La Conférence nationale du Rpm a été une occasion de se rendre à l’évidence que, plus que jamais, tout divise IBK et ses anciens compagnons d’Espoir 2002.
la faveur de la 2ème Conférence nationale du Rassemblement pour le Mali tenue le weekend end dernier, les anciens leaders du défunt Espoir 2002 étaient présents non seulement à la cérémonie d’ouverture mais aussi de clôture. Vivement félicités par le président Ibrahim Boubacar Kéïta, ce quia focalisé l’attention sur eux, les deux ex-compagnons assis en première loge dans la salle des conférences du palais des congrès, ont dû se sentir à l’étroit. Et pour cause, IBK a rappelé le temps où tous les trois soufflaient dans la même trompette. Façon de rappeler que le consensus, sur lequel le N° 1 du Rpm a tiré à boulets rouges, est passé par là !
Sur des sujets tels que la mauvaise gestion de la chose publique, le marasme économique, ou encore l’épineuse question de Kidal etc. les piques qu’il lançait à Koulouba ne pouvaient que mettre mal à l’aise le ministre président du Mpr, Dr Choguel Maïga, le député mouvance présidentielle, Me Mountaga Tall, tout comme le tisserand du gouvernement présent dans la salle, Nankouma Kéïta.
Très en verve, à la cérémonie d’ouverture comme à celle de la clôture, le N° 1 du Rpm n’a pas manqué de souhaiter bonne chance à ceux qui avaient la critique comme arme et qui ont aujourd’hui choisi d’évoluer sur d’autres terrains. Une façon pour Ibrahim Boubacar Kéïta de ‘’décharger’’ la conscience de ses anciens compagnons de ‘’Espoir 2002 ‘’ Blottis dans leur siège, les deux hommes étaient visiblement impatients de se retirer.
Le discours du leader des Tisserands a alourdi une atmosphère déjà insupportable à leurs yeux. Puisque, les slogans des militants qui fusaient de toute part dans la salle n’étaient certainement pas de leur goût.
A moins qu’ils ne figurent parmi les nombreux hypocrites qui ‘’broutent dans les prairies vertes ’’ de Koulouba.
Silence de cimetière chez Choguel et Mountaga
Cerise sur le gâteau : contrairement à leurs habitudes en pareilles circonstances, noteront avec intérêt les observateurs, les deux hommes n’ont daigné prendre la parole, ne fût-ce que pour au moins souhaiter plein succès aux travaux. Choguel Maïga, un tribun de réputation ni Me Tall, le ‘’mathématicien du verbe’’. Les dernières joutes oratoires, Place de la république, sur les fameux accords d’Alger, ont lézardé davantage l’édifice Espoir 2002.
Alhassane H MAIGA