Think tank : Octobre, mois de tous les dangers

14 Sept 2015 - 02:45
Mis à jour: 11 ans
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electionL’année 2015 dispose, particulièrement au cours de son dernier trimestre, d’un agenda électoral très riche. Dans notre environnement immédiat, pas moins de trois scrutins présidentiels pour le seul mois d’octobre. Il s’agit des présidentielles de la Guinée, prévue pour le 11 octobre, du Burkina Faso, également programmée pour le 11 octobre et de la Côte d’Ivoire, attendue pour le 25 octobre. Chez nous, au Mali, les élections communales, couplées aux régionales, sont prévues pour le 25 octobre. Mais, au train où vont les choses, des voix se levant de plus en plus, tant des partis de la majorité que de ceux de l’opposition, voire du côté de la CMA, pour demander le report de ces élections, en invoquant diverses raisons, notamment celles d’ordre sécuritaire, ces scrutins risquent d’être renvoyés à une date ultérieure. Restent les présidentielles chez nos voisins. Force est de constater qu’au lieu de faire de ces élections des moments de fête démocratique, les dirigeants politiques, d’une manière générale en Afrique, en ont, malheureusement, fait des épisodes de crise, débouchant sur des guerres fratricides, aux conséquences dramatiques. Le cas de la Côte d’Ivoire est là pour rafraichir les mémoires. Des crises souvent pré ou / et post-électorales. Un aperçu vient de nous en être donné avec la validation de la candidature d’Alassane Ouattara par la Cour constitutionnelle ivoirienne, validation suivie de manifestations violentes, qui ont fait un mort et plusieurs blessés, au motif que l’article 65 de la Constitution ivoirienne aurait été violé. Cet article dit «Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n'est rééligible qu'une fois. Le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de 40 ans au moins et de 75 ans au plus. Il doit être ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d'origine. Il doit n'avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne. Il ne doit s'être jamais prévalu d'une autre nationalité. Il doit avoir résidé en Côte d'Ivoire de façon continue pendant cinq années précédant la date des élections et avoir totalisé dix ans de présence effective. L'obligation de résidence indiquée au présent article ne s'applique pas aux membres des représentations diplomatiques et consulaires, aux personnes désignées par l'État pour occuper un poste ou accomplir une mission à l'étranger, aux fonctionnaires internationaux et aux exilés politiques». Ces troubles constituent-ils un avant-goût avant le bal meurtrier? Il faut le craindre, les leaders politiques africains n’ont-ils pas suffisamment prouvé qu’ils sont prêts à tout pour conquérir ou garder le pouvoir? En tripatouillant la Constitution, en instrumentalisant la fibre ethnique, religieuse, les particularismes régionaux … Uniquement pour assouvir leurs seuls desseins pouvoiristes, au détriment du bonheur de leurs peuples. Alors, la démocratie, un luxe pour l’Afrique, comme se plaisait à l’affirmer un ancien Président français? Si l’on n’y fait pas attention, les faits risquent de lui donner raison. Toujours est-il que la perspective de voir les nuages s’amonceler dans le ciel de nos pays voisins n’est pas faite pour nous réjouir, nous qui peinons à sortir d’une crise profonde. Si la case de ton voisin brûle, ne te sens en sécurité, jusqu’à l’extinction de l’incendie, dit un proverbe bien de chez nous. Sans compter le fait que la Côte d’Ivoire abrite le plus grand contingent de Maliens vivant à l’étranger, plus de 2 millions de personnes. Plaise à Dieu que les protagonistes aient des réflexes patriotiques et soient guidés par la sagesse! Yaya Sidibé

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Commentaires (77)

User
OLIVER QUEEN
OLIVER QUEEN 11 ans
Sérieusement, il faut que le gouvernement fasse tout pour que les élections puissent se tenir sinon après ce sont les mêmes qui ont demandé le report qui diront que ce dernier n’a pas pu organiser d’élection en tant d’années. Il ne faut surtout pas le gouvernement cède à leur jeu.
NELSON OUMAR
NELSON OUMAR 11 ans
La tenue des élections dans un pays est une obligation même si celui-ci est en crise. On ne change pas la date soidisant que tout le monde ne pourra pas voter car il arrive parfois que tout le monde ne vote pas à chaque élection.
WILLIAM
WILLIAM 11 ans
Ces gens peuvent dire ce qui leur passe par la tête. Si une chose est sûre c’est que les élections municipales auront bel et bien eu lieu. Que chacun se prépare pour la date retenue (25 octobre prochain).
JOCHOUA
JOCHOUA 11 ans
Toute la population malienne doit apporter son appui au gouvernement afin que les municipales ne soient pas encore une fois de plus reportées. Comme nous le voyons, pour leurs intérêts sans tenir compte de ceux de la population certains sont prêts à tout pour basculer les situations en leur faveur.
LAISSA CHAMMM
LAISSA CHAMMM 11 ans
Je pense que cette fois ci ce n’est pas le Président de la République ou le gouvernement qu’il faut accuser. Les seuls qui tiennent à ce que les élections n’aient pas lieu. Ils doivent savoir que le Mali n’est pas composé d’eux seulement, il y a aussi la population.
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