nationale. (4) Le quatrième amalgame, consiste à se faire justice. LES MALIENS NE DOIVENT PLUS ACCEPTER CET AMALGAME. CEUX QUI LE FONT DOIVENT Y RENONCER ET LAISSER LA JUSTICE LEUR FAIRE JUSTICE EN LA LAISSANT JUGER LES CRIMES ET ATROCITÉS COMMIS PAR D’AUTRES, EN PARTICULIER PAR MNLA ET ANSAR DINE. (5) Le cinquième amalgame, c’est croire que les autres vont chasser le terrorisme pour eux. LES MALIENS DOIVENT CHASSER LES TERRORISTES DU MALI EN COLLABORANT A TOUS LES NIVEAUX ENTRE EUX, AVEC LES PAYS VOISINS ET AVEC LES PARTENAIRES, VIA UNE BASE D’INFORMATIONS STRATÉGIQUES D’INTELLIGENCE COLLECTIVE, CONTRE L’ENNEMI COMMUN: GUERRE INFORMATIONNELLE. Cette dernière est la seule solution efficace contre le terrorisme. (6) Le sixième amalgame, c’est croire que la démocratie permet à tout un chacun de faire tout ce qu’il veut, en particulier d’insulter les autres et/ou d’être raciste envers les autres. Chacun a des droits mais aussi des devoirs tels qu’assumer sa citoyenneté, participer aux décisions à tous les niveaux, respecter les autres, éviter le racisme et contribuer à la durabilité du Mali. (7) Le septième amalgame, c’est penser que les autres vont agir et développer leur pays à leur place. Ce n’est pas aux autres de s’occuper de la crise au Mali, c’est aux Maliens de le faire. La CEDEAO, l’UA et l’ONU ne pourront que conseiller, aider mais ce n’est pas à eux de payer les conséquences d’une fracture sociale et/ou économique au Mali. Ces amalgames, à éviter, créent un cycle de confusions et font qu’une sortie de crise tarde à se faire au Mali. Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
DIAKITE CHEICK
DIAKITE CHEICK 14 ans
jesper tout ce beau monde ira au dessus de leurs divergences pour sauver notre beau pays
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