CNPM : les groupements professionnels appellent à la mise en place d’un comité transitoire 

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Les groupements professionnels membres du Conseil National du Patronat (CNPM) étaient face à la presse le jeudi 11 février au siège des Assurances Bleues. Objectif : faire le point de  la situation sur la crise qui prévaut au CNPM.
« On vous a convoqué aujourd’hui pour vous expliquer le problème qui prévaut au Conseil National du Patronat (CNPM)», a introduit le doyen Soya Golfa, président du comité de crise mis en place par des groupements professionnels membres du CNPM. Il n’y a pas deux camps selon Soya Golfa. « Le patronat appartient à tous ses membres », a-t-il précisé.
Pour cela, estime le président des groupements de commerçants du Mali, il s’agit de voir comment trouver les voies et moyens pour faire sortir le CNPM de la crise. C’est dans ce cadre qu’il a préconisé la mise en place d’un comité transitoire sans les deux protagonistes que sont  Mamadou Sinsy Coulibaly et Diadié dit Amadou Sankaré.  Seule solution à ses yeux qui permettra de faire sortir l’organisation patronale de la crise puisque les négociations entamées depuis des mois n’ont pas encore abouti.
Cette transition sera mise en place pour une durée n’excédant pas un an au bout de laquelle une élection sera organisée. Ses membres issus des deux tendances auront pour mission le toilettage des textes. Outre la mise en place d’un comité transitoire, les groupements professionnels décident de poursuivre les négociations et la poursuite des actions judiciaires. Cette dernière pourra prendre énormément de temps. Ces  différentes propositions sont consignées dans un mémorandum signé par 26 des 39 organisations que composent le CNPM.
La justice peut rendre sa décision mais ne pourra  pas réconcilier les acteurs du secteur privé, a renchérit Boubacar H Diallo, président de l’Organisation patronale des entreprises de construction du Mali (OPECOM).  Pour lui il faut trouver une solution pour permettre à l’Etat d’avoir un interlocuteur crédible. Le président de l’OPCOM est revenu sur les difficultés que traverse le  secteur privé depuis l’éclatement de la crise.
Il a entre autres cité la perte de crédibilité et d’influence, le déficit de défense des intérêts du secteur privé, l’absence de débats économiques, le déficit de stratégies économiques, la démobilisation des investisseurs et enfin la marginalisation du secteur privé.
Pour terminer, Sidy Dagnoko, le président du groupement patronal des Agences de Communication (GPAC) dit ne pas comprendre la non-exécution de la grosse du 30 octobre qui a annulé l’ordonnance gracieuse du 5 octobre donnée par le Tribunal de la Commune IV à Diadié dit Amadou Sankaré. Membre du bureau de Mamadou Sinsy Coulibaly, le président du GPAC a indiqué que son camp est prêt pour la reprise des élections. « Cela ne doit pas être pour quelqu’un », a-t-il dit.
Pour rappel, cette conférence de presse se tient au moment où Amadou Diadié Sankaré qui revendique la présidence de l’organisation, a entrepris des rencontres de prises de contact avec certains groupements professionnels.
Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net

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