Jeunesse de la Confédération AES : Utiles échanges avec Bassolma Bazié
Le président de la commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES) a invité les jeunes à s’inscrire dans une dynamique de compréhension de l’histoire de leurs pays. Il a aussi appelé les peuples de la Confédération AES à ne pas se laisser détourner de leur objectif de souveraineté
La notion de République, la conquête de la souveraineté, l’indépendance, la liberté des pays africains, la sécurité, les enjeux historiques de la Confédération AES et les perspectives. Voilà en substance, les sujets qui étaient, hier au Palais des pionniers, au cœur de la rencontre entre le président de la commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, et la jeunesse de notre pays. La rencontre s’est tenue sous sous le thème : «La bataille pour la conquête de la souveraineté dans le contexte de la Confédération des États du Sahel (AES). Regard historique et prospectif», en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Y étaient aussi beaucoup d’autres membres du gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et d’autres invités de marque.
Dans son exposé, Bassolma Bazié a intervenu largement sur l’histoire, la mémoire africaine et les mécanismes de domination. Il a estimé que la consolidation de l’Alliance des États du Sahel (AES) passe d’abord par une meilleure connaissance de l’histoire africaine. Selon lui, les peuples du Mali, du Burkina Faso et du Niger doivent comprendre leur passé pour défendre pleinement leur liberté et leur souveraineté. C’est pourquoi, le conférencier a appelé les peuples de la Confédération AES à «se dire la vérité» et à ne pas se laisser détourner de leur objectif de souveraineté.
Rappelant les événements ayant conduit à la mise en place de l’AES, le président de la commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES) a déclaré que le Mali constitue le «pôle cardiaque» de cette dynamique. Il estimera aussi que la compréhension de l’histoire est indispensable à la consolidation de la liberté et de la souveraineté des peuples. «Si un peuple n’est pas capable de maîtriser ce que ses ancêtres ont vécu, il ne mérite pas la liberté», affirme Bassolma Bazié. Selon lui, les perspectives c’est de protéger les chefs d’États. «La priorité est de leur faire confiance et de les soutenir. Le plus important c’est de ne pas vendre nos pays», a rappelé Bassolma Bazié.
Pour sa part, Abdoulaye Diop a appelé les jeunes à l’engagement, au patriotisme, au courage et l’appropriation de la culture. En ce sens, le patron de la diplomatie malienne a invité la jeunesse à «voir le dessous des cartes» et à prendre conscience de la puissance des idées. Et le ministre Diop de souligner aussi que le conférencier a donné le fil conducteur et les clés qu’il faut à la jeunesse. «Ce qu’il nous a donnés aujourd’hui, à mon avis, c’est beaucoup plus des clés et un fil conducteur», a-t-il expliqué le ministre chargé des Affaires étrangères, tout en estimant que ces éléments sont largement suffisants pour comprendre l’histoire.
En outre, le ministre Diop a insisté sur la nécessité de comprendre les événements actuels dans leur profondeur historique. Selon lui : «ce que nous sommes en train de vivre n’a pas commencé aujourd’hui».
Et d’appeler également à dépasser les apparences, avant de mettre en garde la jeunesse contre les apparences à l’ère de l’Intelligence artificielle (IA), estimant qu’il faut désormais faire preuve d’une vigilance accrue face aux informations et aux représentations qui lui sont présentées.
Pour lui, l’objectif ne doit pas être d’accumuler une quantité considérable de connaissances, mais de disposer de «clés» permettant à chacun de comprendre et d’analyser les événements. Le ministre Diop a aussi abordé la question de l’influence culturelle.
Tamba CAMARA