Sécurité Alimentaire et Alimentation de Rue : Une trentaine de journalistes outillés sur les enjeux et dangers
L’Institut National de Santé Publique (INSP) en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a organisé, le 27 juillet 2026...
L’Institut National de Santé Publique (INSP) en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a organisé, le 27 juillet 2026 à l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire des Aliments (ANSSA), un atelier de sensibilisation et d’information à l’intention d’une trentaine de journalistes sur les risques liés à l'insécurité sanitaire des aliments, particulièrement dans le secteur de la restauration de rue. À l’occasion les participants se sont imprégnés du Guide de bonnes pratiques.
Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 600 millions de personnes tombent malades chaque année dans le monde en raison de maladies liées à l’alimentation , entraînant près de 420 000 décès. Et l'Afrique est le continent qui paye un lourd tribut avec à lui seuil 1/3 de la mortalité mondiale , 91 millions de malades et 137 000 décès par an en Afrique. Les maladies diarrhéiques et celles liées aux mains sales ou à une mauvaise alimentation représentent à elles seules 70 % de ce constat.
Face à cette situation, l'INSP et la FAO ont réuni les professionnels des médias dans le cadre du projet « Renforcement de la capacité de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments et amélioration de la qualité sanitaire de l’alimentation de rue au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal », un programme régional financé par le Luxembourg. Au cours de son intervention, le représentant du Directeur général de l'INSP, M. Étienne Coulibaly a rappelé l'engagement du ministère de la Santé et du Développement social en faveur du bien-être des populations. « Manger sain est un droit fondamental inscrit dans la Constitution malienne », a-t-il souligné, exprimant la gratitude du Mali envers les partenaires techniques tels que la FAO et l'OMS dans l’atteinte de ses objectifs en matière sanitaire et de la protection du bien être de sa population.
Quant au représentant de la FAO, Alassane Maïga, il a indiqué que la sécurité sanitaire des aliments est au cœur du mandat de la FAO. Ajoutant qu'elle constitue un pilier essentiel de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de la santé publique globale, ainsi que du développement économique et du commerce des produits agricoles. Selon lui, l'accès à une sécurité alimentaire ne peut être pleinement garanti que si les aliments consommés sont sûrs et propres à la consommation. Notant que les efforts déployés par le gouvernement malien et ses partenaires pour renforcer la sécurité sanitaire des aliments sont considérables, M. Maïga a toutefois souligné que les risques liés à la consommation d'aliments insalubres, l'utilisation inappropriée de certains produits chimiques et les maladies d'origine alimentaire demeurent toujours des défis majeurs qui nécessitent une action collective et coordonnée. De plus, il a joint ses propos à ceux du représentant du Directeur de l’INSP pour soutenir le rôle des médias dans la sensibilisation, la mobilisation sociale, ainsi que la compréhension des risques alimentaires et la promotion de comportements favorables à la santé.
Durant la session, le Dr Dioumé Cissé de l’ANSSA a présenté aux participants le Guide de bonnes pratiques d'hygiène, qui définit les conditions nécessaires pour préserver l'hygiène des aliments (notamment le milieu, le matériel, la méthode et la main-d'œuvre). De plus, les journalistes ont été informés des dangers liés à la consommation d'aliments contaminés, pouvant provoquer diverses pathologies dont le cancer. Selon le Dr Assanatou Doumbia, médecin nutritionniste, plus de 200 maladies sont d'origine alimentaire. Et à l’unanimité les intervenants ont insisté sur le rôle des professionnels de la presse qui été ont invités à s'approprier la thématique afin de sensibiliser le grand public, de promouvoir une alimentation plus saine.
Khadydiatou SANOGO/maliweb.net